Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : La bague de l'amour

Couple de cette fiction : Harry Potter / Draco Malfoy

Rated : M

Particularité : Mpreg de prévue (Grossesse masculine)

Type : Cette fiction est un slash même si une grande partie de l'histoire n'y ressemble pas, alors si ce type d'histoire ne vous plait pas, passez votre chemin.

Résumé : La rentrée en sixième pour Harry signifie aussi son « obsession » pour un certain « Mangemort » ! Mais peut-être qu'une certaine bague léguée pourrait lui faire tourner son obsession envers Draco en « amour » ? Cet amour sera-t-il partagé ?

Béta correctrice : Vivi64

Périodicité des chapitres : Non fixe… pour l'instant.

Disclaimer : Voir chapitre 1

Petit rappel : Voir chapitre 1


Note d'auteure : Sorry pour le retard, mais ayant décroché un job en fin de mois, j'avais pas du tout prévu ne pas avoir le temps d'écrire. D'habitude, je m'y prends à la dernière minute, n'ayant pas le souci du syndrome de la page blanche, mais là, comme on dit, je me suis faite piéger par le manque de temps ! (^-^) Bonne lecture


Chapitre 4.1


POV Harry (Deux jours après l'épisode dans la chambre de Malfoy - Le vendredi 20 septembre 1996)

Bon, je devais avoir un gros problème car depuis mercredi, j'avais encore plus envie de lui, envie de retourner dans son lit, dans ses bras.

Je voyais bien qu'il était ailleurs la plupart du temps perdu dans ses pensées. Et pour ça, la décision de Dumbledore était vraiment pratique. Je pouvais entrevoir le regard vague de Malfoy pendant nos heures de cours communs, je pouvais le voir rester muet avec ses amis. Et le plus bizarre, c'était que moi aussi j'étais comme lui.

J'avais cru pouvoir passer à autre chose mais non ! Être près de lui hier et aujourd'hui avait été difficile. J'avais plus d'une fois voulu lui prendre la main et la poser sur mon sexe, j'avais eu envie d'enfouir ma tête dans son cou et respirer cette odeur qui me hantait depuis notre nuit dans son lit.

J'avais pris conscience de sa beauté, d'une partie de sa personnalité mais avec du recul, j'avais aussi été séduit par son odeur. Cette odeur qui devenait trop présente en classe.

Qu'avais-je fait pour ressentir autant de choses, avoir autant d'envie envers lui ?

- Harry, tu m'écoutes ?

Je regardai mon amie et lui souris.

- Désolée Ginny, je réfléchissais, dis-je en me plaçant mieux sur ma chaise.

- Ok... essaye de rester avec moi car si je ne finis pas ce devoir en DCFM, je vais me faire tuer par le prof !

- Hum, oui !

Le reste de ma soirée, je la passai à aider mon amie pour son devoir. Autant j'étais nul en potions, autant je me surpassais dans cette matière et même Hermione, bon parfois, voire très rarement, me demandait des explications ou une démonstration pour un mouvement de baguette.

Mais le problème était que dans cette bibliothèque, il y avait au fond de la pièce un groupe de Serpentards où notre cher Malfoy faisait son beau. Pendant un bref instant, je l'imaginais en chien, la queue remuant, sortant sa langue et faisant le beau pour avoir un biscuit, mais bien vite mon esprit me fit voir un autre chien, noir... beau et fou-fou.

Repenser à mon parrain me fit mal et malgré le coup d'œil inquiet de mon amie, je fis comme si tout allait bien et l'aidai du mieux que je le pouvais.

J'avais aussi cette désagréable impression qu'elle agissait avec moi d'une autre manière. Elle me touchait sans cesse l'épaule, se penchait au-dessus de moi, m'envoyant son souffle en plein visage. Autant j'aimais, il fallait bien me l'avouer, sentir celui de Malfoy, autant le sien me dérangeait. Je me sentais mal à l'aise, sa poitrine contre mon dos me rendait claustrophobe, ses cheveux balayant ma nuque de temps en temps me donnaient des frissons d'un autre genre que ceux ressentis au lit avec ce blond à la bonne odeur et aux yeux ravageurs.

Et plus j'avançais dans mes pensées, plus j'avais la sordide impression qu'elle agissait avec moi comme je voulais le faire avec lui. Et cela me faisait peur. Car cela ne devait pas être normal pour moi d'être attiré de cette manière envers lui et être de plus vraiment indifférent à Ginny alors qu'avant d'arriver à Poudlard cette année, j'avais eu envie d'être plus qu'un ami pour elle le peu de temps que j'avais passé au terrier...avant qu'il ne soit brûlé par les Mangemorts.

POV Draco (Deux jours plus tard - Le dimanche 22 septembre 1996)

Je chiffonnais une fois de plus mon devoir. Je n'arrivais plus à rien depuis jeudi et cela m'enrageait !

Elle était partout et nulle part à la fois.

Je la cherchais des yeux aux moments des repas, je patientais dans ma chambre devant ma porte, guettant le moindre bruit. Je ne fermais plus un œil et la fatigue prenait possession de moi de plus en plus. Je ne pouvais même pas, en plus, mettre mon insomnie à profit car j'étais un bon à rien. J'avais gâché mon travail fait depuis la rentrée avec cette saleté d'armoire et je devenais fou.

Je ne comprenais pas comment, sachant son sang, elle continuait à m'attirer mais le fait était là : je la voulais encore sous mon corps, gémissante. Je la voulais contre moi, sentir son odeur qui me suivait à chaque heure de la journée. J'avais même eu l'impression que ce satané balafré sentait comme elle mais la réalité m'avait frappé à ce moment précis : Potter ne sentait pas comme elle.

Je n'avais plus que cette odeur si envoûtante dans le nez, que ses yeux derrière les miens, que ses cheveux sous mes doigts, que sa saveur dans ma bouche. En deux nuits, elle m'avait coupé toute envie d'une autre fille, ne voulant qu'elle. Mes moments intimes le matin, sous la douche, étaient remplis d'images d'elle, le peu que j'en avais, et je me sentais impuissant.

Et un Malfoy ne devait pas ressentir ça. En fait, j'étais sensé ne rien ressentir et depuis cette rencontre dans le couloir en début d'année, je ressentais beaucoup trop de choses. J'en venais presque à penser que si je la croisais de nouveau, eh bien je me fondrais en elle avec vigueur et envie. Rien ne pourrait m'empêcher de la prendre à même les murs froids du château. Je pourrais même me mettre à genoux pour une nuit de plus.

Je devenais vraiment cinglé car un Malfoy ne se soumettait jamais, sauf pour le Lord... et encore, je ne comprenais toujours pas pourquoi ma famille était sous ses ordres. Et je l'étais aussi, depuis cet été.

Un frisson de dégoût envers « mon maître » prit possession de mon corps et ma plume trembla au-dessus de mes parchemins vierges, créant de petites taches noires un peu partout. Je la reposai dans son socle et jetai un sort de propreté sur mes pages.

Je devais rendre ce devoir pour le cours de Severus du lendemain matin et je n'arrivais pas à aligner plus de deux parchemins alors qu'il en fallait six. A force d'être près de Potter, je devenais aussi nul que lui, quelle honte !

OoOoOoOoOoO

(Le lendemain matin - Le lundi 23 septembre 1996)

J'écoutais d'une seule oreille Severus donner ses ordres, je voyais Potter trembler en prenant son livre et même ça ne me faisait plus rien. J'avais dû travailler toute la nuit pour arriver à un rendu correct vis-à-vis de la potion tue-loup. Je me demandais d'ailleurs pourquoi avoir choisi cette potion-là pour le devoir. Elle n'était pas vraiment utile... si on partait du fait que les loups-garous devaient être enfermés à Azkaban car ils étaient dangereux.

Je pouvais très clairement me rappeler des anecdotes de ma tante Bellatrix cet été, quand elle me racontait comment Fenrir tuait sans vergogne de petits enfants et des adolescents. Il y en avait même certains qu'il contaminait juste pour s'amuser à détruire leur vie.

Le seul de cette sous-espèce que j'avais rencontré et qui était un tantinet normal, était notre ancien professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Et je n'arrivais toujours pas à comprendre comment le vieux citronné avait laissé ce monstre donner cours à des enfants sans défense.

- Monsieur Potter, dix points en moins pour non assistance à Monsieur Malfoy pour sa potion, dit Severus de sa voix froide et cassante.

Je regardai mon chaudron où je n'avais rien fait, je n'étais même pas allé chercher mes ingrédients et c'était le balafré qui se faisait gronder... quoi de meilleur ?

Puis Potter se pencha pour s'appliquer à « m'aider » pour ma potion, et une fois de plus, l'odeur d'Alice envahit mon esprit. Plus rien n'avait d'importance que cette fragrance légère mais si profonde. Je ne savais même pas différencier les différentes senteurs... impossible.

OoOoOoOoOoO

La grande salle était remplie de bruit, Pansy me faisait les yeux doux depuis mon arrivée à table. Je pouvais entendre clairement Blaise se demander à voix haute ce qui m'arrivait, mais je ne voulais pas mettre des mots là-dessus. J'avais la tête retournée et mon regard scrutait une fois de plus chaque table pour la voir. Je ne savais même pas quoi lui dire si je la revoyais... je savais juste que je voulais passer un autre moment avec elle.

Dans le fond, Théodore avait raison une fois de plus. Rien n'était mieux qu'avoir une seule fille dans son lit, mais une qui pouvait nous faire tourner la tête. Je l'avais traité d'idiot en lui affirmant que rien n'était mieux que de changer le plus souvent de partenaire mais là, je ne voulais qu'elle. Je ne ressentais pas l'envie de draguer, faire mon petit baratin aux premières filles faciles dans les couloirs... je voulais juste...

Je voulais quoi en fait ?

La revoir... ça oui ! Mais ensuite ?

Je ne pensais pas être un homme pour une seule femme, je ne me voyais pas rester « fidèle », j'aimais la diversité. Heu non, pas ça, sinon Blaise me sortirait une fois de plus que je devais élargir mon horizon aux mecs et ça, je ne le voulais pas.

Je ne comprenais même pas pourquoi il me disait ça depuis l'année dernière... je ne matais pas les garçons dans le vestiaire, je regardais juste leur taille comparée à la mienne. Tout le monde faisait ça !

- Bon, tu vas me dire ce qui t'arrives Draco ?

Je me tournai vers la gauche et en voyant son regard, celui qui me montrait que j'étais son ami et lui le mien, le seul vrai ami que j'avais, je lui fis un signe affirmatif de la tête.

- Rejoins-moi dans ma chambre ce soir, dis-je en reprenant mon repas là où je l'avais laissé.

POV Harry (Même jour en soirée - Le lundi 23 septembre 1996)

Je n'aurais pas dû être là, je n'aurais pas dû le surveiller une fois de plus à l'aide de la carte, je n'aurais pas dû non plus quitter mon dortoir et me transformer en Alice, mais je l'avais fait. Et j'étais là, assis nonchalamment sur un appui de fenêtre sachant qu'il allait passer par ici.

J'avais deux possibilités : soit il me baisait ici même, soit il me cracherait à la figure les si beaux compliments qu'il avait envers Hermione et les autres Sang-de-bourbes de Poudlard.

J'avais enfilé ma jupe qui avait subi un sort de propreté, j'avais aussi dû ouvrir un nouveau paquet de sous-vêtements car je ne retrouvais pas ce truc qui servait de boxer pour une fille. J'avais même fait l'effort de mettre cette chose douloureuse pour le dos et qui mettait en avant mon torse, ou plutôt ma poitrine. Et je me sentais bête, sur ce mur froid, le regard sur la porte en face, les pieds se balançant dans le vide.

Et le pire dans cette situation, c'était que je pouvais sentir cette humidité dans mon sous-vêtement rien qu'à l'idée qu'il pourrait refaire ce que nous avions fait la première fois, dans ce même couloir.

Un bruit de pas se fit entendre et je restai droit, essayant de montrer que je ne savais pas qu'il passerait par ici, sauf que, plus les pas se faisaient proche, plus j'avais la sordide impression qu'il y avait plus d'une personne...

POV Blaise (Retour en arrière - Le lundi 23 septembre 1996)

Je le pensais intelligent mais non !

Cet idiot ne se rendait même pas compte qu'il était mordu de cette fille, cette Alice, dont nous ne savions rien. Elle ne me disait rien et si j'en croyais ses dires, il ne la voyait jamais lors des repas. Il ne savait rien d'elle à part son sang.

- Tu comprends ? Me demanda-t-il.

- Ma foi oui Draco... je comprends parfaitement que tu sois amoureux...

- Je ne suis pas amoureux, rétorqua-t-il avec hargne en se relevant du fauteuil où il était assis.

- Si, tu es amoureux... et cela est une bonne chose ! Sois enfin toi-même bon sang.

- Tu crois que c'est facile ! Cria-t-il.

- Non, mais tu n'es pas seul ! Je t'ai déjà dit que je te suivrai n'importe où... on est amis, frères même, dis-je en me levant et en venant le prendre dans mes bras.

Comme rarement, il sanglota dans mes bras. C'était dur pour lui de se rendre compte que sa vraie nature refaisait surface. Je connaissais son terrible secret, celui qu'il tentait de cacher sous son apparence, mais moi, j'aimais tellement le vrai lui, celui qui était présent dans nos moments seul à seul. Et dieu que j'aimais cette Alice pour lui avoir fait ouvrir les yeux.

Bon, je devais avouer que tomber amoureux aussi vite était vraiment bizarre mais tout y était. Son envie d'elle, son envie d'être seulement près d'elle, ses pensées tournées vers cette fille, son odeur qui ne le quittait plus, son cœur qui battait la chamade aux simples souvenirs de leurs moments. Et cette connexion entre eux...

Je l'avais ressenti moi aussi ce sentiment, envers une moldue pendant les vacances d'été, mais mon histoire était moins belle que celle-ci. J'avais été suivi et ma douce, ma Solange, était morte d'un sort impardonnable lancé par ma mère. Je la haïssais à ce moment plus que jamais et je l'entendais encore me dire à son retour :

« Ne dévie plus jamais mon fils, je déteste me salir les mains en tuant un moldu. »

Etrangement, j'avais compris. Mais je n'avais rien montré. Pourquoi ? Voldemort ! J'étais destiné comme mon frère de cœur à rejoindre ses rangs en fin d'année et je ne voulais pas perdre la vie en refusant. J'allais tout faire pour exécuter les ordres et suivre mon ami dans cette tâche.

- Ca te dit de venir avec moi réparer cette armoire ? Entendis-je tout bas.

- Allez, je n'ai rien de mieux à faire.

Nous devions être forts... et cela, à deux, était plus facile. Draco n'était pas cet être arrogant, froid et coincé des sentiments. Seulement, il fallait bien regarder pour s'en rendre compte.

- Tu crois qu'un jour, on pourra faire ce que l'on veut ? Me demanda-t-il en sortant de sa chambre.

- Oui... un jour on habitera dans la campagne et on fera du bon vin toi et moi, répondis-je en riant.

Il grimaça car il détestait le vin, et, dans une bonne ambiance, autre que celle d'il y avait encore un instant, nous marchâmes en silence vers cette salle spéciale.

- Si tu veux te sortir ta beauté de la tête, fréquente Pansy, lançais-je mi-figue mi-raisin.

- Autant sauter de la tour d'astronomie de suite, me dit-il en me tapotant l'épaule.

Comment pourrait-on deviner la réalité en le regardant ?

Il me sourit, d'un sourire qui illuminait ses yeux et je ne pus que lui rendre son geste. Nous nous étions trouvés en première année et je mourrai à ses côtés pendant cette guerre. Certains sorciers avaient leurs familiers, moi j'avais Draco et il m'avait moi. Une amitié plus forte que toutes les autres... même plus forte que celle qui unissait le trio d'or. En parlant d'eux, je commençais à me demander pourquoi je regardais toujours leur table et plus précisément...

POV Draco

L'avoir à mes côtés ce soir me faisait du bien. Devant les autres Serpentards, nous devions jouer notre rôle mais là, j'avais mon ami... et me confier à lui m'avait fait du bien.

Par contre... ce qu'il m'avait dit me faisait peur car...

- Fais chier, ce putain d'escalier s'est fait la malle ! S'exclama Blaise.

- Pas grave, on n'a qu'à attendre qu'il revienne, dis-je en m'appuyant contre le mur, entre la danseuse aux sirènes et le baron vampire qui était absent de sa toile.

OoOoOoOoOoO

Nous étions enfin au septième étage et seul le bruit de nos pas sur les dalles envahissait le silence des couloirs éclairés par les rayons de la lune qui traversaient les fenêtres bordant ce corridor.

Seulement après être arrivés à mi-chemin de celui-ci, mon cœur rata un battement. Je vis de magnifiques jambes bouger dans le vide. Et là, je sus. C'était elle, cela ne pouvait être qu'elle ! Et mon regard remonta le long de ses mollets, de sa cuisse gauche, que je voyais.

Je ne savais pas ce qui avait alerté mon ami mais il me murmura :

- Si tu me dis là tout de suite que cette fille n'est pas ton Alice, je te laisse réparer ton armoire tout seul pour passer un moment avec elle si Salazar le veut bien.

- Alors je suis dans le regret de te dire que cette fille est mon Alice.

Mon ... était-elle seulement à moi ?

D'un point de vue sang et pureté, oui ! Je l'avais pénétrée le premier, alors j'avais tous les droits sur elle mais m'entendre penser ainsi me fit grimacer. Malgré son sang impur, elle n'était pas un bout de viande. Et puis pourquoi mon cœur battait-il si vite à sa vue ? J'aurais dû être indifférent, de part sa nature, si je pouvais le penser ainsi.

- Je te laisse ou pas ?

- Non, murmurai-je, ressentant soudain la peur de me laisser aller à mes désirs.

- Ok.

Il posa une fraction de seconde sa main sur mon épaule, certainement pour me montrer son soutien et nous passâmes quelques secondes plus tard devant elle. Je ne lui lançai même pas un regard et continuai ma route. Ce ne fut qu'au bout du couloir, en tournant au coin, et m'enlevant de sa vue, que je me posai contre le mur.

- Pourquoi tu ne lui as pas parlé ?

- J'ai peur je crois, dis-je en me laissant tomber à terre la tête dans mes mains.

- Peur de quoi ?

- Je ne sais pas... JE NE SAIS PAS, criai-je tout à coup.

Il plaça sa main sur ma bouche et fit non de la tête.

- Écoute-moi bien Draco... tu vas retourner la voir et lui parler. Tu vas trouver un moyen de la revoir et de laisser cette façade du bon Malfoy de côté ! Tu vas vivre bon sang...

Je crispai les mâchoires et après un regard noir envers mon ami, je fis le chemin inverse. Elle était toujours là, et tout en avançant vers elle, sous son regard, car elle me regardait, je me disais que mon ami n'avait pas dû me convaincre beaucoup pour que je l'écoute.

Plus j'avançais et plus je revoyais ce moment si... stupéfiant de ma vie.

Avait-il raison ?

Etais-je l'exception à ma famille ?

Je ne savais pas, mais je savais que même si j'affichais ce visage sans expression, j'avais envie de sourire comme un idiot à la vue de ses yeux brillants.

- Alors Malfoy, tu es toujours vivant malgré le choc de ma révélation, me dit-elle froidement.

- Oui, comme tu le vois, dis-je en surjouant et en tournant sur moi-même tel un mannequin.

- Et que fais-tu là, à parler à une Sang-de-bourbe ?

- La question est : qui es-tu Alice ?

- L'impure qui a couché avec toi, me répondit-elle en sautant à terre et en prenant le chemin des escaliers.

- Oublions ce détail un instant, lui dis-je en la retenant par le bras.

- Oh... cela est un détail pour toi ?

- Oui... une fille comme toi qui baise aussi bien, qui écarte les cuisses comme tu sais si bien le faire...

Je ne finis pas ma phrase car elle me gifla. Bizarrement, je m'y attendais et c'était peut-être pour ça que je l'avais provoquée.

- Tu n'apprends rien de tes leçons, dis-je en la tirant vers ma chambre.

- Que fais-tu ? Me demanda-t-elle en freinant tant bien que mal notre progression.

- Je nous mène à ma chambre pour te posséder !

- Et si je ne veux pas ?

- Tu assumes tes gestes, dis-je plus froidement que je ne l'aurais voulu.

- Alors c'est ça... tu veux coucher avec moi de nouveau et tu trouves ce prétexte ?

Je me stoppai et la regardai.

Elle avait raison ! Bon sang, elle avait raison !

- Écoute Malfoy... on va mettre carte sur table toi et moi, me dit-elle en défaisant la prise que j'avais sur son bras. Tu veux coucher avec moi et bizarrement, j'en ai envie aussi. Alors, ne pouvons-nous pas nous comporter comme des adultes, aller dans ta chambre, faire ce que l'on désire et se quitter juste après ?

- Juste après ?

- Oui... mais pas aussi vite que l'autre fois sinon je ne profite pas, me dit-elle en croisant ses bras sur sa poitrine.

En voyant son geste, je revis toutes ces fois où le balafré l'avait fait en répondant à mes piques. Je secouai la tête et l'instant d'après je repris le chemin de ma chambre tout en énonçant certaines règles pour mon bien-être mental :

- Je suis d'accord avec ton offre mais il y a certaines conditions, dis-je. Je ne veux pas que tu pleurniches quand tu devras quitter ma chambre après... je te laisse maximum cinq minutes après notre affaire pour quitter les lieux. Ensuite, je ne veux pas que tu parles de nos rendez-vous...

- Nos ?

- Eh bien oui, autant se revoir quelques fois par semaines...

-...

Tomberais-je aussi bas ?

- Que dirais-tu d'une fois tous les deux jours ? Proposai-je peu sûr de moi.

Je ne pouvais décemment pas lui demander de la voir toutes les deux heures... si ?

- Pour l'instant, je n'y vois pas d'inconvénient, me dit-elle en descendant les escaliers.

Je vis malgré moi sa jupe remonter suite aux mouvements de ses jambes, et, honteux, je pus sentir mon sexe réagir.

- Mais j'ai aussi une condition ! Je ne toucherai jamais ton sexe.

Je stoppai ma marche et la repris deux secondes plus tard.

Etrangement le silence combla le reste du trajet et une fois devant le tableau gardant ma chambre, je dis mon mot de passe, que j'allais devoir absolument changer à son départ, et je l'entrainai poliment à l'intérieur.

Je veillai à refermer soigneusement la porte et lançai un sortilège de silence au cas où.

Quand je me tournai vers elle, je fus saisi de voir qu'elle se déshabillait.

- Dépêche, je n'ai pas toute la nuit, me dit-elle en enlevant son chemisier.

Je gardai mon regard sur cette peau dévoilée et sur ce bout de tissu blanc qui me cachait un peu trop sa poitrine. Je pouvais aussi sentir mon cœur battre à un rythme fou, battant à plate couture celui d'un vif d'or et je fis tout pour que mon visage reste impassible.

C'était une chose de ressentir ce truc envers elle, d'entendre mon ami me dire l'évidence mais cela en était une autre de lui montrer à elle. Elle ne devait pas savoir, elle ne devait pas s'en rendre compte. Sur cette décision, je commençai aussi à me dévêtir mais sans aller trop vite. Je prenais le temps de plier mes vêtements au fur et à mesure qu'ils quittaient ma peau.

Bien vite, je me retrouvai en boxer, devant elle, déjà nue, jambes écartées sur mon lit. J'avais une vue sur son intimité qui me rendit fébrile et je lui en voulais pour ça. Elle, elle était là, le regard dirigé vers le plafond, ne posant même pas ses yeux sur moi.

Qui était utilisé ici ?

Je ne saurais le dire en cet instant. Je ne connaissais rien de cette Alice, sauf qu'elle séjournait avec toute vraisemblance à Poudlard, qu'elle devait avoir entre quinze et dix sept ans, qu'elle était d'origine moldue et qu'elle m'attirait comme jamais aucune autre fille ne l'avait fait.

- Malfoy, si tu ne viens pas tout de suite, je repars !

Je serrai les lèvres pour ne pas lui rétorquer qu'elle n'avait qu'à quitter cette chambre si elle n'était pas contente, car c'était bien la dernière chose que je désirais.

Je soufflai pour me donner du courage et avançai vers mon lit avec une seule phrase : ne rien montrer.


Voilà, le chapitre 4.1 est publié. Il fait 11 pages et 4.011 mots.

J'espère qu'il vous a plu !

J'avais aussi envie de donner un minuscule, riquiqui rôle à cette bonne vieille Romilda car je l'ai aimée dans le film « Le Prince de sang-mêlé ».

Je pense aussi que Blaise reviendra de temps en temps car il a un rôle plus important dans la seconde partie de cette fiction.

Je vous laisse ici, en espérant vous retrouver en review.

Merci d'avoir lu jusqu'ici et à très bientôt,

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 4.1 republié corrigé le 01 juin 2011
 

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