Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : La bague de l'amour

Couple de cette fiction : Harry Potter / Draco Malfoy

Rated : M

Particularité : Mpreg de prévue (Grossesse masculine)

Type : Cette fiction est un slash même si une grande partie de l'histoire n'y ressemble pas, alors si ce type d'histoire ne vous plait pas, passez votre chemin.

Résumé : La rentrée en sixième pour Harry signifie aussi son « obsession » pour un certain « Mangemort » ! Mais peut-être qu'une certaine bague léguée pourrait lui faire tourner son obsession envers Draco en « amour » ? Cet amour sera-t-il partagé ?

Béta correctrice : Vivi64

Périodicité des chapitres : Non fixe… pour l'instant.

Disclaimer : Voir chapitre 1

Petit rappel : Voir chapitre 1


Notre d'auteure : Je tiens à m'excuser pour cette attente. J'espère que ce chapitre vous plaira !

MERCI à toutes les personnes qui m'ont envoyée une review, alertes et autres. Cela me fait super plaisir ! (^-^)

Bonne lecture

Jes Cullen-Malfoy


Chapitre 2


POV Harry (Après l'épisode du couloir - le dimanche 08 septembre 1996)

Je venais de sortir de ma douche et malgré tout ça, je me sentais encore sale, souillé de l'intérieur.

Comment avais-je pu me laisser faire ?

Comment avais-je pu prendre autant de plaisir à me faire baiser dans un couloir sombre de l'école ?

Mon estomac se retourna à ce souvenir encore trop proche et je dus me concentrer pour ne pas vomir. Mon cœur se serra quand tout me revint en boucle dans la tête.

Je me glissai sous la couette, en fermant fortement les yeux pour essayer de chasser l'image de son visage et laissai couler mes larmes silencieusement.

Je voulais juste oublier.

OoOoOoOoOoO

- Harry, réveille-toi… on va être en retard en potions !

RON !

Je me forçai à ouvrir les yeux. Quand ils furent bien ouverts, je levai mon bras pour chercher mes lunettes à tâtons. Une fois mises, je vis mon ami devant mon lit, tout habillé et certainement en train de m'attendre.

- Vas-y sans moi Ron ! Je te rejoins dans la grande salle dans une quinzaine de minutes.

- Mais on a potions dans à peine quinze minutes justement…

- Ron, s'il te plaît, vas-y sans moi ! Je suis assez grand pour savoir ce que je fais.

Je voulais être seul ! Pas dur à comprendre.

- Ok, Harry. Ne traîne pas trop sinon Snape ne va pas se gêner pour te donner une retenue.

Je le vis sortir du dortoir et dès qu'il fut parti je me ruai vers la salle de bains. J'avais passé tout ma journée du dimanche sous ma couette et là, je ressentais le besoin de me laver, effacer. Sans rajouter à ça que j'avais mal dormi, que mes yeux me brûlaient à force d'avoir pleuré et que j'avais d'horribles maux de ventre.

J'allumai l'eau pour qu'elle soit la plus chaude possible et commençai à me savonner la peau comme si je voulais l'arracher.

Je faisais juste un cauchemar ! Je devais simplement me réveiller !

Mais je ne me réveillais pas et j'avais toujours cette sensation désagréable d'avoir fait cette chose avec mon ennemi et pire, avec un garçon !

Après un temps indéterminé à enlever toute trace en me lavant tout le corps tout en insistant sur l'intérieur de mes cuisses, ce qui me fit devenir plus rouge qu'une écrevisse et où des petites gouttes de sang commençaient à perler, je sortis de la cabine et me séchai sans entrain. Je me brossai ensuite les dents quatre fois.

J'avais encore l'impression de sentir sa langue dans ma bouche et la nausée revint au galop. J'avais ce besoin de me désinfecter de ce Mangemort, je devais en enlever toute trace. Quand je saignai trop des gencives pour continuer, je rangeai ma brosse et mon tube de dentifrice puis je me dirigeai vers la chambre. Sachant que je ne pourrais rien avaler, je finis par m'habiller et pris la direction des cachots.

Quand j'atteignis enfin la porte du cours de potions, je pouvais sentir mon corps trembler. Et même si d'habitude j'avais cette réaction quand j'étais en retard au cours de la chauve-souris, cette fois-ci j'avais cette réaction car j'allais le revoir… voir son visage qui m'avait hanté toute la journée d'hier ainsi que la nuit.

Je soufflai trois fois et toquai à deux reprises.

- ENTREZ !

Rien qu'au son de la voix de Snape, je pouvais déjà parier que j'allais me gagner au moins deux semaines de nettoyage de chaudrons !

POV Draco (Même jour - le lundi 09 septembre 1996)

Quand je m'étais réveillé ce matin, j'avais dû soulager mon érection. Je devais dire aussi que cette petite baise tardive du samedi m'avait retourné le cerveau. J'avais même été incapable de faire mon boulot correctement. Et maintenant, j'étais là, à commencer cette potion trop facile. Je pouvais sentir aussi que mon parrain était d'une humeur massacrante. Mais bon, pas étonnant ! Potter n'était pas encore présent au cours.

OoOoOoOoOoO

Je tournais ma potion dans le sens contraire des aiguilles d'une montre quand j'entendis :

- ENTREZ !

Ah, génial, j'allais assister à l'assassinat du balafré.

- Alors Monsieur Potter, vous vous estimez si fort en potions que vous vous permettez d'arriver treize minutes en retard à mon cours !

Je redressai ma tête de mon chaudron pour admirer la descente de Potter quand je vis que celui-ci avait étrangement baissé la tête. D'habitude, il ne baissait jamais la tête ! Que lui arrivait-il ?

Je le vis amorcer un mouvement pour rejoindre sa table au fond où ses deux « amis » l'attendaient, quand mon parrain repris la parole.

- J'ai bien peur de devoir vous diriger ailleurs, Monsieur Potter ! Veuillez vous asseoir à la pace de Monsieur Zabini !

Je souris en pensant que Potter serait éloigné de ces deux idiots quand une chose me fit soudain tilter ! J'étais avec Blaise !

- Je refuse d'être assis près de cette chose, dis-je alors avec véhémence.

- Monsieur Malfoy, sachez que je n'y suis pour rien, ce sont les directives de « notre cher » directeur. Maintenant, Monsieur Zabini, voulez-vous quitter la table et prendre place près de Nott et vous, dit-il en pointant le balafré, prenez place avec Monsieur Malfoy et tâchez de ne pas faire exploser son chaudron.

Je lançai un regard noir à mon « cher » parrain et vis malgré tout mon ami quitter ma table. Sans même un regard envers Potter, je repris l'élaboration de ma potion. Mais je pouvais quand même sentir sa présence près de moi et cela faisait monter en moi ces sentiment si connus de colère et de haine.

POV Harry

C'était ça le projet dont Dumbledore m'avait parlé ! Allais-je devoir m'asseoir à côté de Malfoy toute l'année ? J'étais dans mes questionnements intérieurs quand je vis tout à coup un bras passer devant moi et instinctivement, je me reculai en déglutissant.

- Du calme Potter ! Je prends seulement la racine de mandragore. D'ailleurs, je ne te ferai rien ici, je ne suis pas fou ! Mais dès que l'on sera sortis d'ici, tu vas tâter de ma baguette Potter ! Me dit-il d'une voix tranchante et basse.

Mon angoisse revient aussi vite qu'elle était partie surtout au mot « baguette » qui me rappelait un peu trop l'épisode de la veille. Je me mis à trembler et je pus sentir monter en moi la nausée. Sans même avertir Snape, je me ruai vers les toilettes.

J'ouvris la première cabine, me penchai sur la cuvette et vidai mon estomac déjà vide. J'étais sûr que je devais ressembler à un désespéré, là, vomissant de la bile quand sa voix retentit.

- On est malade Potter !

Je m'étranglai et tournai la tête pour voir Malfoy entrer.

- Je devrais être flatté que tu vomisses de peur pour moi, mais vu que le professeur Snape m'a forcé à venir voir ce que tu faisais, je suis plus enclin à t'en vouloir, vois-tu ?

Il s'approcha de moi et sans plus de cérémonie, il me prit la tête par les cheveux et la claqua sur la planche des toilettes. J'entendis très distinctement l'os de mon nez se casser, à nouveau.

- Et sois heureux que je ne te fasse pas manger ton vomi, sale véracrasse !

Il sortit des toilettes sans rien dire de plus et je pris du papier pour ralentir mon saignement ! Ce fils de pute venait de me casser à nouveau le nez ! J'avais tellement mal que je pouvais sentir les larmes couler toutes seules.

Quand je ne sentis plus ma douleur au ventre, je me relevai et pris le chemin de l'infirmerie, Tonks n'étant pas à proximité pour me soigner.

OoOoOoOoO

- Tu devrais quand même le dire au directeur Harry !

- Hermione, laisse-moi tranquille ! Je ne vais rien dire et je vais éviter Malfoy dorénavant.

- Moi, je dis que tu devrais lui rendre la pareille ! Dit Ron en bougeant son pion.

- Je vous dis que ce sont mes affaires et que je ne vais ni lui casser le nez, ni le dire à Dumbledore ! Répondis-je en colère.

Je me levai du divan et montai dans le dortoir. Je pus quand même entendre.

- Tu vois ! Tu as réussi à le faire fuir avec ton idée de le dire au directeur.

- Oh Ron, joue et tais-toi !

Je pénétrai dans le dortoir pour voir que Neville, Dean et Seamus jouaient à la bataille explosive. Ils me demandèrent si je voulais jouer, mais je leur fis un signe de tête négatif. Je me barricadai dans mon lit en fermant les rideaux et en lançant un sortilège de silence. Les autres soirs, je veillais à sortir discrètement et me mettais à suivre Malfoy mais aujourd'hui, je ne savais pas si je pouvais le faire. Je pris donc la carte et le surveillai, mais comme les autres jours, à un certain moment, il disparut. Il allait certainement dans la salle sur demande.

Il était malin le Serpentard, car même si je connaissais l'emplacement, je ne pourrais pas pénétrer dans la même pièce que lui, ne sachant pas à quoi il pensait.

Je me forçai à rester éveillé pour avoir une idée du temps qu'il passait dans cette salle, mais je dus m'endormir avant car je me réveillai en sursaut suite à un cauchemar, qui n'était autre que la scène de la veille, vers trois heures du matin. Je pus à ce moment là voir sur la carte que Malfoy était déjà dans sa chambre de préfet.

POV Draco (Neufs jours plus tard - le mercredi 18 septembre 1996)

Je m'activais en elle comme un perdu mais je ne ressentais pas les sensations vécues avec mon inconnue. Et cette constatation me mit en rogne, car depuis cette fois-là, je ne prenais plus autant de plaisir et cela m'agaçait énormément. Pour en finir au plus vite, je me mis à genoux devant elle et la rapprochai par les hanches pour la pénétrer plus vite, plus durement et plus profondément.

Ses cris auraient été très plaisants dans une autre situation, mais là, je voulais qu'elle se taise. Je fondis sur sa bouche et après quelques mouvements de reins, je la sentis se resserrer autour de mon sexe et, lancé par cette sensation, je me vidai en elle. Je bougeai encore deux à trois fois avant de lui dire sans attendre, tout me plaçant sur le dos :

- Tu peux t'en aller.

- Quoi ?

- Je viens de dire que tu pouvais partir ! Tu es sourde ?

- Mais… mais…

- J'ai été clair pourtant dès le départ ! Un coup d'un soir et basta ! Alors, maintenant, tu te rhabilles et tu quittes ma chambre.

Je voulais être seul pour revivre encore le souvenir de mon inconnue qui revenait sens cesse dans ma tête même pendant que je prenais du plaisir avec une autre fille, mais ma dernière conquête d'un soir s'obstinait à rester dans mon lit. Elle me regardait comme un poisson hors de l'eau qui cherchait son oxygène. L'image de mon sexe dans cette bouche s'ouvrant et se fermant s'imposa à moi. Je dus secouer la tête pour la faire disparaître.

- Salaud ! Espèce de salaud !

Elle se jeta sur moi, me sortant de mes pensées, mais n'eut pas le temps de me blesser avec ses poings.

- Tu te calmes oui !

- Tu m'as dit… tu m'as dit que …

- Je t'ai dit que ce serait une baise et rien de plus…

Je me relevai du lit, mis mon boxer qui trainait à terre, empoignai ses vêtements et sans ménagement, je lui pris le bras.

- Mais que fais-tu ? Demanda-t-elle.

- Vu que tu ne pars pas de toi-même et que tu me casses les oreilles à pleurnicher, je te jette dehors !

Sans plus de cérémonie, j'ouvris ma porte et la jetai dehors. Je restai choqué sur le pas de ma porte car elle se trouvait là, devant moi, contre le mur, tout aussi surprise de me voir.

- T'es qui toi ? Sa prochaine baise ? Dit ma conquête d'un soir tout en se rhabillant sommairement.

-…

Je ne pouvais que rester là, à la regarder, elle qui hantait mes rêves tous plus érotiques les uns que les autres depuis notre petit moment dans les couloirs.

Pov Harry (Retour en arrière d'un jour - le mardi 17 Septembre 1996)

Il m'embrassait le cou et passait ses mains sous mon t-shirt, me provoquant des milliers de frissons. Mais j'en voulais plus, je ramenai donc sa bouche contre la mienne et enfonçai ma langue pour connaître tout de cette cavité si délicieuse.

Ses mains étaient, elles, toujours sur mon corps, descendant vers mon abdomen où il glissa un doigt sous l'élastique de mon sous-vêtement.

- Je te veux, dit-il tout contre ma bouche.

- Moi aussi, dis-je en bougeant des hanches et en allant lui mordiller le cou.

Je sentis alors mon boxer être enlevé et une main empoigner mon sexe déjà dur.

Je me réveillai en sursaut comme chaque nuit depuis une semaine. Je ne m'habituais toujours pas à ce rêve des plus excitants mettant en scène Malfoy et moi… surtout que j'étais en garçon et pas en version fille.

Sentir que mon sexe était au bord de la délivrance dû à ce rêve me troublait bien malgré moi et je passai la main sous mes couvertures pour me libérer. Il ne me fallut que quelque allées et venues pour éjaculer entre mes doigts.

Je fermai un instant les yeux en imaginant ce que cela pourrait être d'avoir ses doigts à lui à la place des miens et les battements de mon cœur s'accélèrent. Je mis un petit moment pour me remettre de mon plaisir et pris ma baguette à tâtons sur ma table de nuit pour formuler un sort de nettoyage avant de me rouler en boule.

Je devenais fou. Chaque nuit, depuis une semaine, je rêvais de lui, ses mains sur moi, sa bouche contre ma peau. Chaque cours commun était un supplice où le côté rationnel, celui qui voulait vomir rien qu'en le voyant, perdait du terrain sur celui de mon désir. J'avais pris du plaisir dans ses bras, en fait contre le mur mais c'était pareil, et là, je devenais fou au point de me caresser en pensant à lui : Draco Malfoy !

Je ne pouvais pas laisser de côté le désir, l'envie de lui gagner. Je ne le suivais plus que par le biais de la carte. Je ne lui adressais plus la parole de la journée, même pour l'insulter sauf en réponse à certaines de ses attaques. Dumbledore croyait certainement que l'entente entre les maisons en était la cause mais en réalité, depuis une semaine, je ne souhaitais plus que lui sauter dessus pour l'embrasser… mais j'étais Harry, le Harry qu'il continuait de regarder avec haine, dégoût et mépris.

Je voulais tellement revoir son regard rempli de désir, d'envie sur moi comme il l'avait fait dans ce couloir sordide avant de… de me… baiser. Ce mot me fit mal en pensée, mais c'était ce qu'il avait fait : il m'avait baisé et cela avait était tellement bon.

Je soupirai de lassitude et décidai que me rendormir était encore la meilleure solution. Au point où j'en étais, je préférerais vivre dans un rêve avec lui plutôt que de me torturer l'esprit éveillé.

OoOoOoOoO

- Harry ? Ca va ? Demanda Hermione.

- Oui, oui, dis-je rapidement en tournant mon chocolat chaud. Je suis juste un peu fatigué.

- Ok… mais si tu as besoin, je suis là, hein !

Je relevai mon visage vers elle et lui fis un sourire. Elle était géniale comme amie, mais je ne pouvais pas me confier à elle, comme je ne pouvais le faire avec Ron. Ils ne me comprendraient pas, d'ailleurs, je ne me comprenais pas moi-même.

- Allez les garçons, sinon on va être en retard au cours de sortilèges !

- Attends encore deux secondes, dit Ron en train de prendre de nouveau un pain au chocolat.

- Emporte-le, idiot ! S'exclama Hermione en se levant et en mettant son sac sur son épaule.

Je fis comme elle, non sans prendre un croissant pour la route que je mangeai tout en me dirigeant vers mon cours. Une fois arrivé devant la porte, je pus voir que les Serpentard étaient en classe. Avec un sourire compatissant, mes amis me quittèrent pour me laisser prendre place comme depuis quelque temps à côté de lui. J'avais été en colère contre Dumbledore en voyant qu'à chaque cours en commun avec les Serpentards, il avait donné comme instruction de me placer avec Malfoy. Mais avec du recul, je ne savais plus si je devais lui en vouloir ou le remercier.

Bien évidement, il resta de marbre et il n'allait pas me lancer un seul regard du cours. Moi je faisais la même chose mais mes pensées n'étaient tournées que vers lui, lui, lui et toujours lui. Il en devenait une obsession !

Malsaine, écœurante, mais pourtant elle dominait tout ces derniers temps !

Je passais tout mon temps le soir avec la carte à guetter le moindre de ses mouvements, je regardais avec un plaisir malsain ses entrainements de Quidditch de loin et je devais avouer que j'aurais aimé maintes et maintes fois être présent dans leurs douches.

- Monsieur Potter !

Je revins à moi à l'appel du professeur.

- Oui, professeur ?

- J'aimerais que vous écoutiez mon cours au lieu de regarder votre voisin !

Je rougis à cette constatation du professeur et baissai la tête.

- Qu'est-ce qu'il y a Potter ? Je suis tellement beau que tu ne peux plus de passer de me regarder ? Ou cherches-tu seulement un moyen de me casser le nez comme je l'ai fait avec toi ?

Il rit et sa dernière phrase avait sonnée très ironique mais je n'avais qu'une envie, lui répondre que non, je le trouvais juste trop bandant pour mon propre bien et que s'il pouvait juste me baiser de nouveau, j'en serais content. Evidemment, je ne dis rien de tout ce qui aurait voulu sortir et tout en délicatesse, je lui écrasai le pied. Je ne devais pas non plus me laisser faire, cela serait trop flagrant pour lui !

- C'est tout ce que tu es capable de faire Potter ? Tu devras passer la nuit avec madame Pomfresh quand je te croiserai seul dans les couloirs !

- Tu seras avec moi dans ce cas, répliquai-je avec ma voix la plus froide possible.

Il ne me dit plus rien et le cours se termina dans le calme. Le reste de la journée passa aussi vite avec cette sensation de vide qui les caractérisait toutes depuis quelques jours. Tout avait perdu de son sens, de son importance. Et la culpabilité qui m'accablait en grande partie n'arrangeait pas mon moral.

Je m'en voulais à chaque fois que je pensais à lui, à mes envies de lui. J'oubliais tout le reste, la mort de Sirius, la mort de mes parents et celle de Cédric. Je ne pensais même plus à la guerre et à mon combat. Et je devais avouer que si j'espionnais Malfoy avec la carte chaque soir, ce n'était plus particulièrement pour savoir ce qu'il mijotait mais plutôt pour voir chaque soir avec qui il allait coucher. Car même s'il ne baisait pas tous les jours, le point qui l'accompagnait n'était jamais le même. J'étais démoralisé.

Même si je prenais mon courage à deux mains pour me retrouver de nouveau devant lui en fille, il ne me toucherait plus. Et ce constat me fit étrangement mal.

OoOoOoOoO

J'étais bien au chaud sous ma couette, bercé par les divers bruits que mes camarades de dortoirs faisaient pendant leur sommeil et j'étais sur le côté, comme chaque soir, le regard rivé sur leurs points. Et j'enviais cette fille en cet instant. Encore plus que d'habitude.

Pris d'une impulsion, je me relevai et sortis du lit non sans oublier ma précieuse bague que j'avais rangée dans ma table de nuit pour éviter la tentation de me transformer de nouveau. Je pris ensuite la direction de la classe désaffectée, recouvert de ma cape et carte en main, pour passer inaperçu.

Une fois dans la classe, je me déshabillai rapidement et enfilai les vêtements cachés là quelques semaines plus tôt. Je me rendis soudain compte du mal que j'avais à les mettre et je fus pris d'une crise de rire. J'avais oublié de mettre la bague !

Une fois cette dernière enfilée au doigt, je pus plus facilement mettre le chemisier et la jupe, ainsi que mon sous-vêtement, laissant le soutien-gorge bien en place dans l'armoire car ce truc me faisait trop mal et selon moi ne servait à rien. Ces deux seins qui me servaient de poitrine n'étant ni trop petits, ni trop gros, je préférais ne pas m'encombrer de cette sensation d'oppression.

Une fois les chaussettes et les chaussures misent, je cachai de mon mieux ma cape d'invisibilité et la carte désactivée, avant de filer le plus silencieusement possible vers la chambre de préfet de Malfoy en priant pour ne croiser personne. Je ne pouvais me permettre d'être pris avec la cape et la carte et sans ces deux dernières, je risquais à tout moment de tomber sur Rusard, Snape ou un préfet pendant sa ronde.

Je ne savais pas pourquoi j'y allais mais je savais qu'au fond de moi, j'avais envie d'entendre leurs cris, leur passion éphémère pour revivre par eux mon moment unique entre lui et moi.

Quand j'eus atteint mon but, je ne fus pas déçu, car je pouvais entendre, si je tendais bien l'oreille, quelques bruits de conversation, mais cela était très indistinct. J'aurais même eu l'impression qu'ils se criaient dessus plutôt que de se sauter dessus comme je l'aurais imaginé. Je partis m'appuyer sur le mur en face de cette porte interdite, pour je ne savais quel raison mais j'avais besoin d'être là… je me sentais apaisé de me savoir aussi proche de l'intimité de Malfoy.

Je ne l'expliquais pas mais depuis un moment, je voulais le connaître, tout savoir de lui. Je tendais l'oreille à chaque fois que j'entendais son prénom sortir de la bouche des commères, mais je n'apprenais jamais rien d'intéressant.

Je fus sorti de mes pensées par l'ouverture de la porte sur une fille nue et un Draco Malfoy en boxer et très surpris de me voir à ce qu'il laissait paraître.

- T'es qui toi ? Sa prochaine baise ? Dit la fille de très mauvaise humeur à mon encontre.

Si seulement elle avait raison !

-…

Je ne pouvais lâcher ce corps dévoilé du regard. Il était beau, pâle et musclé. Dieu que je me dégoûtais à cet instant de le trouver attirant… au point de m'exciter que ce soit physiquement et mentalement. Je pouvais sentir avec honte mon sous-vêtement s'humidifier et si j'avais été moi-même, j'étais sûr que j'aurais une belle érection.


Voilà, le chapitre 2 est publié. Il fait 13 pages, 4.275 mots.

Dans le prochain chapitre, l'affrontement si je peux dire.

Comment vont régir nos deux « ennemis » pas si ennemis que ça dans cette situation ?

Je tiens aussi à informer qu'une grande partie de cette fiction, je dirais la moitié en fait, sera l'histoire entre Harry fille (vous connaîtrez toutes les informations concernant son physique au prochain chapitre) et Draco. Pour les plus Slashistes d'entre vous, sachez qu'Harry fera des rêves de plus en plus explicites mettant en scène Draco et lui-même (en garçon hein !) pendant cette période.

J'espère que ce chapitre vous a plu et ne vous a pas déçu.

Donnez-moi votre avis, il est important et l'air de rien, me donne souvent envie d'écrire plus vite. Et puis cela me fait toujours plaisir d'en recevoir et je réponds à chaque review(pour les anonymes qui souhaitent une réponse, vous pouvez soit me donner votre adresse avec espace ou bien vous pouvez vous rendre sur mon blog, mon profil Face Book, mon forum de publication de fanfictions ouvert à toutes et tous ou même m'envoyer un mail = tous les liens sont dans mon profil !)

A très bientôt, et merci d'avoir lu jusque là

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 2 republié corrigé le 23 mai 2011

Ps : Pour récompenser ceux qui lisent jusqu'ici, petit bonus avant le chapitre 3 : le prénom d'Harry fille sera Alice !

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