Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Love my cat *Mon amour de chat*

Couple : Harry/Draco

Rated : M

Warning : Violence au rendez-vous au chapitre 3.

Situation : Cette histoire débute pendant la sixième année à Poudlard et les Horcruxes n'existent pas pour le bien de cette histoire.

Disclaimer :Il est évident que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.K Rowling, je les lui empreinte pour cette histoire (et tant d'autres ^^) (Sauf exception à la fin du dernier chapitre pour éviter les spoilers)

PS : Sirius Black est bel et bien mort pendant la cinquième année d'Harry, et Severus Rogue sera nommé ici Severus Snape. Il se peut aussi que certaines scènes soient tirées des films et non des tomes (^-^)

Correctrice : Vivi64

/! Les mots écrit en gras entre « » sont en réalité des paroles qui à l'oreille deviennent des miaulements ^^


Chapitre 4

POV Draco (Douze jours plus tard, mardi 07 janvier 1997)

J'errais comme une âme en peine dans le manoir. Je n'arrivais pas à reprendre le dessus. Severus passait bien tous les jours pour s'assurer que je ne faisais pas de bêtise, mais je ne voulais que ça.

J'avais tout perdu : ma dignité, ma mère et Bébé. Je ne l'avais trouvé nulle part.

S'était-il enfui pour tomber sur un des fidèles de…

Était-il vivant, mort ?

Mon ami Blaise était venu me rendre visite après l'enterrement de mère, mais je l'avais mis rapidement à la porte. J'avais peur de l'extérieur, la foule me regardait méchamment, parfois même avec dégoût. Je sentais leurs regards sur moi et savais qu'ils avaient connaissance du fait que ce monstre avait abusé de moi.

Mes pas m'amenèrent dans mon ancienne chambre.

Je n'arrivais plus à y entrer, j'avais juste eu le courage de prendre mes affaires ainsi que celles de Bébé, puis j'avais pris résidence dans une des nombreuses chambres d'amis.

Mon parrain disait que je devais quitter le manoir mais je devais rester ici au cas où Bébé réapparaitrait.

POV Harry (Huit jours plus tard, mercredi 15 janvier 1997)

Trois semaines que j'étais à l'hôpital, trois semaines que je ne l'avais pas vu.

J'avais certes demandé à mon amie comment il allait, mais la seule chose qu'elle avait pu me dire c'était qu'il était abattu, certainement par la mort de sa mère trois jours après sa libération, mais aussi qu'il était retourné au manoir.

Il était juste resté deux jours à l'infirmerie de l'école quand moi j'avais été transporté le matin de Noël à Sainte-Mangouste. J'étais resté dans le coma deux semaines et cela faisait maintenant une semaine que je voulais rentrer chez moi, ou plutôt chez lui, et rester à ses côtés.

Je me souvenais encore de la rage qui m'avait animé, tellement forte que j'avais tenté vainement de tuer cette ordure en lui griffant le visage. J'aurais pu mourir ce jour là, mais je ne l'avais pas été et les cris de l'homme que j'aimais m'avaient fait revenir à la réalité. J'avais repris mon apparence et sans hésitation, j'avais prononcé le sort impardonnable. Puis, le trou noir.

Mon petit ange avait été violé et la seule chose que je voulais faire était de le prendre dans mes bras et m'excuser.

Mais comment arriver à lui et puis se doutait-il que Bébé c'était moi ?

POV Draco (Deux jours plus tard, mercredi 22 janvier 1997)

Quatre semaines depuis que Bébé avait disparu, que le Lord avait été tué.

Je devais faire quelque chose.

Il ne pouvait pas être mort, il ne pouvait pas m'avoir abandonné. Il était peut-être perdu dans la nature, ou peut-être était-il rentré chez lui par je ne savais quel moyen ?

Il était peut-être avec Granger en ce moment.

Je pris donc sur moi et m'habillai pour sortir. Je devais en avoir le cœur net.

Il m'attendait peut-être bien au chaud en pleurant devant la porte mon retour. Je ne mis que cinq minutes pour être prêt. Je ne savais pas où elle habitait mais je savais où vivaient les belettes. Je pris la poudre de cheminette que je jetai dans l'antre de la cheminée en citant « Le terrier ».

- Suis-je bien chez les Weasley ? Demandai-je.

- Oui, que puis-je pour vous Monsieur Malfoy ? Demanda une femme assez ronde, certainement la mère de Ron.

- Savez-vous où je peux trouver Hermione Granger ?

- Oui, elle est ici même, je vais l'appeler !

- Attendez, m'exclamai-je, puis-je venir madame ?

- Vous, un Malfoy, vous souhaitez fouler le sol pauvre du Terrier, me lança-t-elle froide tout à coup.

- Oui madame, dis-je, s'il vous plait, c'est très important, ajoutai-je.

- Très bien, je vous attends.

Je pris une nouvelle fois la poudre et me mis à présent dans la cheminée en disant une nouvelle fois « Le terrier ». Je ressortis de l'autre côté avec la dignité des Malfoy. Je vis immédiatement Granger me regarder comme la dernière des idiotes.

- Mon Dieu Malfoy… mais tu es pâle et tout maigre !

Ah oui, j'oubliais ce détail.

- Oui, oui, je sais Granger… Sais-tu où est Bébé par hasard, il a disparu.

Je me mis soudain à pleurer et elle me prit sans plus de cérémonie dans ses bras.

- J'ai besoin de lui… dis-moi qu'il est vivant, ici et qu'il n'est pas mort… pitié.

- Il n'est pas mort Malfoy mais il n'est pas ici.

Je la repoussai et sans que je ne doive lui poser la question, elle me dit :

- Je l'ai offert à Harry. Il avait besoin de compagnie dans sa nouvelle maison.

- Où habite-t-il ?

- Je ne peux pas te le dire mais place-toi dans la cheminée, je t'y envoie !

Je fis ce qu'elle me demanda et mimai un merci silencieux avant de sentir mon corps être aspiré. J'atterris dans un salon plutôt éclairé où je vis un Potter plus que surpris de me voir. Il était assis en train de regarder par la fenêtre. Je ne lui dis rien mais criai assez fort :

- Bébé, viens mon chaton… papa est là !

- Malfoy, que fais-tu ici ?

- Je suis venu récupérer Bébé… le chaton noir que Granger t'a offert, dis-je ne sachant pas s'il savait que j'avais appelé ce dernier « Bébé ».

- Tu ne sais pas alors ?

Je me ruai sur lui tout paniqué.

- Il est mort, c'est ça !?

Je n'attendis pas de réponse et pleurai à chaudes larmes. Même si je le faisais dans les bras de Potter, je m'en foutais. Mon dernier espoir était mort… je voulais mourir aussi.

- Tue-moi Potter, laisse-moi le rejoindre, soufflai-je.

- Non Malfoy, je ne te tuerai pas. Il n'est pas mort… il… il dort à l'étage… laisse-moi aller le chercher.

Je fis un signe de tête et le regardai passer la porte. Je ne sus combien de temps je dus attendre mais je vis arriver Bébé en courant plus vite qu'il ne le pouvait et m'accroupis pour le réceptionner. Il me lécha et je lui fis plein de bisous en lui répétant des « je t'aime » « tu m'as manqué » « tu es vivant, merci Salazar» auxquels il répondait par ses petits miaulements qui m'avaient tant manqué.

Quand j'eus fini de le couvrir de baisers, je me relevai et décidai de partir avant le retour de Potter, je ne voulais pas voir dans son regard cette chose, la chose qui faisait que je me souvenais avoir été violé.

POV Harry

« Cher Hermione, Cher Ron et autres,

Je suis désolé mais je ne pouvais plus vivre cette célébrité. En plus, Malfoy vient de quitter ma maison en colère contre moi car il connait la vérité sur tout, ma nature d'animagus, mes sentiments et je ne pouvais plus vivre dans ce monde.

Je pars vivre chez les moldus. Je vous aime, je reviendrai peut-être après un temps mais sachez que je vous garderai dans mon cœur.

Harry »

Je déposai la lettre sur le lit et pris ma forme animagus. J'avais une chance immense qu'il n'ait rien vu de ma véritable apparence, mais j'avais bien vu que si je lui avais dit la vérité sur moi et mes sentiments, il m'aurait envoyé balader ou même tuer. Je descendis le plus doucement possible les deux étages qui me séparaient dorénavant de l'homme de ma vie et quand je fus enfin au sol, je me ruai vers le salon où il me prit dans ses bras et me couvrit de baisers.

Toutes ces choses qu'il me disait me firent tant de bien que je lui répondis par des « moi aussi je t'aime » « tu vas bien » « je n'en pouvais plus d'être loin de toi ».

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(Plus d'un an plus tard, le mercredi 15 avril 1998)

Cela faisait un peu plus d'un an que j'étais venu vivre avec mon ange et tout s'était bien passé. J'avais fait mon possible pour être avec lui et lui rendre le sourire. Mais depuis quelques semaines, cette Astoria venait de plus en plus au manoir et cela ne me plaisait pas.

Il n'avait fallu que cinq-six mois à Draco pour recommencer à voir des gens et aussi recommencer ses nuits de sexe, mais jamais encore il n'avait repris le même partenaire, sauf cette femme.

Je le sentais mal, mais mal. En plus, quand Draco était là, elle me traitait bien mais dès qu'il tournait le dos, elle me traitait très mal. J'avais essayé de le faire comprendre à mon ange mais il ne comprenait rien.

Je devais tout faire pour éloigner cette femme d'ici. Si je ne pouvais pas avoir Draco, personne ne l'aurait !

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(Plus de cinq mois plus tard, le samedi 24 octobre 1998)

Bon, je m'y étais certainement mal pris car en six mois, je n'avais réussi qu'à la faire venir vivre au manoir.

La seule chose que Draco lui refusait était que je dorme ailleurs, mais j'étais quand même obligé de dormir sur mon oreiller tout près du sien et non plus sur son torse.

J'avais de plus en plus de mal en les voyant vivre en couple… à écouter leurs mots d'amour, mais au moins Draco ne m'en oubliait pas pour autant. Il avait même trouvé un travail au ministère malgré qu'il n'ait pas passé ses Aspic. Il me prenait toujours avec lui et nous passions des moments à deux vraiment forts.

Mais cette pétasse était là maintenant. En plus, elle voulait acheter un chien. Je remerciai Merlin que mon ange refuse pour mon bien-être.

POV Draco (Deux ans plus tard, le mardi 24 octobre 2000)

Aujourd'hui, j'allais lui faire ma demande.

Elle habitait avec moi depuis deux ans aujourd'hui et je voulais donner un nouveau sens à notre relation.

Elle était tout ce que je souhaitais chez une femme. Le seul point négatif d'Astoria était qu'elle détestait Bébé, mais elle n'aurait jamais ce qu'elle voulait sur ce point. Malgré le fait étrange qu'il reste un chaton, certainement sa race, je l'aimais toujours autant et partageais le plus de mon temps libre avec lui… chose qui ne plaisait pas à ma future, si Salazar le voulait, épouse.

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(Huit jours plus tard, le jeudi 02 novembre 2000)

Tout allait bien, Astoria m'avait dit oui, j'avais un travail qui me plaisait… mais non, il fallait que quelque chose cloche.

Bébé ne voulait plus manger et ne jouait plus. Il voulait juste des caresses et des chatouilles. Étrangement je me demandai s'il ne faisait pas une déprime mais pourquoi donc ?

- Allez Bébé, bois un peu s'il te plait, soufflai-je la voix plus douce que d'habitude.

Je n'eus pour réponse qu'un miaulement triste. Je trempai mon doigt dans le bol et le portai à sa bouche qu'il garda fermée. Il ne pouvait plus continuer comme ça, il allait mourir cet idiot. Il était tout maigre et n'arrivait même plus à monter les escaliers.

- Abandonne mon amour, il est malade…

- Ne te mêle pas de ça Astoria. Il va guérir… c'est juste une petite déprime.

- Si tu veux, on peut en acheter un autre, continua-t-elle.

Je me levai d'un bond, la fusillant du regard et lui dis avec le plus de colère possible :

- Jamais je ne remplacerai Bébé, tu m'entends !

Je pris ma fripouille dans mes bras et allai chez un « soigneur d'animaux ». Bien évidemment, il ne trouva rien à part un manque d'appétit. Il me donna une potion à donner deux fois par jour.

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(Un mois plus tard, le samedi 02 décembre 2000)

Un mois et rien n'avait changé.

Je me faisais tellement de mouron que je ne touchai même plus Astoria.

Je devais trouver une solution.

Dans l'après-midi, je me décidais à la contacter par hibou. Je lui expliquai l'état de santé de Bébé et mon inquiétude. Je n'eus qu'à attendre trois heures avant de la voir débarquer dans mon salon.

POV Harry

Pourquoi vivre ?

J'avais fait ce que tout le monde attendait de moi et tout ce que je récoltais, était de voir l'homme de ma vie dire je t'aime à cette femme, la demander en mariage et voir leurs ébats sexuels.

Cela me rendait malade.

D'ailleurs, je ne voulais ni manger, ni boire.

Si je ne pouvais pas avoir cet homme pour moi seul, je ne voyais pas pourquoi je devais continuer à vivre. J'aurais dû mourir à un an, alors ça ou maintenant, quelle importance ?

Je ne manquerai à personne. Même mon ange se remettrait de ma mort. Depuis quelques jours, je refusais ses caresses ou ses mots d'amour. Je l'avais même griffé au visage par colère.

Bon certes, ensuite je l'avais léché pendant un bon quart d'heure pour me faire pardonner mais que voulez-vous, je l'aimais.

J'étais présentement dans ma chaise à bascule, en train de vouer des dizaines de morts à cette Astoria qui était dans les bras de mon homme, quand je la vis arriver par cheminette. Elle ne regarda même pas Draco, elle me fixa avec les larmes aux yeux.

- Oh Harry, tu es vivant, Merlin merci !

Elle me prit dans ses bras et continua ma mise à mort sans même s'en rendre compte.

- Comment as-tu pu nous faire ça Harry ? Partir comme ça, sans même un au revoir, juste cette maudite lettre. Et pourquoi ? Pour te laisser mourir ! Pourquoi d'ailleurs Harry, pourquoi te laisser aller comme ça ?

J'étais à présent à hauteur de son visage baigné de larmes. Je leur avais donc autant manqué ? Je fis un signe de tête vers le divan, derrière elle, où je pouvais voir mon ange abasourdi par tout ce qu'il venait d'entendre.

Hermione se retourna et dit :

- Je comprends mieux… Harry, reprit-elle, reviens avec moi, oublie-le, tu l'oublieras Harry, les amours à sens unique ça s'oublie tu sais, pas besoin de se laisser mourir.

Elle me déposa au sol. Mon ange se réveilla enfin et la traita de folle tout en me prenant dans ses bras. Sachant que j'allais suivre mon amie, je lui léchai une dernière fois le visage avec tout mon amour pour lui.

Il dit fièrement, suite à mon geste, que son « Bébé » ne voulait pas partir avec elle et qu'elle ne devait plus me traiter de Potter.

Cette dernière phrase me porta encore plus loin dans ma souffrance et en le griffant pour qu'il me lâche, je repris ma forme et pris mon amie dans mes bras en laissant enfin les larmes couler, chose impossible sous ma forme animagus.

Ce qu'il venait de dire était la chose de trop. Sans même m'en rendre compte, je me retrouvai au Terrier où toute la famille me prit dans ses bras.

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(Six jours plus tard, le vendredi 08 décembre 2000)

Une semaine que j'avais quitté Draco, une semaine que je voulais retrouver ses bras et son amour.

Mes amis avaient mis du temps à comprendre mon geste mais avaient fini par l'accepter. J'avais appris aussi que Ginny, qui était sortie avec un Serpentard qui l'avait quittée deux mois plus tôt, était-elle aussi abattue. Elle était désespérée comme moi. Le pire, c'était que moi, j'avais été légèrement consentant de cette vie, pas elle. Il l'avait quittée pour épouser sa maîtresse.

Je réfléchissais à tout ça, tout en marchant en direction de son lieu de travail, chemin que j'avais mille fois parcouru dans ses bras chaud. Je ne pris pas le peine de demander à sa secrétaire s'il était là, ouvris la porte de son bureau et le vis. Il n'avait même pas relevé la tête. Il était magnifique. Il m'avait tellement manqué !

- Salut, dis-je ne sachant quoi dire.

Je le vis relever sa tête de sa paperasse et me lancer un regard méprisant.

- Que fais-tu là Potter ?

- Tu me manquais. J'avais besoin de te voir, avouai-je les larmes aux yeux.

Son regard me fit si mal. Pourquoi ne pouvait-il pas me regarder comme il regardait Bébé.

- A moi tu ne m'as pas manqué Potter. Sache que j'ai été acheter un gentil chien pas plus tard qu'hier avec ma future femme !

Je faillis tomber à genou sous cette nouvelle. M'avait-il remplacé si vite ?

- Tu t'attendais peut–être à ce que je te pleure petit connard !

Il s'approcha de moi et sans même le voir venir, je reçus une droite en plein visage.

- Petite pourriture. Tu me dégoûtes, tu t'es bien amusé à te foutre de ma gueule ? A me mater sans vergogne pendant tout ce temps ?!

Il me donna un coup de pied dans l'estomac et cracha à terre près de moi.

- Je ne veux plus jamais te revoir sale Griffondor de mes deux. Ni toi, ni Bébé !

- Mais je t'aime moi Draco. Je te jure que je t'aime. Je n'arrive pas à vivre sans toi. Toi aussi tu m'aimes… Bébé c'est moi, Merlin, dis-je tout en me redressant.

- Non Potter, je ne t'aime pas et je n'aime plus Bébé. Je vais très bien et je ne veux plus jamais vous revoir !

- Je t'ai donné presque quatre ans de ma vie Draco juste pour être près de toi, cela ne veut rien dire pour toi ? Bordel, je me laissais mourir d'amour pour toi ! On peut au moins essayer d'être amis, juste ça, plaidai-je en m'accrochant à son bras.

Il me repoussa et me dit avec une voix froide qui me glaça le sang :

- Je te hais Potter. Tu pourrais encore mourir devant moi, là, que je ne bougerai même pas le petit doigt. Dégage et oublie-moi !

Il retourna s'asseoir à son bureau et reprit sa plume. Je quittai donc son bureau sans oublier de lui dire que je l'aimais de toute mon âme.

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(Deux mois plus tard, le samedi 10 février 2001)

Cela faisait maintenant deux mois que je l'avais vu pour la dernière fois et j'étais une vraie loque. J'étais reparti vivre à Square Grimault mais je n'avais plus le goût à rien. Et en plus, dans trois heures je serai marié à Ginny.

Mariage arrangé, certes, mais marié quand même.

Pourquoi ne pas le faire d'ailleurs, vu que la seule personne avec qui j'aurais voulu le faire avait fait publier ses bans dans la Gazette du Sorcier :

Astoria Greengass épouse le fils du Mangemort Lucius Malfoy le 15 mars prochain ! ! Détail en page 2.

Cette date était dans plus ou moins un mois.

Et Ginny avait besoin de ce mariage, étant enceinte de son ex petit-ami qui n'avait rien voulu entendre. Je ne pouvais pas la laisser dans cette situation, car être mère célibataire dans le monde sorcier était mal vu malgré tout. Je devais bien ça aux Weasley. Même si Ginny avait refusé et ne cessait de me dire que je pouvais changer d'avis, qu'elle assumerait ses actes. Qu'elle s'en foutait de l'avis et jugement des autres. Mais elle était si jeune et je savais le poids que le regard des gens avait comme pouvoir.

J'arrangeai une dernière fois ma tenue et sortis de la chambre puis rejoignis ma future femme.

- Alors, prête ? Demandai-je.

- Oui… merci encore Harry mais tu peux changer d'avis tu sais. Je m'en sortirai très bien.

- C'est gentil Gin' mais à quoi bon ? Il se marie dans un mois et me déteste, dis-je résigné. Et en t'épousant, je t'aide et j'en ressens le besoin.

Une petite voix me traita de menteur, mais je la fis taire.

Je l'embrassai sur la joue et la serrai dans mes bras. Elle me rendit mon étreinte et cela me fit me sentir encore plus malheureux. Je voulais et désirais tant que ce soit lui…

Nous avions pris la décision de nous unir par notre ancien directeur, nous nous rendîmes alors à Poudlard ensemble. Seuls nos proches étaient au courant que c'était un mariage sans amour et j'en étais content. Et puis, c'était ma bonne action pour tout le chagrin que je leur avais créé et celui qui allait bientôt suivre. Ma richesse et mon nom pour leur famille.

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Nous étions dans la Grande Salle, face à Dumbledore, la cérémonie allant débuter.

J'allais faire ma dernière bonne action et ensuite, le jour de son mariage, je m'enlèverai la vie…

Mais cela, personne ne le savait.

Ginny avait toute la vie devant elle, elle serait plus heureuse en veuve qu'en étant obligée de vivre avec moi. Et puis, même si elle m'avait dit pouvoir s'en sortir sans mariage avec sa grossesse, je voulais vraiment l'aider dans cette épreuve. Porter mon nom allait l'aider à ne pas subir l'exclusion sociale.

Je n'écoutai pas le discours du maître de cérémonie et fus ramené sur terre quand je dus prendre la main de Ginny dans la mienne. Dumbledore allait pratiquement nous déclarer unis par les liens sacrés du mariage quand les grandes portes s'ouvrirent en fracas…

- Bébé, arrête ! Cria Draco en courant vers moi.

POV Draco (Retour en arrière de 20 jours, le samedi 20 janvier 2001)

Il me manquait horriblement…

Quel petit con tout de même.

Mais sa dernière phrase résonnait en moi chaque jour.

Quand j'y pensais, il avait dit vrai. Potter avait mis sa vie de côté pour moi, m'avait montré chaque jour qu'il m'aimait à sa manière et si je n'avais pas écrit cette lettre à Granger, il se serait probablement laissé mourir de chagrin.

Je n'avais jamais compris comment j'avais pu aimer ce petit chaton autant mais tout s'expliquait : cela n'avait jamais été un chaton, mais ça avait toujours été Potter.

Je m'étais toujours senti attiré par lui à Poudlard mais je m'étais persuadé que c'était parce que je le détestais, mais plus les jours avançaient, plus je me rendais compte que si un jour je ne le voyais pas, j'étais de mauvaise humeur. Je devais au moins me battre au corps à corps avec lui de temps en temps pour me sentir vivant.

Nous étions destinés à être ensemble.

Je lui avais menti ce jour-là, quand il était venu à mon bureau. Je n'avais pas acheté de chien et je le pleurais même silencieusement.

Mais j'avais tellement été aveuglé par ma rage que j'avais dit des choses mensongères.

Rien qu'à l'idée qu'il meure, j'en pleurerais presque tellement je l'aimais… enfin, tellement j'aimais mon Bébé.

Bon, je devais avouer que depuis que je savais qu'en réalité « Bébé » était Potter, je commençai à ressentir un petit quelque chose pour lui.

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(Vingt jours plus tard, le samedi 10 février 2001)

Salazar soit loué d'avoir une secrétaire au courant de tous les potins.

Dès qu'elle m'avait appris qu'Harry Potter épousait une belette, j'avais quitté le ministère et transplané immédiatement à mon ancienne école. Il ne pouvait pas me faire ça, il ne pouvait pas m'oublier… Il devait m'aimer, vivre avec moi et m'épouser !

Voilà les réflexions qui planaient dans mon cerveau depuis la nouvelle et je devais lui dire… tout.

Faites que je n'arrive pas trop tard, s'il vous plait ! Priai-je.

Je courus dans le parc et faillis tomber tellement je me dépêchais. Une fois les marches montées, j'ouvris les portes de la Grande Salle à l'aide de ma baguette et hurlai pour qu'il m'entende :

- Bébé, arrête !

Je courus jusqu'à lui, lui pris la main et lui dis en le regardant dans les yeux :

- Je t'ai menti. Je te pleure chaque jour depuis ton départ et je veux que tu reviennes vivre avec moi. Je veux que tu restes près de moi pour le reste de ma vie…

Je repris mon souffle et continuai :

- Je veux que ce soit moi que tu épouses et que tu aimes. Bébé, je t'en prie, j'ai besoin de toi.

Il lâcha ma main et dit en regardant le maître de cérémonie :

- Continuez, je vous en prie.

- Mais t'es bouché ou quoi Potter, je viens…

- J'ai très bien entendu ce que tu m'as dit Draco, me coupa-t-il, mais je ne veux pas de cette vie-là, finit-il sans me regarder.

Je restai abasourdi par sa phrase.

M'avait-il réellement oublié si vite ?

Je reculai de quelque pas et vis qu'il reprenait la main de la belette dans la sienne. Je ne pus lâcher qu'un :

- Je t'aime moi, Harry.

Sur cette dernière phrase, je courus ne voulant pas que les gens présents voient mes larmes. J'y avais cru à son amour et le mien s'était enfin réveillé pour le voir ignorer au final.

Je courus tellement vite que je fus aux grilles en un instant.

Je transplanai sans attendre directement au manoir et montai dans ma chambre. Une fois sur mon lit, je vis son petit oreiller que je n'avais même pas pris la peine de jeter. Je le portai au visage et entendis :

- Peux-tu répéter ta dernière phrase s'il te plait.

Je me redressai et vis qu'il était là, les yeux rouges, attendant ma réponse.

Je me levai et me plaça en face de lui.

- J'ai dit que je t'aimais Harry.

- Redis-le.

- Je t'aime Harry.

Je vis un sourire et des larmes couler de ses joues. Je fis un pas vers lui, incertain de comment agir. Je ne l'avais jamais embrassé. Il fit le reste du chemin, plus courageux que moi, et m'embrassa comme jamais je n'avais été embrassé.

- Ca fait plus de trois ans que j'attends cette phrase mon ange.

- Oh mon Bébé… je t'aime, je t'aime, dis-je entre deux baisers.

Il reprit mes lèvres et me rapprocha encore plus près de son corps, nos langues jouant un ballet passionnel.

- Draco, fais-moi l'amour… je te veux depuis tellement longtemps, murmura-t-il contre ma bouche.

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(Quatre jours plus tard, le mercredi 14 février 2001)

Nous étions nus, l'un contre l'autre et ma tête était posée sur son torse. Nous avions fait quatre fois l'amour, j'étais épuisé et surtout j'avais mal au derrière.

- Je t'aime mon ange, me dit-il au creux de l'oreille.

- Moi aussi Bébé, je t'aime Harry.

- Épouse-moi Draco… fais-moi tien aux yeux de tous.

Je me redressai soudain et le fixai dans les yeux.

- Tu veux vraiment m'épouser, vivre avec moi et ma mauvaise humeur, mon caractère de chien…

- Je vis avec toi depuis un certain temps pour savoir comment tu es mon ange, me dit-il en caressant ma joue.

Je lui fis un tendre baiser et lui dis contre sa bouche :

- Harry James Potter « Bébé », voulez-vous devenir mon époux ? Ris-je tendrement sur la fin.

- Oui, couina-t-il.

Nous refîmes l'amour le reste de la nuit.

Quand je me réveillai, le lendemain matin avec sa tête sur mon torse, je me dis que j'allais enfin pouvoir vivre.

Certes, je savais que la cohabitation n'allait pas être facile, je ne le connaissais pas comme lui me connaissait, mais je savais que je l'aimais. D'ailleurs, j'allais faire tout mon possible pour que le rocher près du lac de Poudlard devienne un monument dédié à l'amour, car si je n'étais pas sorti ce soir-là, plus de quatre ans plutôt, je ne serais peut-être pas ici, avec l'homme de ma vie… plus heureux que jamais.

En plus, j'avais appris qu'il n'aurait pas épousé la belette par amour, mais pour l'aider vis-à-vis de sa grossesse hors mariage. Et je comptais bien faire changer cette loi archaïque afin que cette fille soit aidée, comme l'avait souhaité Harry. Il m'avait aussi avoué avoir eu pour but de s'ôter la vie le jour de mon mariage avec Astoria et je remerciais Merlin, depuis chaque matin, de m'avoir donné le courage d'être allé à Poudlard pour lui avouer mes sentiments.

Ma vie allait, si Salazar le voulait, devenir enfin ce que j'avais toujours souhaité.

POV Harry (Douze ans plus tard, le dimanche 01 septembre 2012)

- Lissa, descends. Tu vas être en retard, criai-je.

- Bébé, elle a encore le temps, me lança mon ange qui donnait le biberon à Kellian.

- Je te signale qu'il est déjà neuf heures et que le train démarre à onze heures mon cher. Alors si ta fille ne veut pas rater sa rentrée à Poudlard, elle a intérêt à se dépêcher pour pouvoir prendre son petit-déjeuner.

Je le vis secouer la tête et sortir de la cuisine. Mon fils rit alors à gorge déployée.

- Sirius, si tu tiens à la vie, cesse de rire de moi et va chercher ta sœur.

- Oui papa, à vos ordres papa, fit-il en mimant le salut militaire.

Je m'assis à table et me pris la tête entre les mains.

Comment Draco pouvait rester calme alors que notre fille allait rentrer pour la première fois à Poudlard ?

J'allais bien voir à la rentrée de Sirius s'il allait être autant détendu… sans oublier celle de Kellian.

- Mon amour, détends-toi, me souffla mon mari.

- Comment peux-tu être calme toi. Je sais que c'est moi qui l'ai portée mais quand même !

- Peut-être parce qu'il reste environ deux heures et qu'il nous faut moins de deux minutes pour atteindre la gare en transplantant. Elle n'arrivera pas en retard Bébé…

- Mouais…

- Et je n'ai peut-être pas porté Lissa, mais j'ai porté Sirius et Kellian, alors basta. Portes-en un autre si tu es jaloux, me dit-il en m'embrassant.

- Est-ce une demande très cher Monsieur Potter ? Demandai-je en l'embrassant de nouveau.

- Effectivement Monsieur Malfoy, répondit-il de la même manière.

Je le plaçai à califourchon sur moi et l'embrassai avec tout mon amour.

Nous avions conçu Lissa notre première nuit ensemble. Sans le savoir, ma puissance magique et mon amour pour Draco avait aidé à créer la vie en moi. Nous avions donc commencé à prendre une potion de contraception comme si nous étions en couple avec une femme. Nous avions ensuite attendu pour tenter d'avoir un second enfant. Et avec de la patience et tout notre amour, la magie nous avait donné cette joie. Trois ans plus tard Draco avait porté Sirius et ensuite, il y a moins d'un an, le petit Kellian.

La chose que mon mari ne savait pas, c'était que j'avais trafiqué ses potions et que j'attendais le dernier déjà depuis trois semaines. Il avait commencé à tâter le terrain pour avoir un quatrième enfant et j'avais souhaité lui faire cette surprise. Mais j'attendais la rentrée de notre petite puce pour lui annoncer.

Je revins à moi quand je sentis les mains de mon homme passer sous la chemise

- Père, papa, il y a des chambres pour ça, dit Lissa qui avait enfin décidé de se montrer.

Je me séparai donc à contrecœur de mon mari et servis le petit-déjeuner à ma reine du jour.

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Nous étions au chemin de traverse et nous rejoignîmes Ginny et Logan, son mari depuis dix ans. Je soupirai d'aise la voyant souriante et heureuse. Sa grossesse s'était bien déroulée et la loi que Draco avait proposée au Magenmagot était passée avec quasiment la majorité des voix. Tout avait été pour le mieux et cette femme que je considérais comme une sœur me le rendait bien.

- Salut, nous salua Logan.

Draco lui serra la main et nos enfants commencèrent à se raconter les dernières vacances, Ginny ayant donné naissance à trois garçons. Une Molly numéro deux, pensai-je. Je pus apercevoir au loin mon meilleur ami se débattre dans la foule pour ne pas rater la rentrée de sa filleule, Lissa. Il portait Hugo et Hermione tenait la main de Rose. Je souris, heureux et sentis la main de Draco prendre la mienne.

La vie m'avait offert tout ce que je voulais en fin de compte et je ne pouvais rien demander de plus.

Le bonheur de mes amis et celui ma famille étant tout ce dont j'avais besoin pour aimer la vie… ma vie.

The End


Lissa : Assemblage de Lily et Narcissa. Ne se lit donc pas comme « Lisa ». Ce personnage m'appartient, comme les deux autres enfants d'Harry et Draco : Sirius et Killian. Sans oublier Logan ainsi que Melinda.


Merci d'avoir suivi cette histoire et j'espère de tout cœur que cette fin vous plait.

A bientôt peut-être, sur une autre de mes histoires,

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 4 republié corrigé et amélioré le 01 octobre 2012
 

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