Auteur : Jes Cullen-Malfoy
Titre : Une erreur qui changera tout
Couple : Harry James Potter / Draco Lucius Malfoy
Rated : M
Type : Cette fiction est un slash (relation entre hommes d'ordre sexuel)
Situation : Cette fiction débute au 6ème tome.
Disclaimer : Il est évident que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.K Rowling, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu.
PS : Oubliez l'épisode Cho Chang. Sirius Black est bel et bien mort, cette fiction commence à la sixième année d'Harry Potter et Severus Rogue sera nommé ici Severus Snape.
Béta correctrice : Vivi64
Note auteure : Impardonnable, je sais. Mais je viens avec du neuf dans la vie de Draco et d'Harry. Donc, j'espère me faire pardonner un tout petit peu :p Dans ce chapitre, on en apprend plus, enfin. Bonne lecture (^-^)
Merci à Gaali, ankana87, Brigitte et mimi pour leur review anonyme, ainsi qu'à tous les autres.
Note Vivi : Bonjour les gens et bonne lecture ^^
Chapitre 9
Pov Draco (Une semaine plus tard - samedi 19 octobre 1996)
Nos langues jouaient ensemble alors que nos mains étaient avides de toucher, caresser, faire gémir.
Je devais avouer que le sexe avec Potter était bon, très bon. Avec lui, j'avais l'impression que mon corps allait prendre feu tout simplement.
- Oh…
Je souris contre sa bouche à ce son, avant de migrer vers son cou, le mordillant, le suçotant… sa peau étant si douce, chaude.
Ma main migra vers ses testicules que je cajolai et il bougea ses hanches, demandant plus. Je sentis sa bouche embrasser mon épaule et ensuite, enfin, je sentis sa main descendre plus bas, ses doigts s'enroulant autour de moi. Je gémis, tout en lui rendant le geste.
Il commença à couiner de plus en plus, de cette manière si excitante. Depuis notre arrangement, j'en arrivais à me poser des questions.
Aimais-je les hommes ?
Je commençais à le croire alors que je n'avais qu'une envie en cet instant, le goûter tout simplement. Mettre ma langue sur ce muscle de chair fièrement dressé. Pourtant je me retins et prolongeai ma caresse. De plus en plus vite, tout en suçotant son cou et bougeant dans sa main, voulant en sentir plus, plus de chaleur, plus de force.
J'avais tout simplement envie d'être en lui.
Quand il cria mon prénom, se vidant par la même occasion sur mes phalanges, j'éjaculai en plusieurs jets, étant emporté par son propre plaisir.
Potter se colla à moi, tout en embrassant mon cou pour ensuite dériver sur ma mâchoire. Je souris, et tournai un peu la tête afin que nos bouches se rejoignent.
Le baiser dura un long moment, alors que nos corps restaient étroitement abandonnés l'un contre l'autre, peu importe la souillure entre nous. Il s'écarta ensuite de moi après un petit moment, se levant et marchant nu vers la salle de bains. Je ne me gênai pas pour regarder ses fesses si tentantes. Elles étaient un appel au sexe, à la débauche, à mes coups de reins.
Je restai bloqué sur cette vision et déglutis, le voyant revenir tout en commençant déjà à se laver sommairement. Potter me tendit ensuite un linge humide que je m'empressai de prendre pour le passer afin d'effacer les traces de notre plaisir.
Il s'allongea rapidement près de moi, et rabattit les draps sur nos corps nus. Depuis deux nuits, nous ne prenions même plus la peine de nous rhabiller. En même temps, pourquoi faire alors qu'au petit matin, nous nous replongerions dans ce genre d'activité.
- J'espère que Pomfresh aura bientôt des onguents.
- Je dois passer la voir demain, soupirai-je.
- Oh, je peux venir ?
- Hum, je ne préfère pas, si cela ne te dérange pas.
Il plaça ses doigts sous mon menton et braqua ses yeux aux miens.
- Me caches-tu quelque chose ?
- Non, c'est juste qu'elle doit m'examiner et je préfère être seul pour ce genre de chose. Néanmoins si tu le désires, tu pourras venir à la prochaine visite, proposai-je.
J'aurai ainsi le temps de briffer Pomfresh sur le fait Potter ne devrait pas être au courant pour mon souci de magie qui diminue. De toute manière, j'étais sûr que cela n'était rien de grave, mais je préférais être prudent.
Il sourit, posa sa bouche brièvement sur la mienne et se recoucha, plaçant sa main sur mon ventre. Je me positionnai aussi un peu mieux puis fermai les yeux. Le sommeil ne fut pas long à venir.
OoOoOoOoO
J'étais dans la Grande Salle, ne cessant de me demander ce que je pouvais bien être. Il ne faisait aucun doute que j'allais enfin savoir quelle créature magique j'étais et j'avais peur.
Pourtant je n'avais rien montré à Potter. Le fait qu'il sache déjà que je n'étais plus un Sang Pur suffisait amplement.
- Tu viens avec nous voler un peu ? Demanda Blaise.
Je relevai la tête et le regardai. J'avais envie de dire oui, seulement je ne pouvais plus voler, c'était trop dangereux et fortement déconseillé dans mon état.
- Je dois aller à la bibliothèque afin de finir un devoir pour le cours d'Arithmancie, je dois le rendre demain et je n'ai pas avancé, fis-je soudain triste.
Je mentais, bien entendu, je n'étais pas triste de m'éloigner d'eux, j'avais toujours cette sensation au fond de moi qu'ils allaient deviner mon secret et cela serait dangereux pour moi, mon fils et peut-être même pour ma famille. Sans oublier que j'avais déjà fini mon devoir depuis longtemps.
- Très bien, si tu finis plus tôt, passe, ça fait un moment que nous n'avons plus volé ensemble, murmura Blaise en se rapprochant de moi.
Je ne pus que reculer, son odeur d'eau de toilette empestant. J'eus même envie de vomir, toutefois je me retins en décidant de manger un bout de brioche afin de faire passer ma nausée.
Les discussions reprirent et je jetai un coup d'œil vers la table des rouge et or. Voyant que Potter me regardait, je lui lançai un regard noir, tout en disant, afin de me faire entendre :
- Qu'est-ce qu'il a le binoclard à me regarder comme ça ?! Si seulement je pouvais lui fracasser la tête.
Théodore rit, ce qui était rare et Vincent sembla heureux, avant que Pansy ne dise :
- Oui, mais malheureusement, si tu le faisais, on perdrait 500 points et ça, ce serait idiot, on a nos chances de gagner la coupe cette année.
Theodore sembla comprendre et recommença à manger alors que Vincent et Grégory grognèrent tels les animaux qu'ils étaient. Blaise lui, jeta un regard assassin à la table des Gryffondor et cela me calma. J'avais réussi à le faire penser à autre chose. Pour un petit temps du moins.
Je terminai de petit-déjeuner et quittai ensuite la Grande Salle, m'excusant auprès des mes « amis » de ne pas pouvoir aller avec eux. J'avais juste l'espoir que l'idée de venir me rejoindre à la bibliothèque ne les prennent pas.
Je marchai lentement, voulant sans doute retarder le moment où tout cela prendrait un sens, une vérité. J'avais peur, je ne voulais pas être seul, cependant je savais au plus profond de moi que je le devais.
Quand je fus malgré tout arrivé devant cette pièce redoutée pour le moment, je soupirai, prenant ensuite une grande inspiration, pour enfin pénétrer dans l'infirmerie. Je vis immédiatement Pomfresh parler avec un homme… robuste. Le directeur avait informé les élèves la veille qu'un voyageur avait demandé un accès à notre bibliothèque et qu'il était donc parfaitement normal que nous croisions un inconnu dans les couloirs pendant quelques jours. J'avais su dès lors que c'était l'ami de Pomfresh. Je ne m'étais pas trompé en le voyant ici.
Il était grand, de longs cheveux noirs semble-t-il emmêlés et légèrement ondulés. Le manteau rehaussé de fourrure sur le col lui donnait un air sauvage, bien que la canne majestueuse et richement décorée me dise le contraire.
Je me raclai la gorge, remarquant qu'aucun des deux ne m'avait entendu arriver.
- Oh, te voilà mon garçon.
Elle marcha vers le mur qui cachait cette pièce et je la rejoignis, saluant poliment l'homme qui me suivit ensuite. Quand nous fumes tous à l'abri des regards et oreilles indiscrètes, Pomfresh parla :
- Voici l'ami dont je t'ai parlé dernièrement Draco.
- Enchanté Monsieur Malfoy. Désolé de faire votre rencontre en pareille circonstance.
Son visage ridé me fit comprendre qu'il était âgé. Pas comme le directeur, mais plus âgé que Severus, bien plus.
Je pris sa main et il m'attira à lui, regardant mon visage comme si c'était une chose à étudier.
Il me relâcha quand l'infirmière posa son bras sur le sien.
- As-tu mangé à ta faim ? Demanda-t-elle ensuite en me regardant.
- Oui, ça va, la rassurai-je.
- Alors assieds-toi Draco.
Ses yeux commencèrent immédiatement à devenir brouillés de larmes, mais elle tourna le dos pour aller prendre deux chaises. Je pris place sur le lit et attendis qu'ils soient tous deux installés.
- Quand j'ai reçu tes données magiques ainsi que tes autres résultats, j'ai tout de suite feuilleté mes livres si précieux. Ma famille est une collectionneuse de Créatures Magiques depuis des dizaines et des dizaines de siècles. Attention, dit-il comme si mon visage crispé au mot « collectionneuse » lui avait fait comprendre que ce mot ne me plaisait pas. Quand je dis collectionner, ce sont des données sur leurs vies, habitudes et autres. Sur ce qui fait d'eux des Créatures Magiques. Et j'ai trouvé.
La joie présente sur son visage pendant sa tirade explicative s'évanouit à ses derniers mots. Je tournai le visage vers Pomfresh et remarquai son visage défait également.
- Il y a plus de dix siècles, un homme riche et puissant qui gouvernait sur ses terres, le Seigneur Veciry, a laissé un journal dernière lui. Il était le dernier descendant de sa famille. Le journal relate sa quête pour chercher une épouse qui puisse lui donner un fils.
Il arrêta de parler et ajouta :
- Cela parait normal et je le concède. Seulement la chose devient plus importante quand on apprend qu'il épousa six femmes, toutes dans l'impossibilité de lui donner un garçon, voire même un enfant tout court. Et avec sa richesse et sa puissance, personne n'osait le punir alors qu'il les tuait d'une manière ou d'une autre. Enfin, c'est ce que raconte le journal, même si avec le temps, certains passages deviennent illisibles.
- Je ne comprends pas où vous voulez en venir, murmurai-je.
- Attends avant de continuer, je vais lui donner une potion calmante, dit soudain Pomfresh en se levant.
Je pus remarquer ses mains tremblantes malgré tout.
A quel point ma vie était-elle un cauchemar ?
Pov Harry
J'avais passé ce dimanche avec mes amis, Hermione n'ayant rien à redire sur le fait que je puisse avoir ce jour pour me reposer. Elle sembla même être au petit soin pour moi et cela me montra une fois de plus que je comptais pour eux. Je me sentis encore plus coupable de leur cacher une chose aussi importante sur le fait que j'allais avoir un fils.
D'ailleurs, elle nous expliquait la joie des Runes Anciennes et bien que je faisais semblant d'écouter, je ne ratai pas le regard brillant de Ron posé sur elle. Ce qu'elle remarqua aussi à la fin de son explication, rougissant tout en détournant les yeux, avant que je ne revienne à moi et décide de les sauver de ce genre de situation.
- Sinon, à votre avis, qui gagnera la coupe cette année ?
Bon, y avait d'autres sujets, toutefois mon esprit était presque tourné vers Draco, et je n'avais trouvé que ça. Mais cela suffit pour entraîner mes amis dans la discussion à laquelle je pris part afin de me faire pardonner.
Je devrais vraiment commencer à travailler Draco pour qu'il accepte que j'en dise deux mots à mes amis.
Quand la pluie commença à tomber alors que nous étions dehors, assis dans le parc, nous nous mîmes à courir pour regagner le château et je suivis Ron ainsi qu'Hermione dans la salle commune. J'entamai une partie d'échecs avec Ron qui gagna, jouant mieux malgré tout que les années précédentes, cependant cela ne suffisait pas pour le battre. Puis nous allâmes rejoindre un groupe de cinquième année qui jouait à la bataille explosive.
Quand fut l'heure d'aller dans la Grande Salle pour le repas du soir, je suivis mes amis ainsi que quelques Gryffondor et sentant tout à coup une main prendre la mienne, je relevai le visage et me rendis compte que c'était Ginny.
- Peut-on parler ? Souffla-t-elle.
Je hochai la tête tout en commençant à ralentir mon pas. Une fois que nous fumes assez loin des autres, elle murmura quasiment au creux de mon oreille :
- Tu me manques Harry.
J'eus le besoin de retirer ma main de la sienne, mais ne le fis pas, au vu de son visage sincère.
- Peut-on au moins redevenir amis ? Proposa-t-elle.
- Pas de problème, dis-je en glissant malgré tout ma main en dehors de la sienne.
Je lui souris tout de même mais fus heureux quand j'entendis :
- Harry, tu as entendu ?! Seamus sort avec Parvati !
Je vis Ron venir vers moi, hilare. Je pus voir Seamus derrière lui de mauvaise humeur.
- Tu te souviens du bal en quatrième année ? Pouffa-t-il.
Oh que oui, je pouvais me souvenir de ce bal. Et le rire de Ron ne cessant pas, je fus entrainé à l'accompagner, me souvenant de leurs têtes quand nous avions refusé de danser, autre que la danse d'entrée pour ma part.
Pourtant je vis cette intrusion comme un salut et suivis Ron qui retournait auprès d'Hermione. Je soupirai une fois près d'eux, ne désirant vraiment pas passer plus de temps avec Ginny.
J'avais encore, en pensant à elle, de mauvaises images de nous dans la salle sur demande. De sa bouche qui n'avait pas comblé ce besoin que je comprenais mieux désormais.
Le repas se passa bien, pourtant j'étais ailleurs en constatant l'absence de Draco. Etait-il encore à l'infirmerie ? Y avait-il un problème ?
Mais je tentai de faire comme si tout allait bien, voyant malgré tout le regard de mon meilleur ami posé sur moi. Il ne cessait de parler et je devais comprendre par là que j'avais vraiment été un ami déplorable pour lui ces derniers temps. Je fis alors un effort pour m'enlever Draco de la tête. Et le sourire de Ron n'eut pas de prix.
Je mangeai aussi de bon appétit, ayant faim alors que j'avais raté le repas du midi. Avec Ron, nous n'avions pas voulu arrêter de voler, et Hermione était restée avec nous en disant qu'elle n'avait pas très faim non plus. Je pensais plutôt qu'elle aimait regarder Ron sur son balai, tout simplement.
Je devais avouer qu'il avait une certaine grâce malgré sa taille. Autant il avait l'air dégingandé, mais quand il était sur un balai, il était plus…
Je secouai la tête, ne trouvant pas de mot et ne voulant surtout pas trouver mon meilleur ami sexy. Vraiment pas.
Je ne ratai pas non plus les regards de Ginny et tentai de tout mon cœur de ne pas détourner les yeux de dégoût. Je fus heureux de la voir se lever de table pour rejoindre Luna à celle des Serdaigle quelques minutes plus tard.
Comment pouvais-je ne plus réellement vouloir être son ami ? Etait-ce parce que j'avais fait certaines choses avec elle que je regrettais désormais ?
- On rentre à la salle commune ? Demanda Hermione, interrompant ainsi mes pensées.
Je remarquai que nous avions tous trois cessé de manger. Et après avoir avalé une part de pudding vanille avec du sirop de mélasse, je n'avais plus de place pour autre chose. Je me demandai soudain si Draco avait mangé dans sa chambre.
- Harry ? Fit Ron.
- Oui, rentrons, dis-je en me levant.
Je remarquai qu'il ne restait plus beaucoup de rouge et or, seuls quelques groupes d'élèves des années inférieures étaient présents.
Je suivis mes amis, les laissant dans leur conversation. Ils semblaient tous deux oublier le reste du monde et je souris, les comprenant. J'étais heureux pour eux, et j'avais hâte de les voir ensemble, quand ils auraient compris que leurs sentiments étaient partagés. Même un aveugle le verrait. Cependant eux, c'était une autre affaire.
OoOoOoOoO
La nuit était tombée et j'avais enfin réussi à sortir du dortoir pour rejoindre Draco. Je devais admettre que j'avais passé un bon moment à parler avec mes compagnons de dortoir, bien que Dean me fasse toujours la tête. Et j'avais pu remarquer qu'ils pensaient tous, hormis Neville, que j'allais rejoindre des filles la nuit dans la salle sur demande ou ailleurs. Je n'avais pas démenti mais un regard vers Ron m'avait fait sourire.
Je marchai désormais vers les cachots en tentant de ne pas trop trainer dans les couloirs, la carte activée afin de ne pas me faire prendre, malgré la cape d'invisibilité posée sur mes épaules. En observant le parchemin, je pus voir que Rusard faisait sa ronde, néanmoins malgré cela il y aurait peu de chances de le croiser. Je vis aussi, comme plus tôt dans mon lit, que Draco était dans sa chambre. Il s'était sans doute endormi vu l'endroit et le fait qu'il était immobile.
Je souris, attendri en l'imaginant serrer mon oreiller comme je l'avais déjà plusieurs fois constaté. Un sentiment de bonheur m'envahit à cette pensée que je puisse lui manquer et pressé soudain d'être là ainsi que toucher mon fils, lui parler et peut-être même écouter son cœur, j'accélérai mon allure, faisant de ce fait du bruit dans le couloir désert.
Je fus une dizaine de minutes plus tard devant le tableau, les escaliers ne m'ayant pas aidé à arriver plus vite, murmurant le mot de passe. La porte apparut et je l'ouvris. Je fus stoppé à l'entrée en le voyant endormi, comme je l'avais imaginé. Il serrait mon oreiller contre lui et rassuré, je fermai la porte délicatement. J'ôtai ensuite la cape et rangeai la carte, la désactivant tout en chuchotant.
Je pris ensuite la peine d'aller dans la salle de bains afin de me débarbouiller rapidement et d'enfiler mon pyjama. Je me brossai les dents, ne voulant pas avoir mauvaise haleine et encore moins au cas où Draco se réveillerait.
Je fus de retour dans la chambre une quinzaine de minutes plus tard et tout en lançant un sort pour que la plupart des bougies s'éteignent, je me glissai auprès du dormeur. Je tentai de soulever délicatement sa tête pour récupérer mon oreiller et remarquai alors les traces de larmes sur son visage.
Je le vis ensuite ouvrir ses yeux et pus clairement voir malgré la faible lumière qu'ils étaient rougis.
Un bref instant, je crus déceler dans son regard de la détresse, avant qu'un sourire ne prenne place sur ses lèvres.
- Te voilà enfin, fit-il en me prenant dans ses bras.
Cela n'était pas courant. Et le fait qu'il ne m'embrasse pas tout en posant sa tête sur mon torse, m'inquiéta. Je me plaçai donc un peu mieux sur le dos et le serrai contre moi.
- Promets-moi une chose Potter, dit-il brisant le silence qui régnait dans la chambre.
- Que veux-tu que je te promette ? Demandai-je.
- Ne m'abandonne pas, ne me laisse pas seul…
- Promis, murmurai-je tout en embrassant sa tête.
Je sentis un moment plus tard alors que je croyais qu'il dormait, mon haut s'humidifier. Je n'attendis pas et relevai son visage qui était, constatai-je, baigné de larmes.
- Qu'y a-t-il Draco ?
- Rien, tout va bien. C'est juste les hormones, Pomfresh dit que c'est normal.
- Tu es sûr ? L'interrogeai-je en effaçant les gouttes traitresses à l'aide de mes pouces.
Il hocha la tête mais détourna les yeux, soufflant ensuite, tout en reposant sa tête sur mon torse :
- Ca ira beaucoup mieux quand le bébé sera né. Je dois juste être patient.
Je ne dis rien de plus et quand je pus entendre sa respiration se calmer et ses larmes cesser de mouiller mon haut, je fermai les yeux, l'inquiétude présente malgré tout.
OoOoOoOoO
Une semaine !
Déjà que son sommeil était perturbé par divers cauchemars sans oublier ses nausées… et maintenant ça.
Cette fois-ci, j'allais directement demander des comptes à Pomfresh, bien que deux jours auparavant, elle avait dit pendant la visite de contrôle de Draco à laquelle je l'avais accompagné, que tout allait bien. Enfin… accompagné, j'avais été pour un mal de tête une petite heure avant qu'il ne s'y rende à son tour. Nous ne pouvions pas y arriver ensemble, cela ferait le tour du château en moins d'une journée et ferait se poser beaucoup de questions. Draco pourrait être en danger si Voldemort apprenait qu'il me fréquentait. Je n'osais même imaginer ce qu'il se passerait si le Mage Noir apprenait que le fils de son bras droit attende mon enfant… enfin « notre » enfant. Draco me reprenait assez sur le terme.
Si seulement moi j'osais le reprendre à l'utilisation de Potter.
Je secouai la tête et me focalisai sur le fait que je voyais très bien que ça n'allait pas. Draco était déprimé quand il pensait que je ne le regardais pas, et la veille, il avait trainé à la bibliothèque très tard, restant jusqu'à la fermeture. Cela ne lui ressemblait pas.
Je marchais donc vers l'infirmerie d'un pas décidé, profitant qu'Hermione et Ron travaillent sur le devoir de Potions, l'ayant déjà fini pour ma part, chose rare je devais l'avouer.
- Oh bonjour Harry, qu'est-ce qui t'amène ? Demanda Pomfresh.
Je souris tout en regardant s'il y avait quelqu'un dans la pièce. Je vis effectivement une jeune fille allongée sur un des lits et marchai donc vers le bureau, tout en expliquant :
- J'aimerais vous parler en privé, si vous avez le temps.
- Aucun problème.
Elle me devança et ferma ensuite la porte une fois que je fus assis, tout en lançant un sort de silence. Je commençai donc à lui expliquer :
- Je ne sais pas pourquoi, cependant Draco semble plus particulièrement triste cette semaine. Est-ce… est-ce qu'il y a quelque chose qu'il ne me dit pas à propos du bébé ?
- Le bébé va très bien, dit-elle. Et la grossesse se passe normalement. Il faut savoir que l'état de Draco reste rare et que ses émotions vont être différentes et prendre plus d'ampleur que chez un sorcier en général, fit-elle après une pause. Ne t'inquiète pas.
Je soupirai, soulagé. Puis, pensant à ce qui pourrait mettre Draco dans cet état et me traitant d'idiot de ne pas y avoir pensé plus tôt, je demandai :
- Cela a-t-il à voir avec sa condition de créature magique ?
Elle sembla réfléchir un instant, mais me répondit en souriant, me rassurant avant même qu'elle n'ouvre la bouche :
- Il nous est impossible de découvrir avec exactitude ce qu'est Draco, mais n'ayez aucun souci, il va bien. Maintenant, si cela ne vous dérange pas, j'aimerais continuer mon inventaire pour les potions. Et dites à Draco que j'aurai de nouveaux onguents dans une petite semaine.
Je hochai la tête et m'excusai de l'avoir dérangée avant de sortir, rassuré. Je souris ensuite, tout en remontant à la tour. C'était juste la grossesse, je ne devais donc pas m'inquiéter outre mesure.
Pov Draco
Une larme coula et je la frottai, m'étant promis de ne plus me laisser aller à de tels sentiments, bien que je savais que cela serait plus dur que je ne pouvais l'imaginer.
Je trempai la plume dans l'encrier et réfléchis, tenant de me remémorer.
Puis les mots s'alignèrent, expliquant du mieux que je le pouvais cette partie de ma vie. Je souris à certains souvenir et fut heureux de me les rappeler.
Après une petite heure, et ayant mal au poignet, je cessai et refermai le journal, le rangeant dans un tiroir du bureau. Avec le sortilège que j'avais trouvé la veille et que j'avais placé dessus, il y avait maintenant peu de chances que quelqu'un puisse le lire.
Je restai ensuite là, assis, regardant le mur de ma chambre, essayant de ne pas me faire submerger, une fois de plus.
J'avais pris la bonne décision et il ne me restait plus qu'à mettre en page ce qui faisait que j'étais moi aujourd'hui.
La porte de la chambre s'ouvrit et Potter entra. Je souris, désirant éviter les questions qu'il pourrait me poser.
- Tu veux que j'aille te chercher quelque chose en cuisine ? Demanda-t-il tout en posant ses affaires.
- Non merci, je n'ai pas très faim ce soir, répondis-je en me levant.
Il me regarda, semblant m'analyser, puis il vient vers moi et posa sa main sur ma joue. Ce geste me fit du bien et les larmes, traitresses, remplirent une fois de plus mes yeux.
Il posa sa bouche sur la mienne, délicatement, et j'y répondis, me noyant contre ses lèvres. J'avais envie d'oublier plus que tout, d'oublier tout ce que j'avais dans la tête, oublier tout le reste à part lui et moi.
Juste lui et moi…
Je nous dirigeai vers le lit et bien vite, nos vêtements furent enlevés et nos corps furent plaqués l'un contre l'autre. Je me plaçai entre ses jambes et commençai à me déhancher, frottant de ce fait nos sexes ensemble.
Potter ferma les yeux et se mordit la lèvre. Je fondis sur sa bouche, affamé et nos langues s'unirent à nouveau. Quand je sentis ses doigts s'enrouler autour de moi, entre nos corps, je bougeai plus vite. Il nous masturbait ensemble et sentir son sexe glisser si étroitement collé au mien, percevoir cette humidité, rendaient la chose encore plus exquise. Je donnai toute mon énergie dans l'acte, bougeant tout en me soutenant, m'aidant de mes mains placées autour de son visage.
Puis nos regards se lièrent, alors que nos respirations devenaient erratiques. Je ressentis comme une boule dans le ventre ainsi que dans le bas de mon dos, alors que ses doigts serraient et desserraient nos érections, nous faisant gémir tous deux. Je voulus que plus tout, en cet instant alors que nos corps bougeaient ensemble, que notre fils ait ces yeux-là, ses deux émeraudes brillantes.
- Bordel Draco… j'ai tellement envie de toi, souffla-t-il juste avant de jouir.
Je continuai de bouger, sa phrase m'ayant chauffé plus qu'elle n'aurait dû. Je le voulais tellement aussi, mais j'étais trop près de la délivrance pour penser à cette éventualité. Je jouis entre nos corps, salissant sa main encore enroulée autour de moi. Il entoura immédiatement mon bassin avec ses jambes et commença à embrasser ma mâchoire, avant d'atterrir sur mes lèvres. Je lui rendis son baiser, néanmoins la fatigue arrivant trop rapidement à mon goût, je me défis de son étreinte en me plaçant sur le côté, face à lui.
- Tu es très doué pour le sexe Potter, murmurai-je.
OoOoOoOoO
Je venais de me réveiller, en proie à un cauchemar, et, remarquant que Potter dormait toujours, décidai de sortir prendre l'air. Je me levai donc délicatement puis enfilai mes habits. Je pris ensuite ma cape et sans attendre, désirant vraiment sentir le vent sur mon visage, sortis de la chambre.
Il était sûrement très tard et j'avais donc peu de chances de tomber sur quelqu'un, tout le château devant dormir à cette heure. J'étais déjà heureux de ne pas m'être réveillé pour aller vomir. Je détestais toujours autant ça et Potter était encore plus agaçant à rester là, près de moi, me murmurant que tout allait bien se passer.
Je marchais sans me préoccuper d'être pris en dehors de ma chambre après le couvre-feu et me dirigeai vers la sortie. Quand je fus enfin dehors, je fermai les yeux, satisfait de sentir la fraicheur de la nuit caresser mon visage, éloignant ces images de ma tête.
Je n'attendis pas et descendis les marches afin de me diriger vers le fond du parc, pas trop loin du lac. Je fis attention à ne pas tomber et après quelque minutes, m'allongeai au sol, le regard braqué sur les étoiles.
Je me sentis serein, apaisé, là, à regarder cette immensité. Je commençai à rechercher les constellations que je connaissais, pourtant, bien vite, je fermai les yeux, mon cauchemar revenant me hanter.
Je devais avouer que d'une certaine façon, il avait mérité ce qui lui était arrivé, mais qu'en était-il de tous ses descendants qui, eux, n'avaient rien eu à voir avec ça ? Comme moi…
De ces pauvres hommes qui comme moi avaient été attirés par le sexe masculin et qui étaient tombés enceints ? Avaient-ils avorté ? Avaient-ils été au courant de leur condition ?
Moi je refusai de tuer mon fils. Même en sachant cela, je ne le pouvais pas. Il était la seule chose que je ne pourrais jamais faire de bien dans ma vie. Sans oublier qu'il était le fils du Survivant.
Une larme coula, étant envahi par la peine, la tristesse ainsi que cette résignation sans oublier ma résolution. J'avais décidé trop rapidement selon Pomfresh, mais je savais au fond de moi que j'avais pris la bonne décision. Et je devais juste attendre, cette semaine m'ayant aidé à voir plus clair ma situation, à l'accepter.
Personne ne devait être au courant, personne. Et Potter plus que tout, car il serait tiraillé avec ma décision. Je ne pouvais pas lui faire ça.
J'en voulus tout à coup à cet homme si puissant et si riche d'être la cause de ma condition de créature magique, avec tout ce que cela entrainait.
Toutefois je ne pouvais rien y changer. Ou plutôt ne voulait rien y changer serait plus exact.
Le bébé avait besoin de moi autant que j'avais besoin de lui. J'allais donner la vie. Quelque chose que je n'avais encore jamais réalisé. Une vie allait sortir de moi, grandir, parler, vivre tout simplement. Et je l'espérais de tout cœur, avec une vie autre que la mienne. Je m'y tiendrais. Et puis Potter allait être un bon père, je n'en doutais pas un seul instant. A le voir caresser mon ventre et lui parler comme ça, il serait meilleur que Lucius ne l'avait été avec moi.
- Draco ?
Je sursautai tandis qu'une main sur mon bras m'apaisa sans omettre le fait que je reconnus la voix. Une tête apparut, comme lors de ma troisième année, avec un regard inquiet. La fameuse cape de Potter…
Il s'allongea près de moi et resta silencieux. Quoi dire de toute façon ?
Je ne pouvais pas lui avouer être un Veciry, il pourrait tenter de chercher et tomber sur l'histoire de mon ancêtre du même nom. Il pourrait tout découvrir et je ne le voulais pas. Rien ne pourrait changer ma condition. J'étais une créature magique, et de ce fait, bientôt rayé de l'arbre généalogique des Malfoy, encore que maintenant, je n'en avais rien à faire.
Je fus heureux qu'il soit venu me rejoindre car je devais accepter le fait que Potter allait être à mes côtés. Je lui pris donc la main, la serrant, rassuré de ne pas être seul pour vivre cette grossesse jusqu'à son terme, mais aussi pour tenter de ne pas perdre la tête, me raccrocher au fait qu'il allait être un bon père. Qu'il n'allait pas faire de mal à notre fils.
Les larmes recommencèrent à couler et désirant le sentir, je me blottis contre lui, les yeux toujours posés sur le ciel étoilé.
- Je suis là Draco, je serai toujours là, murmura-t-il.
Oui, toujours.
Je fermai les yeux, profitant de sa chaleur. Tout ne pouvait que bien se passer.
Je me rendis compte, un long moment plus tard, que j'étais en mouvement et remarquai que Potter me tenait dans ses bras et que nous n'étions plus dans le parc mais dans les couloirs sombres du château. Je me demandai comment il faisait pour marcher dans cette noirceur. J'allais lui dire de me reposer quand je pus constater que nous étions arrivés devant le tableau gardant ma chambre. Je le laissai donc murmurer le mot de passe et ouvrir la porte, refermant les yeux afin qu'il pense que je dormais toujours.
Il me déposa délicatement sur le lit puis m'enleva mes chaussures. Je fus chamboulé par tant de délicatesse pour ma personne et une fois qu'il fut allongé près de moi, je le repris dans mes bras, touché au-delà des mots.
OoOoOoOoO
Je lisais tranquillement, installé sur le canapé, quand Potter arriva. Je remarquai une fois que sa cape fut enlevée qu'il avait les mains pleines de bonnes choses à manger et posai donc mon bouquin, tout en m'asseyant.
- J'ai pensé que tu serais content d'avoir du chocolat.
- Merci.
Il se débarrassa de ses affaires et vint s'asseoir près de moi. Je pris le chocolat et n'attendis pas pour en manger un bout. Il fondit en bouche et son goût lacté était un vrai délice. J'en repris un et posai ensuite la tablette sur la table. Je repris mon bouquin et m'allongeai, posant les jambes sur celles de Potter.
Je devais admettre que j'avais agi ainsi pour le taquiner, cela était plaisant comme activité, mais il ne dit rien et laissa mes jambes comme elles étaient. Il posa sa tête sur le dossier et soupira, tout en posant sa main sur moi.
- Que lis-tu ? Demanda-t-il.
- Un livre sur les elfes argentés, pour le cours d'Histoire de la Magie, répondis-je.
- Ca te dérange de le lire tout haut ?
Je secouai la tête et commençai donc la lecture. Il commenta ou demanda quelques explications à certains passages et soudain je demandai :
- Potter, n'as-tu donc rien à faire d'autre à part m'écouter ?
- Non, rit-il. Néanmoins il y a quelque chose que je pourrais faire, souffla-t-il ensuite.
Je ne répondis rien et repris ma lecture, silencieusement.
- Non, continue de lire tout haut, s'il te plait.
J'allais lui répondre que je n'étais pas à ses ordres, mais ses mains se posant sous ma ceinture me firent garder pour moi ma réflexion. Je lis donc à voix haute, alors que ses doigts caressaient mon sexe à travers mes vêtements. Quand je commençai à durcir et à avoir surtout du mal à garder une voix posée pour la lecture, ses doigts remontèrent et il souleva mes jambes afin de se placer entre. Je ne le repoussai pas, sachant que s'il essayait de faire quelque chose que je ne voudrais pas, il me suffirait de le mettre à la porte.
Sentir son poids entre mes jambes ne me posa pas plus de problème que ça alors que nous n'avions pas encore eux cette position malgré nos petits moments intimes, enfin lui au-dessus de moi.
Ses mains commencèrent à défaire ma robe, ainsi que ma chemise. Je fus bientôt torse nu, sa bouche commençant à en embrasser chaque centimètre. Je gémis, pourtant continuai malgré tout ma lecture. Je devais admettre que j'avais de plus en plus de mal à me concentrer sur les lignes alors que sa bouche me faisait tant de bien. Ses mains retournèrent flatter mon membre qui était dur maintenant.
- Continue de lire Draco…
Je grognai, sans savoir si c'était de colère ou d'envie. Quand sa bouche fut juste sous mon nombril, je pris une grande bouffée d'air et relevai le livre pour le voir. Ses yeux étaient braqués sur moi et en voyant son sourire ainsi que cet air si… aguicheur, j'eus envie de l'embrasser et le prendre là, encore et encore et encore. Mais je ne fis rien d'autre que le regarder, excité par ses attentions.
- Dois-je continuer ? Demanda-t-il en posa un doigt sur le bouton refermant mon pantalon.
- Oui… oui, continue, soufflai-je soudain, avide.
Il sourit et commença à s'atteler à me défaire de mon pantalon. Je me mordis la lèvre afin de ne pas demander qu'il aille plus vite, parce que… Merlin, je ne savais pas moi-même si je voulais qu'il accélère ou si je voulais profiter de ce moment, de cette sensation d'envie montant en moi.
Une fois que mon pantalon fut baissé afin d'avoir un meilleur accès à mon sous-vêtement, Potter souffla et remonta sa bouche pour embrasser une fois encore mon ventre. Je laissai ma tête retomber en arrière, laissant tomber le livre au sol. C'était juste bon… trop bon.
Je bougeai des hanches, afin de lui faire comprendre que j'en voulais plus, cependant il resta focalisé sur mon torse, sa bouche remontant afin de mordiller mon cou. Je ne résistai pas et empoignai ses cheveux afin d'attirer sa bouche sur la mienne.
Je pus le sentir sourire contre mes lèvres et je le mordis en représailles. Il recula, me dévisageant, avant de revenir m'embrasser. J'entrouvris les lèvres et sa langue comprit l'invitation en rejoignant la mienne si impatiente.
Il commença à bouger et son corps collé au mien, entre mes cuisses, me rendit tout excité, enfin plus que je ne l'étais. Je gémis, tout en reculant afin de respirer et fus déçu quand sa bouche reprit son devoir de parcourir chaque centimètre de ma peau.
- Merlin Potter… ta bouche est divine, avouai-je.
Je comprenais maintenant pourquoi nous avions agi de la sorte à la rentrée. Avec de l'alcool dans le sang, je lui sauterais dessus sans attendre. Certes, j'en avais aussi l'envie, là, tout de suite, néanmoins malgré cela j'avais assez de retenue pour ne pas agir de la sorte, le laissant…
Etait-il bien en train de me lécher ?
Je redressai la tête et vis qu'effectivement, il me léchait. Je geignis et bougeai des hanches. Il fit descendre sa langue sur mon ventre et pénétra mon nombril, mimant l'acte sexuel. Et Salazar que je voulais faire pareil, mais ailleurs. J'avais même envie qu'il le fasse lui-même ailleurs. Je devais être plus atteint que je ne le pensais pour avoir une telle envie. Cependant je devais avouer que là, je pouvais me souvenir du plaisir qui avait inondé mon corps à le sentir effleurer cette chose en moi. J'étais soudain déçu qu'il ait joui si vite cette nuit-là.
Je retins ma respiration en sentant tout à coup mon sexe être libéré de sa prison de tissu.
Salazar qu'il le fasse… qu'il me prenne en bouche, priai-je.
Et ma prière fut exaucée plus vite que je ne le l'aurais cru. J'ouvris les yeux, ne m'étant pas rendu compte de les avoir fermés sous l'attente et le plaisir. Je tombai sur ses yeux qui me scrutaient et gémis, tout en le dévorant du regard.
Sa langue caressa mon érection et ses doigts s'enroulèrent autour de moi. Je donnai un petit coup de reins afin qu'il comprenne que j'en voulais plus.
- Harry… je veux que tu m'appelles Harry, souffla-t-il tout en pressant mon extrémité.
- Moui, couinai-je.
- Plus de Potter dès qu'on est seuls, promets-le-moi !
Je me tus, réfléchissant à cette demande, seulement sa bouche prenant mon sexe entièrement me fit perdre le fil de mes pensées. Je fermai les yeux savourant cette sensation que je n'avais pas reçue depuis longtemps, trop longtemps selon mon point de vue. Ses lèvres firent des mouvements de bas en haut vraiment… oh…
- Continue, murmurai-je, emporté par le plaisir.
Il lâcha mon sexe malgré ma demande et la colère monta, cependant il me reprit en main alors que son visage apparut au-dessus du mien.
- Draco, s'il te plait. J'en ai marre d'être appelé Potter quand… on fait ce genre de chose.
- Tu ne peux pas me demander de te promettre, expliquai-je tout en bougeant pour qu'il active sa main, si chaude, plus vite.
- Alors j'arrête.
Il s'enleva de sur moi si rapidement que je fus choqué quelques secondes, avant de m'asseoir, tout en remontant un rien mon pantalon. Je vis qu'il se dirigeait vers la salle de bains.
Venait-il de me laisser en plan comme ça ?
Pour ça ?
En entendant la porte claquer, je sus que je ne rêvais pas. Je la regardai un moment, alors que je pouvais entendre l'eau couler.
Je pris le temps de réfléchir.
Potter…
Il était le père de mon fils et… et certainement le seul avec qui je pourrais m'amuser pour ce genre d'activité jusqu'à… l'accouchement.
Je me relevai, me rhabillant sommairement et me rendant au lit, fatigué soudain de penser à « ça » alors qu'un instant avant, j'avais oublié tout ce qui était autre chose qu'une bouche sur moi.
J'avais aussi peur de m'attacher à ce fichu Gryffondor, toutefois au point où j'en étais, la douleur serait là un jour ou l'autre. Je n'étais pas en pierre. Je me relevai et me dévêtis entièrement, avant de me placer sous les draps.
J'avais hâte que Pomfresh reçoivent ces onguents, car là, le battement de cœur du bébé aurait pu m'aider. Cette chose qui me reliait à mon fils. Ce lien entre nous, que personne ne pourra jamais défaire.
Une larme coula et ne désirant vraiment pas pleurer, je me dis que donner à Potter ce qu'il voulait allait m'aider à ne plus penser à tout ça. J'attendis donc impatiemment qu'il revienne. Toutefois il prit son temps malheureusement et plus le temps avançait, plus j'étais en proie à cette mélancolie.
Ne voyant pas d'autres moyens, ma main alla s'enrouler autour de mon érection un peu ramollie, et fermant les yeux, j'imaginais sa bouche. Cela ne fut pas dur, vu qu'elle y était encore si peu de temps avant. Pourtant la porte de salle de bains s'ouvrant me sauva. Je cessai mes caresses et me redressai. Il me regarda, une sorte de colère et de déception dans le regard et je baissai les yeux une fraction de seconde avant de le fixer à nouveau, déterminé.
- D'accord, tu as gagné ! Mais juste dans cette chambre, pas ailleurs, même si nous sommes seuls.
- Je n'y vois pas d'inconvénient, sourit-il en venant sur le lit.
- Et je n'ai…
Je fus coupé par sa bouche se posant sur la mienne et ses doigts agrippant mon membre.
Je me tus et répondis à son baiser avec autant de force que lui.
- Maintenant, laisse-moi faire ce dont j'ai envie depuis si longtemps.
Il quitta mes lèvres pour poser les siennes sur mon érection. Il m'engloutit et s'activa si vite que j'eus l'impression qu'il avait fait ça trop souvent. Je posai la main dans ses cheveux et soufflai, tout en m'allongeant à nouveau :
- Continue Harry, juste continue.
Autant profiter au maximum de tout ce que je pouvais avoir.
Et puis Potter était juste doué.
Je me laissai aller dans le plaisir, m'y abandonnant totalement. Cette bouche était talentueuse et mes gémissements emplirent la chambre comme jamais encore, ou peut-être comme cette nuit-là.
Je tâchai de ne pas trop bouger, le laissant faire, pourtant cela fut dur. Je pus sentir sa main appuyer sur ma hanche et je m'en voulus de l'obliger à me retenir, cela n'était pas fairplay.
- Oh… Tu… Oui, cont… je…
Je grognai et ne sachant pas aligner deux mots, commençai à tirer sur ses cheveux. Mais…
Je jouis dans sa bouche, alors que j'avais essayé de ne pas lui faire subir ça malgré le plaisir qui avait pris part entière de moi. J'étais certain qu'il m'en voudrait et je m'attendais à sa colère, alors sentir sa bouche embrasser mes cuisses et ses mains caresser mon ventre me firent cligner des yeux.
Je voyais encore un petit point noir dû au plaisir qui avait déferlé en moi, cependant cela ne me gêna pas. Je me redressai, m'appuyant sur un coude. Je le vis, là, les yeux fermés, m'embrasser de cette manière si…
J'avais l'impression à cet instant d'être un bijou, un trésor fragile, quelque chose d'important. Ma main trembla et je ne pus que murmurer :
- Harry.
Il redressa la tête, quittant ma peau et me regarda bizarrement. Il pencha la tête sur le côté et rampa au-dessus de moi. Je pus remarquer à cet instant qu'il avait joui.
Il avait joui en me suçant.
Il… Je n'avais même pas eu besoin de le toucher !
S'était-il touché lui-même ?
Je ne savais…
Je fus coupé par sa bouche m'embrassant de manière si avide, et choqué moi-même de ne pas le repousser alors que je venais de me vider dans cette même bouche, j'enroulai mes jambes autour de lui et lui rendis son baiser.
Je pouvais m'habituer à me sentir important. Et plus que tout, je pouvais aussi m'habituer à cette langue.
Oh que oui !
Voilà,le chapitre 9 est publié. Il fait 23 pages et 7.241 mots.
On connait désormais la nature de Draco. Il est un Veciry. C'est une créature créée de toute pièce par moi et elle m'appartient donc. Pas de panique sur la tournure de cette fic et pas d'inquiétude, vous aurez plus d'informations dans les chapitres à venir sur la condition de Draco.
A part ça, j'espère que cette suite vous a plu.
Merci une fois de plus à tous ceux qui continuent de me suivre malgré l'attente.
A très bientôt et n'hésitez pas à me laisser une review avec votre avis ou un simple « merci », ça fait toujours plaisir. Si tout va bien, un autre chapitre arrivera début 2014 au plus tard, novembre-décembre si je garde mon rythme.
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 9 publié le 22 septembre 2013