Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Love my cat *Mon amour de chat*

Couple : Harry/Draco

Rated : M

Warning : Violence au rendez-vous au chapitre 3.

Situation : Cette histoire débute pendant la sixième année à Poudlard et les Horcruxes n'existent pas pour le bien de cette histoire.

Disclaimer :Il est évident que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.K Rowling, je les lui empreinte pour cette histoire (et tant d'autres ^^) (Sauf exception à la fin du dernier chapitre pour éviter les spoilers)

PS : Sirius Black est bel et bien mort pendant la cinquième année d'Harry, et Severus Rogue sera nommé ici Severus Snape. Il se peut aussi que certaines scènes soient tirées des films et non des tomes (^-^)

Correctrice : Vivi64

/!\ Les mots écrit en gras entre « » sont en réalité des paroles qui à l'oreille deviennent des miaulements ^^


Chapitre 3

POV Harry (Le matin qui fait suite au rêve, vendredi 20 décembre 1996)

Je me réveillai soudain en sursaut, la sueur perlant sur le visage. Je baissai les yeux pour remarquer que mon ventre était une vraie porcherie, victime de mon plaisir de la nuit et d'un autre plus récent à vue d'œil.

Je pris ma baguette sur la table de nuit et lançai un sort de nettoyage. Je jetai ensuite un œil au réveil et appris qu'il était six heures cinquante-deux.

Autant me lever et me préparer afin de le rejoindre, ne pouvant plus prendre de douche avant une quinzaine de jours, autant donc en profiter.

J'allai droit vers la salle de bains et pris une douche bien chaude. Une fois finie, je me brossai les dents et rasai ma barbe naissante. Je nouai ensuite la serviette autour de mes hanches et retournai dans la chambre afin d'enfiler un simple polo ainsi qu'un jeans. Dans quelques minutes, mes habits ne me serviront plus à rien de toute façon.

Quand j'eus fini, je quittai le dortoir, qui émergeait seulement, pour rejoindre la chambre de Préfet de Mione. Une fois arrivé à sa porte, je n'eus pas le temps de frapper qu'elle ouvrit, trainant une malle derrière elle.

- Harry, tu as fait ton choix ?

- Oui, alors si tu pouvais remettre ta malle dans ta chambre et m'amener chez lui.

Elle comprit mon choix et fit ce que je lui demandais.

Je pris ma forme animagus dans sa chambre et me laissai porter vers l'homme qui détenait mon cœur. Je pouvais sentir ce dernier accélérer au fur et à mesure que nos pas nous approchaient de sa chambre. Quand nous fûmes enfin devant la porte, Mione frappa trois coups brefs.

Personne ne vint nous ouvrir, et j'eus peur qu'il soit trop tard, qu'il soit déjà parti. Sachant que pour son retour au moment de Noël il rejoignait ses parents à Pré-au-lard pour transplaner dans son manoir, je ne pouvais donc pas le rattraper dans le train.

Merlin, s'il vous plait, faites qu'il soit juste endormi, priai-je.

Je sentis soudain Hermione faire demi-tour, je miaulai donc tout en essayant de m'échapper de ses bras, chose que je réussis à faire. Je me mis ensuite à gratter la porte de toutes mes forces sans cesser de miauler.

- Je veux bien frapper à nouveau mais il n'est plus là, entendis-je Hermione me dire.

Je regardai la porte avec appréhension quand, après un court instant, elle s'ouvrit sur deux jambes nues humides. Je levai la tête et vis qu'il s'agissait de Draco en serviette de bain, complètement trempé.

- Granger, pourquoi t'es là !?

- Cela ne se voit pas Malfoy ? Répondit Mione d'une voix froide et cassante.

- Non, cela ne se voit pas !

Je compris alors qu'il ne me voyait pas et décidai de me faire connaître. Je le vis baisser les yeux et la seconde suivante, je lui léchai le visage.

« Mon ange, je suis trop content… si tu savais comme je t'aime, tu m'as tant manqué… garde-moi auprès de toi »

- Hum… hum…

Dû au magnifique raclement de gorge de mon « ancienne » meilleure amie, mon ange me plaça dans le creux de son coude et fit une chose que je n'aurais jamais crû voir : il prit Hermione « la Sang-de-Bourbe » dans ses bras et lui murmura à l'oreille :

- Merci Hermione, merci.

Sans un autre mot, il nous fit, moi et lui, rentrer dans la chambre. Je pensai qu'il allait me poser sur le lit mais il prit immédiatement le chemin de la salle de bains où il me posa avec délicatesse sur une serviette qu'il mit sur le lavabo.

- Oh mon Bébé, si tu savais comme tu m'as manqué, dit-il en se frottant tout le corps avec sa serviette.

« Mamma mia, que Merlin me vienne en aide »

- Je sais, moi aussi je t'ai manqué… mais on va passer quinze jours ensemble alors on va avoir plein de temps à nous. Bon, j'ai déjà emballé toutes tes affaires alors je finis de m'habiller et ensuite, on part pour la gare. J'espère que tu ne seras pas malade dans le train.

« Tu ne transplanes pas Draco ?»

Bien sûr, il ne me répondit pas mais commença à se brosser les dents. Je me couchai et me plaçai sur le dos afin de jouer avec mes pattes, un truc de chat super amusant. Étrangement, dans la peau de mon animagus, je revivais une enfance qui avait été gâchée par les Dursley, et l'amour que Draco m'offrait, même s'il aimait Bébé et pas Harry, me faisait du bien.

Je sentis tout à coup ses doigts me frotter le ventre et je me laissai aller à ses caresses tout en ronronnant.

- Allez mon Bébé, pas le temps de se prélasser.

Il sortit de la salle de bains en prenant attention de ne pas m'oublier et me déposa ensuite sur son lit. Il enfila son boxer, suivi d'un pantalon noir près du corps, certainement sur mesure, ainsi qu'une magnifique chemise bleu nuit qui mettait étrangement sa peau et ses yeux en valeur.

Et Merlin que le fait de le voir boutonner sa chemise faisait monter en moi cette chaleur. Encore heureux que je n'étais pas un fauve sanguinaire sinon je lui aurais déjà sauté dessus à mon petit ange démoniaque.

.

.

J'aurais dû m'en douter quand même ! Comment sa mère aurait pu venir le chercher si elle était prisonnière de Voldemort ?

Devant mon manque flagrant d'intelligence sur ce coup, je revins à mon activité favorite, sauter sur le ventre de Draco pour le faire sourire, mais cette tâche était vraiment dure vu qu'il y avait Blaise dans notre compartiment.

Par contre, autant quand mes amis et moi étions dans le Poudlard Express nous ne cessions de parler, autant Draco et Blaise n'avaient échangé aucun mot, de même que Draco envers moi. Certes, il me caressait, parfois même arrivait à me chatouiller, mais il ne me parlait pas. Je supposais qu'il voulait garder son air froid devant son ami mais pourtant quand il venait voir Draco dans sa chambre, il était plus détendu, rieur même, là je dirais qu'il avait plutôt un balai dans le cul.

- Bon, je vais aller voir ce que Crabbe et Goyle font dans le compartiment de Théo et Pansy.

- Ouais… et si on ne se revoit plus, passe de bonnes vacances et remets le bonjour à ta mère.

- Je n'y manquerai pas. Fais attention à toi Draco et reviens-nous en un seul morceau !

- T'inquiète, il a encore besoin de moi pour…

Mon ange fit un geste de la main et Blaise quitta le compartiment. Draco prit sa baguette et verrouilla la porte tout en lançant un sort de silence.

- Alors petite fripouille, comme ça tu me cherches, hein ?

« Non, où vas-tu chercher ça voyons »

- Tu vas voir petit diable.

Sur ces belles paroles, il inversa nos positions, ce qui fit que j'étais sur mon dos, les quatre pattes en l'air, lui me surplombant et franchement cela faisait presque peur tellement la différence de taille était énorme. Il prit appui sur un bras et commença à me chatouiller et je ne pus qu'essayer de me défendre mais rapidement, je n'eus plus de force. Être un chaton avait certains désavantages, comme le manque d'énergie.

- Allez, viens là.

Il se rassit et me plaça au creux de son cou, tout en continuant ses caresses. Je me mis à lécher sa peau de temps en temps, mais trop rapidement à mon goût, je m'endormis.

Comment faire autrement avec cette main qui ne cessait de me procurer de telles sensations de bien-être ?

- Je t'aime tellement mon Bébé, entendis-je déjà loin dans les limbes du sommeil.

« Je t'aime aussi Draco » pensai-je.

POV Draco

Je pouvais sentir Bébé dormir contre mon cou.

Je déposai donc la tête contre la vitre et regardai le paysage défiler à toute vitesse. Je savais déjà qu'avec la présence de ce chaton, l'épreuve du manoir serait plus facile à vivre. Je n'étais pas complètement fou, je savais que le Lord y était et je savais aussi qu'il allait me falloir faire mes preuves. Je ne voulais tuer personne, mais si je refusais, c'était ma mère et moi-même qui allions mourir, alors mon choix était fait.

Je connaissais déjà la date, je l'avais reçue par hibou d'une lettre de Bellatrix. J'allais devoir déchirer mon âme le 27 décembre et en même temps ôter la vie d'une personne, lui ôter toute chance de vivre.

Mon seul souhait était que ce soit une vieille personne et pas un enfant. Mais connaissant Face de Serpent, vu qu'il me voulait comme bras droit, j'allais certainement devoir tuer un enfant de mon âge. Pas un petit bout de chou s'il vous plait, priai-je tout à coup intérieurement. Je préférais un adulte dans la force de l'âge. Je ne voulais pas tuer une femme, voire même une fille, elles donnaient la vie bon sang.

Perdu dans mes pensées, je ne sentis pas le train ralentir. Ce ne fut qu'au coup de sifflet que je remarquai que nous arrivions à King Cross. Je pris délicatement mon chaton endormi et ma malle puis déverrouillai la porte pour ensuite prendre le chemin de la sortie. A peine étions-nous arrivés dehors que Bébé éternua.

- Ne tombe pas malade, dis-je avec gravité.

Je marchai plus vite pour rejoindre la calèche qui m'amènerait au manoir Malfoy dans le Wiltshire. Le trajet allait durer quelques heures et étant seul, je m'allongeai donc sur le dos et plaça Bébé sur mon ventre où je pourrais lui infliger des caresses sans me faire mal au bras.

Ce fut sans même m'en rendre compte que je m'endormis.

Ce furent les léchouilles de Bébé sur mon visage qui me réveillèrent. Il adorait me réveiller comme ça et je devais avouer que j'aimais aussi.

Se sentir important pour quelqu'un et en plus pouvoir vous montrer tel que vous étiez étaient une vraie bénédiction.

Personne ne savait qui était réellement le vrai Draco Lucius Malfoy… personne ne savait que j'adorais les animaux, que chaque cours de soins aux créatures magiques d'Hagrid était un paradis, que j'adorais les bébés et les enfants, que je me sentais mal avec trop de monde autour de moi et surtout personne ne savait que je voulais une fille et non pas un garçon plus tard.

Mais bon, les gens croyaient ce qu'ils voyaient, et ce qu'ils voyaient était un garçon froid, désagréable, imbu de lui-même et « Mangemort ». Tout ce que ce cher Lucius Malfoy avait inculqué à son cher petit garçon.

D'ailleurs son éducation avait été vraiment barbare. À quatre ans, j'avais reçu un Doloris car je m'étais mis à pleurer, ayant chuté de quelques marches dans l'escalier du perron. À huit ans, j'avais été enfermé dans un cachot sans nourriture et sans eau pendant trois jours parce que j'avais sauvé la vie d'un oiseau qui était blessé… et j'en avais encore beaucoup des comme ça.

Je revins à la réalité aux miaulements de Bébé.

- Oui, oui, je suis réveillé !

Je me rassis et regardai dehors. Il faisait noir, j'ouvris donc la malle et pris une petite bouteille de lait ainsi qu'une croquette. A peine avais-je versé le lait qu'il se rua dessus.

- Tu avais soif mon pauvre… je suis désolé de m'être endormi.

Quand il eut fini de manger et boire, nous jouâmes un peu et reconnaissant les signes avant-coureurs d'un caca, je donnai l'ordre au cocher de s'arrêter. Je déposai Bébé au sol afin qu'il fasse ses besoins. Je n'eus pas à attendre longtemps mais comme à chaque fois, je dus me retourner pour qu'il le fasse.

Qu'est-ce qu'il pouvait jouer les prudes celui-là !

POV Harry (Quatre jours plus tard, mardi 24 décembre 1996)

Nous étions la veille de Noël et plus les heures passaient, plus j'avais peur.

Chaque année, je recevais mes cadeau par hiboux alors j'avais peur qu'un hibou m'apporte mes cadeaux ici.

J'aurais peut-être dû y penser plus tôt mais maintenant il était trop tard pour le faire.

Cela faisait deux jours aussi que j'étais au manoir et mis à part le temps que je passais seul dans la chambre, seulement deux à trois heures d'après le réveil en forme de vif d'or sur la table de nuit de Draco, je les avais passées avec mon bel ange. Plus le temps avançait, plus je me demandais si je l'avais vraiment haï ou bien si j'avais refoulé un autre sentiment.

Dès qu'il était dans la même pièce que moi, mon cœur battait plus vite et je n'avais d'yeux que pour lui. Le moindre de ses rires, rares ici d'ailleurs, me faisait fondre.

Certes, je souffrais de cet amour pour lui, car dès que je le voyais avec quelqu'un d'autre intimement, mon cœur se brisait mais je me disais aussi que je ne devrais pas voir tout ce que je voyais, alors j'essayais de faire abstraction. Et puis, il était évident qu'il n'aimait pas ses conquêtes d'une nuit, alors un jour qui sait, je pourrais peut-être tenter ma chance… si je survivais à cette guerre. J'avais l'espoir peut-être d'essayer d'être son ami et plus.

- Bébé, viens il est l'heure maintenant.

Je quittai mon arbre et courus vers mon ange qui était déjà au lit. Arrivé au bord, je vis son bras sortir de la couette pour me prendre. Comme à chaque fois, il me prodigua des caresses me laissant avoir libre cours à mes pensées.

Ce manoir était immense et rempli de Mangemorts recherchés activement par les Aurors. J'avais eu, à mon arrivée ici, une frayeur quand Bellatrix Lestrange, cette tueuse, m'avait pris dans ses bras et avait esquissé un geste pour me tordre le coup.

Draco m'avait repris dans ses bras et avait interdit à tout le monde de me faire du mal. Étrangement, ils l'avaient écouté. Je ne me plaignais pas mais je n'étais pas non plus parti à l'aventure dans le manoir.

Je ne sortais qu'en compagnie de mon ange. Il nous emmenait au moins une heure à l'extérieur dans l'immense jardin afin que je me défoule et j'avouais qu'avec la neige, je prenais un réel plaisir à m'amuser. Être dans la peau de ce chaton était jouissif car je m'amusais avec un rien et sentais cette joie de vivre au fond de moi que je n'avais pas dans la peau d'Harry.

Draco passait aussi beaucoup de temps dans la grande bibliothèque à lire. Dans ces moments-là, je me plaçais de telle façon à pouvoir lire aussi. Le simple fait d'être avec lui me suffisait amplement. Et comble du bonheur, la veille en soirée, nous avions croisé Face de Serpent et je n'avais ressenti aucune douleur. Il était vraiment moche…

Bien sûr, vu que je tenais à ma petite vie de chaton, je n'avais fait aucun geste et il avait juste fait comprendre d'un geste de la main à mon ange qu'il pouvait se relever, s'étant mis à genou devant son « maître ».

D'ailleurs, Draco était un très bon acteur car le peu de fois où l'on avait croisé des Mangemorts, il paraissait vraiment les suivre dans leurs pensées mais je savais à présent que mon petit ange était tout autre : il avait un cœur !

- Tu sais Bébé, dans trois jours je vais devoir assassiner quelqu'un…

Je redressai soudain la tête à cette phrase. Non, pas ça !

- J'n'ai pas envie, reprit-il tout bas, mais je dois le faire… tu m'aimeras toujours après, hein ?

J'avançai pour être à hauteur de son visage, me redressant sur mes pattes arrière et plaçai mes deux pattes avant sur ses joues. Je pus voir qu'il pleurait. Je léchai ses larmes et commençai à lui couvrir tout le visage d'amour. Si seulement je pouvais lui dire que je l'aimais malgré ça…

- Je vais perdre mon âme, il ne me restera plus que mon cœur… mais je veux vivre alors je n'ai pas le choix.

« Je sais mon ange, moi aussi je veux que tu vives ! Alors même si une personne doit perdre la vie, je veux que tu vives »

- Allez dodo…

Il éteignit les lampes avec sa baguette avant de la déposer sur sa table de nuit. Il me plaça contre lui et la fatigue aidant, je m'endormis bercé par sa respiration.

.

.

Ce fut un déplacement qui me réveilla, Draco devant certainement aller aux toilettes. Je me roulai en boule sur l'autre oreiller et tentai de me rendormir quand j'entendis sa voix !

POV Draco

Je n'arrivais pas à dormir. Toute cette histoire était trop lourde pour moi. Il devait même être plus de minuit. Mais je ne voulais pas réveiller mon Bébé pour lui offrir son cadeau.

Je fis tout pour m'endormir quand j'entendis la porte s'ouvrir. Je déposai immédiatement Bébé sur l'oreiller à côté du mien et fis semblant de dormir. Quand la personne parla, j'eus vraiment peur et rouvris les yeux.

- Bonsoir Draco, dit-il.

- Bon… bonsoir Maître, dis-je la voix tremblante.

Je ne m'attendis surtout pas à ce qui allait suivre. Il se plaça au-dessus de moi et mit ses bras de chaque coté de ma tête.

- J'aimerais que tu m'offres mon cadeau, Draco.

Hein !?

Je devais lui offrir un cadeau ?

Personne ne me l'avait dit ça. Salazar, j'avais rien acheté.

- Vu que tu n'as pas l'air de comprendre mon cher…

Je sentis avec horreur sa main sur une partie de mon corps qu'il n'aurait jamais dû toucher. Et sans même avoir le temps de dire quelque chose, je me retrouvai nu. Un sort informulé, me dis-je à moi-même.

- C'est toi mon cadeau Draco. Tu vas être plus que mon bras droit. Tu as l'honneur d'avoir été choisi…

Je tendis le bras pour prendre ma baguette et me défendre, sans même penser une seconde qu'en faisant ça je signais mon arrêt de mort, mais je n'eus pas le temps car ce monstre la balança à travers la chambre.

- Ne joue pas à ça avec moi petit…

Il se tut et ajouta :

- Si tu restes tranquille, ta vie sera sauve.

Il se pencha vers moi, et déglutis puis fermai les yeux. Je ne désirais pas voir ses yeux rouges, ni me faire violer et surtout pas par lui.

- Tu pourrais même y prendre du plaisir, murmura-t-il.

Puis, un cri.

J'ouvris les yeux et vis Bébé griffer le visage de Face de Serpent. Je n'eus pas le temps de le retirer afin le mettre ailleurs, en sécurité, qu'il fut éjecter comme ma baguette l'avait été. Je le suivis des yeux et vis qu'il se cogna violemment au mur.

Je tendis le bras en murmurant son nom et je sentis un corps se placer entre mes jambes. Étrangement, je ne bougeai pas et gardai le regard sur mon chaton qui était toujours à terre, inconscient.

Faites qu'il ne soit pas mort s'il vous plait, priai-je.

Puis je sentis une différence !

Le corps au-dessus du mien était nu et très excité. Je revins alors au présent et commençai à le repousser de toutes mes forces en hurlant qu'il me laisse. Je le suppliais même, mais j'avais beau faire tout ce que je voulais, il n'eut qu'à tenir mes deux poignets au-dessus de ma tête avec sa main pour entrer en moi. Mon corps fut déchiré en mille morceaux à son premier coup de rein brutal. Je criai et tentai de le repousser de toute mes forces en bougeant mon corps et mes jambes mais il me rua de coups de reins tous plus brutaux les uns que les autres.

Je devais tellement crier qu'il plaça sa main dégoûtante sur ma bouche et commença à embrasser mon cou. La douleur était horrible. Je pleurais et hurlais malgré que ma voix ne passe pas sa main.

Je voulais mourir à cet instant, je voulais mourir pour ne plus rien ressentir. Chaque fois que je sentis son sexe entrer en moi de force fut un supplice. Je souhaitais ma mort sur le champ, je ne voulais plus vivre en ayant été souillé par lui…

Je tournai soudain la tête afin d'essayer de voir Bébé, espérant qu'il soit vivant quand je me rendis compte qu'il avait disparu et qu'à l'encadrement de la porte juste là où il avait atterri, se trouvait Potter armé d'une baguette.

Face de Serpent était tellement occupé à me profaner, qu'il ne vit pas. Potter avait une de ses rages dans les yeux que je ne doutais pas du pouvoir de son futur sort qui ne tarda pas à sortir de sa bouche.

- Avada Kedavra, cria-t-il.

Le poids du corps sur le mien disparut pour ne laisser qu'un tas de cendres. Je devins alors hystérique, voulant que cette cendre disparaisse de moi, de mon corps. Je frottai énergiquement. Je pensais tellement qu'elle devait disparaître que je me brûlais la peau à force de frotter. Mais je le sentais encore partout sur moi malgré mes essais.

- Potter enlève-moi ça, enlève-la … enlève cette merde de moi, criai-je.

Mais rien.

Je regardai de nouveau vers lui pour remarquer qu'il était étendu au sol.

Sans plus me préoccuper de lui, je fouillai la chambre des yeux dans le but trouver Bébé, mais il n'était pas là. De peur de voir arriver ici tous les Mangemorts pour me tuer moi ainsi que Potter, mon sauveur, je me levai du lit, passant rapidement un pantalon en laissant échapper un gémissement de douleur dû à mon récent viol et cachai le corps du survivant dans ma salle de bains. Je vérifiai quand même son pouls : il était encore vivant. Tant mieux, je devais le remercier de m'avoir sauvé de…

Je déglutis et partis à la recherche de Severus. Je regardai en même temps si je voyais Bébé. Je ne le vis pas mais je trouvai Severus dans le petit salon, seul.

- Draco, tu n'es pas couché !? Dit-il en se mettant mieux dans le fauteuil.

- Nnn… no…non…

Je fondis en larmes en me jetant dans les bras de mon parrain. Il me tint contre lui et me berça.

- Je sais ce qui t'attend dans trois jours, mais tu devras le faire. Pour toi, pour ta mère et pour moi.

Après un temps indéterminé de pleurs et sanglots, je me relevai et sans rien pouvoir dire, lui pris la main afin de l'emmener dans ma chambre. Quand nous fûmes à l'intérieur, je fermai ma porte et lui dis dans un souffle :

- Potter est dans ma salle de bains, il a tué le Lord alors que ce dernier me violait.

Je tombai à genoux sous la réalité et recommençai à me frottai le corps tout en répétant « je ne voulais pas » « je me suis défendu » « Bébé a disparu » entrecoupé de sanglots.

POV Severus

Le temps que les paroles de mon filleul s'imposent à moi, je restais là, planté devant la porte.

Cet ignoble meurtrier était mort… j'étais libre, le monde sorcier était libre.

Je secouai la tête et vis un Draco fou voulant enlever la suie de son corps… d'ailleurs pourquoi…

Par Morgane !

Je lui jetai un sort de nettoyage et le pris dans mes bras dans le but de l'emmener avec moi à la salle de bains. Il avait besoin de soins au plus vite ainsi que Potter. Draco répétait sans cesse des phrases qui me brisaient le cœur de plus en plus.

Comment le Lord avait pu le violer ?!

Je ne lui connaissais pas ses penchants-là, sinon, je serais resté devant la porte de Draco.

Une fois près du corps de Potter, je vérifiai en un instant ses fonctions vitales avec un sortilège basique de soins et pris ensuite mon pendentif portoloin. Je touchai son corps en veillant à bien tenir mon filleul contre moi et prononçai « Patacitrouille ». L'instant d'après, nous étions dans mes appartements à Poudlard. Je fis léviter le corps de Potter vers l'infirmerie tout en tenant dans mes bras mon filleul qui continuait à appeler son animal de compagnie.


Chapitre 3 publié ^^

Merci d'avoir lu et j'espère qu'il vous a plu.

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 3 republié corrigé le 01 octobre 2012
 

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