Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : La bague de l'amour

Couple de cette fiction : Harry Potter / Draco Malfoy

Rated : M, Mpreg de prévue (Grossesse masculine)

Type : Cette fiction est un slash même si au début, voire même en grande partie, cela n'y ressemble pas, alors si ce type d'histoire ne vous plait pas, passez votre chemin.

Situation : Cette fiction débute au sixième tome, c'est-à-dire en 1996 à la rentrée de sixième année d'Harry à Poudlard.

Béta correctrice : Vivi64

Disclaimer : Voir chapitre 1

Petit rappel : Voir chapitre 1


Note d'auteure : Bonzour *-* Ne me tuez pas, même si ça fait longtemps. Mais sachez que si vous le faites, vous n'aurez jamais la suite *héhé*. J'arrive enfin avec le moment que certaines attendent depuis un moment, le vrai « couple » de cette fiction… Severus/Dobby xDD Mais nan, je déconne, avec Draco et Harry bien entendu. Enfin, pas totalement, mais c'est déjà un début ^^ Sinon, sachez que ce chapitre est bien citronné donc, pensez à prendre un bavoir (^-^) Je vous souhaite bonne lecture en tous cas et j'espère que vous aimerez cette suite. Koala, je suis triste que le chapitre précédent t'ait déçu mais sache que les choses garderont ce rythme, pour le bien de la mise en place psychologique avant tout. Merci pour ta review « anonyme » ainsi qu'à Sandrine et flore.

Note Vivi : Bonjour. Prenez même un bavoir de rechange, au cas où ^^ Avant de râler après l'auteur, sachez que la responsable du retard, c'est la bêta-correctrice ^^' Mais pas taper, parce qu'autrement, plus de textes corrigés *niark niark niark* Comment ça je peux être remplacée ? Oo Mais-euh c'est pô juste T…T


Chapitre 11

Pov Harry (Deux jours plus tard - vendredi 27 décembre 1996)

J'étais sur un nuage… depuis sa demande.

Je flottais dans un monde surnaturel où il m'aimait vraiment, où je n'avais plus aucun doute.

J'étais heureux, vraiment, même si une partie de moi était triste qu'il soit amoureux d'elle et pas de moi.

Revenant au présent, je coupai ma viande et mangeai, tout en tentant de regarder Draco discrètement. Il était à trois places de moi, le regard plongé sur son assiette.

Pensait-il à moi ?

Je l'espérais, pensant toujours à lui.

Mais je devais revenir sur terre… continuer de voir la réalité en face.

Je commençais à perdre la raison. J'étais prêt à tout abandonner pour lui, juste pour lui. Mes amis, la guerre, le monde sorcier.

La veille, je l'avais passée à ma tour, tournant en rond. Et après une quasi nuit blanche, après m'avoir donné du plaisir en étant moi, j'avais eu cette idée.

Je voulais le sentir comme s'il me faisait l'amour à moi et non à Alice, et ce soir j'allais tenter. Je voulais qu'il effleure cette chose en moi qui me faisait voir des étoiles avec juste mes doigts. Qu'allait-il en être avec son membre, allant et venant ?

Me sentant réagir là où je n'aurais pas dû en plein repas, à moins que Draco soit couvert de chocolat et que ma langue parcourt son corps…

Je cessai tout mouvement et repris ma respiration, essayant de calmer mon état.

Snape me regarda bizarrement, mais il continua sa discussion avec le directeur. Je soufflai de soulagement et jetai un petit regard à Draco mais me rendis compte qu'avec tout ça, il avait quitté la Grande Salle, comme deux autres élèves.

Je bus une gorgée de mon verre et terminai de manger, mon état s'étant un peu calmé. J'avais juste hâte de le vivre réellement, et pas qu'en l'imaginant.

Comme si je savais que je pourrais ouvrir un cadeau ce soir mais que je devais attendre.

Une fois terminé, je me levai, plaçant ma robe de sorcier afin de cacher le reste de mon désir et filai vers ma tour, histoire de prendre une bonne douche.

OoOoOoOoO

J'étais nu, assis sur mon lit, regardant le vide.

J'étais fébrile… et anxieux. Je n'avais pas envie de lui demander, ne sachant pas comment il réagirait. Et je devais avouer que j'avais envie d'être en lui. Je voulais l'entendre gémir comme il l'aurait pu si je n'avais jamais eu cette bague et qu'il m'aurait quand même pris contre ce mur dans un couloir désert.

Secouant la tête, je me relevai, enfilant un pantalon, oubliant mon boxer. A quoi cela servait, sachant que dans quelques minutes j'allais mettre ces trucs de fille non confortables.

Je passai ensuite une chemise et ma robe de sorcier. Je n'oubliai pas la carte ainsi que la cape pour passer inaperçu. Je sortis du dortoir désert et sans attendre, passai le tableau après avoir limite dégringolé les escaliers d'impatience. Je me sentais si bien quand je savais que j'allais le voir.

Ses cheveux, sa peau, son sourire, son odeur… ses baisers, ses mains, sa bouche…

Je pressai le pas et une fois dans la pièce habituelle, n'attendis pas pour me déshabiller et enfiler ensuite cette bague. Je me retrouvai nu, dans ce corps que je détestais si fortement. Mes mains se posèrent sur mon torse et je ne compris toujours pas ce que Draco lui trouvait.

Revenant au présent, j'enfilai les habits mis de côté et regardai la carte avec attention, vérifiant que le trajet était libre. Quand je jugeai le temps assez bien, je pliai la carte et la cachai dans le coin, sous la cape.

Je sortis ensuite et courus jusqu'aux escaliers. Le trajet fut libre et je pénétrai dans sa chambre avec bonheur. Je ne le vis pas et me fustigeai de ne pas avoir jeté de coup d'œil. J'allais me poser sur le lit quand j'entendis l'eau couler dans la salle de bains. Je souris soudain et me mis nu avant de le rejoindre.

Je me faufilai derrière lui dans la douche et il se retourna, m'embrassant tout en me serrant contre lui. Il ne mit pas longtemps avant de me soulever et de me pénétrer alors que moi, j'avais enroulé mes jambes autour de lui.

Cette position me rappelait notre première fois et tout en gémissant mon plaisir, un goût amer emplit ma bouche.

Si seulement tout avait été différent… si seulement.

OoOoOoOoO

Nous étions allongés l'un contre l'autre sur le lit, endroit qui nous avait accueillis après la douche.

Seulement, depuis, à part sa main qui caressait mon dos et la mienne qui en faisait de même sur son torse, rien n'avait eu lieu.

J'avais peur de sa réaction, peur aussi de ma demande. Peur…

Cette dernière me rongeait le ventre alors que j'avais tellement fait dans cette chambre. Des choses que je n'avais jamais imaginées… et encore moins avec lui.

Prenant mon courage à deux mains, j'embrassai son bras, puis son torse, sortant ma langue pour tracer un chemin vers son bas-ventre. Il contracta son abdomen et soupira, tout en passant sa main dans mes cheveux si longs.

- Oh oui Alice… prends-moi mon amour…

Je souris, heureux qu'il me désire, mais aussi pour le surnom qui faisait chavirer mon cœur. Ma main se posa sur son sexe quasi au repos et mes caresses commencèrent, le faisant durcir de plus en plus. Ma bouche rejoignit ma main et ma langue ainsi que mes lèvres qui se firent joueuses, montant et descendant le long de sa hampe dressée pour moi.

Je me plaçai entre ses jambes, le forçant à les écarter un peu plus et ma main alla malaxer ses testicules, le faisant gémir et bouger légèrement des hanches. Je souris tout en le masturbant un peu, ne pouvant pas tout prendre en bouche. Et puis j'humidifiai mes doigts, ayant remarqué que c'était bien mieux.

Ensuite, je sautai le pas et ma main retourna sur ses testicules avant que, d'un mouvement rapide afin qu'il ne se recule pas, j'enfonçai un doigt en lui.

- Bordel arrête ça ! Cria-t-il en tentant de s'enfuir.

Ma bouche raffermit sa prise et mon doigt chercha cet endroit si particulier alors qu'il m'insultait presque, en colère que je lui fasse subir cette chose. Mais quand enfin mon doigt effleura cette chose, il se tut et ravala son énième demande. Il gémit et sans attendre, je le suçai comme jamais, tout en bougeant en lui.

Il ne fut que cris de plaisir. Son corps m'était carrément offert et je ne pouvais même pas en profiter pleinement. J'aspirai son sexe tout en faisant aller et venir mon doigt en lui, caressant cette source de cris. Il était tremblant, gémissant et affriolant ainsi, la sueur prenant part de son corps.

Quand il jouit dans ma bouche, j'avalai avec plaisir tout en continuant de toucher cette zone en lui. Il lâcha un râle de plaisir comme jamais encore, tout en montant des hanches. Je léchai son sexe qui venait de se libérer tout en sortant de lui. Je regardai ensuite cette zone si interdite à mon propre sexe et restai figé quelques secondes, m'imaginant la caresser comme un fou, la pénétrer comme un dément… un amant.

- Oh… y a pas d'mot… c'tait bon…

Je souris et embrassai son ventre avant d'arriver à sa bouche. Il resta alangui, répondant à peine à mes lèvres tellement le plaisir l'avait noyé. J'étais fier, vraiment. Ses yeux étaient fermés et j'avais hâte qu'il les ouvre, afin de voir ses yeux si brillants, si chers à mon cœur.

Il leva soudain son bras et m'attira à lui, nichant ma tête contre son cou, tout en collant nos corps l'un à l'autre. Je plaçai la main sur son cœur et remarquai qu'il battait très vite. Je fermai les yeux, quelques secondes, profitant de sa tendresse et du moment.

Je les rouvris en sentant une bouche parcourir mon corps. Il me fallut un petit moment pour enfin être lucide et me rendre compte que je m'étais assoupi. Je redressai la tête et croisai un regard amusé.

- Enfin réveillée mon amour… j'ai failli attendre.

Il me sourit et embrassa l'intérieur de ma cuisse avant de passer sa langue sur mon sexe. Je gémis, me sentant déjà monter en température. Ses doigts se mêlèrent et bien vite, je remuai sur ses draps, écartant les jambes et murmurant son prénom comme un fou, en voulant plus, beaucoup plus.

Une de ses mains continua à caresser ma peau, et cela me rendit encore plus amoureux. Quand mon corps trembla et se contracta, que mon souffle se coupa, et que je décollai du lit, une seule chose était dans ma tête : son visage.

Je murmurai ensuite ce que je voulais de lui et il cessa tout mouvement, avant que sa tête n'apparaisse juste au-dessus de la mienne.

- Tu es sûre ?

Je hochai la tête, sachant qu'aucun son ne pourrait sortir de ma bouche face à son regard.

Était-il choqué ?

- Merlin Alice, sais-tu que… bordel, mon degré d'excitation vient de monter d'un cran là, souffla-t-il avant de venir me mordiller l'oreille.

Je sentis une pression s'en aller de mes épaules. Et doucement, tendrement, il fit ce que je souhaitais. Il caressa mon corps, me demanda même de me retourner et de me placer à quatre pattes. Je me sentis anxieux mais aussi avide de connaitre enfin la sensation que j'imaginais dans mon lit et fis ce qu'il me demandait.

- Tu es si belle… si envoûtante… si bandante…

Je sentis sa main flatter mes fesses et gémis, tout en allant vers lui. Il ne fut pas long à me préparer et rien que ses doigts étaient déjà plaisants. Quand il fut enfin en moi, tout en embrassant ma nuque et en touchant affectueusement et sensuellement mon torse, je gémis comme jamais, cambrant mon dos encore plus.

Il bougea de manière lente et pleine, avant de bouger de plus en plus vite, tout en soufflant son amour pour moi, que j'étais serré autour de lui. Seulement moi, plus le temps avançait, plus je restais sur ma faim.

Pas de sensation magique, rien qu'un simple plaisir. Je bougeais, tentant de trouver un autre angle. Mais rien…

J'eus envie de pleurer, là, me faisant prendre. J'avais attendu tant de ce moment que j'étais vide de tout espoir.

Il se vida en moi et ne désirant pas qu'il remarque quelque chose, je gémis et fut content quand il s'enleva. Il s'allongea ensuite près de moi et m'embrassa passionnément avant de me serrer contre lui.

Fatigué de tout, je fermai les yeux, essayant d'oublier le mensonge qui dirigeait ma vie et la perte de l'espoir. L'espoir d'être Harry et non Alice, juste une fois.

OoOoOoOoO

(Quatre jours plus tard - mardi 31 décembre 1996)

Je continuais de feuilleter ce livre, dans l'espoir de trouver une autre solution, dans l'espoir peut-être de revenir à la raison.

Depuis sa demande, j'étais obnubilé par cette idée, cette folie. Mais avec le fiasco de l'autre jour, je dormais encore moins, le regardant dormir ou me retournant entre mes draps dans la tour.

Je devais aussi faire attention à ma couverture et ne pouvais donc pas rester tout le temps avec lui. Il m'avait déjà demandé si le directeur savait que je voyais un élève de Poudlard.

Quoi répondre à cela ?

J'étais un mensonge, juste ça. A lui, à moi, au monde sorcier.

Comment ne pas être un mensonge alors que j'allais les abandonner, pour vivre un amour basé sur un mensonge.

Mensonge…

Ce mot revenait si souvent, si douloureusement depuis Noël.

Soupirant, je fermai le bouquin, sachant au fond de moi que je ne trouverais rien d'autre.

Je me laissai aller à rêver que tout était comme je le voulais, que j'avais une liaison avec Draco en tant qu'Harry, qu'il m'aimait moi, pour moi et non elle par moi.

Puis, me doutant de l'heure tardive, je fis doucement, même si personne n'était dans les parages.

Je rangeai le livre et sortis de la réserve en la refermant derrière moi, avant d'aller dans la pièce qui était le premier témoin de ma vie… mon mensonge.

Fermant les yeux, tout en enfilant la bague, ayant au préalable vérifié une fois de plus que la voie était libre sur la carte, j'enfilai mes vêtements.

Je savais pertinemment qu'il ne m'attendait pas, mais j'avais envie d'être près de lui cette nuit, envie qu'il me pardonne pour ce que j'avais l'intention de faire.

Qu'il me pardonne de lui mentir… alors qu'il était honnête avec moi.

Sentant mes mains trembler, je m'assis, avant de quitter la pièce. Je regardai la lune quasiment couverte par les nuages et réfléchis à ce qui m'arrivait et ce que j'avais décidé.

Que ce soit de suivre Draco, ou bien de me donner à lui complètement.

J'avais oublié l'idée de tout lui avouer… j'avais trop peur de perdre réellement son amour. Celui qu'il m'avait prouvé en me demandant de le suivre.

Je l'aimais follement.

Soupirant une fois de plus, je me levai et filai dans sa chambre. J'entrai sans même frapper, soufflant le mot de passe qu'il m'avait confié. Il était allongé, un livre ouvert posé sur ton torse.

Il dormait et avait sûrement essayé de m'attendre, au cas où je viendrais tout de même le rejoindre. Ce que je venais de faire.

Sans attendre, je me dévêtis, gardant mon sous-vêtement et le rejoignis. Il bougea un peu mais ne se réveilla pas, me laissant le voir à loisir.

J'eus envie de pleurer… tellement mon amour pour lui était fort. Tellement j'avais mal et en même temps, je me sentais si heureux.

Je me blottis contre lui et respirai son odeur. Je posai la main sur son torse et le caressai doucement, aimant sentir son battement de cœur ainsi que le grain de sa peau pâle.

- Je t'aime Draco… plus que tu ne pourras jamais l'imaginer.

POV Draco (Deux jours plus tard - jeudi 02 janvier 1997)

Je l'attendais, le repas du soir venant de finir. J'avais une surprise pour elle et, je devais l'avouer, pour moi. J'avais été à Pré-au-Lard pour l'acheter et un elfe s'était occupé de retoucher de ci de là à ma demande le tissu.

La porte s'ouvrit enfin et mon cœur rata un battement face à sa beauté.

Que je pouvais l'aimer cette femme… cet être qui m'avait réveillé et fait vivre comme jamais.

Elle marcha vers moi et me sauta au cou, avant de poser sa bouche sur la mienne qui lui répondit. Nos langues ne furent pas longues avant de se caresser. Je la serrai dans mes bras et bien vite, nous fûmes sur le lit, gémissant dans l'oreille l'un de l'autre notre plaisir.

Être en elle était comme une nouvelle vie, plus belle, plus vibrante, plus chaude. Être en elle était comme être complet.

Elle bougea soudain des hanches plus fortement et gémit mon prénom avec cette voix amoureuse qui me rendait fou. Je m'écartai, tout en restant en elle et regardai ses yeux tout en bougeant et caressant ses jambes.

- Tu es magnifique ainsi, soufflai-je en allant plus loin.

Elle mordit sa lèvre et ferma les yeux une fraction de seconde, avant de les ouvrir et de les ancrer aux miens. Ils ne se quittèrent plus et je jouis en elle comme jamais, nos regard liés, sans rien dire, ou plutôt en disant tout, mais avec juste nos regards.

Comment avait-elle réussi à me prendre tout entier et me faire sien, faire de moi son esclave sans qu'elle ne le sache véritablement ?

J'attendis qu'elle gémisse, qu'elle quitte le lit pour le ciel, pour le plaisir. Je bougeais d'avant en arrière, sentant mon corps trembler comme un fou.

Je sentis soudain ses cuisses se resserrer et sans hésiter, bougeai plus vite, tout en allant cajoler son sexe avec mes doigts. Elle murmura mon prénom avant de gémir en rejetant sa tête en arrière.

La sueur couvrant son corps la rendait si belle à la faible lumière, comme une déesse offerte à mon âme. Comme un bijou rare et fragile.

Je sortis d'elle, et embrassai son bas-ventre avant de remonter, passant par sa poitrine, avant d'enfin atterrir sur ses lèvres entrouvertes.

Sa langue en sortit et pénétra ma bouche avec langueur et ces moments étaient aussi magiques que l'acte en lui-même.

Nous nous câlinâmes un long moment avant que je ne m'écarte d'elle, de sa bouche, sa peau, son cou.

- J'ai un cadeau pour toi. Ferme les yeux.

Quand elle le fit, je me levai et allai jusqu'à la commode. J'en sortis le tissu et dis :

- Ouvre les yeux mon amour.

Quand son regard se posa sur la robe en satin noir, je pus voir ses yeux s'écarquiller avant qu'elle ne se lève et vienne à moi.

- Elle est… hum… magnifique. Merci.

- Mets-la pour moi…

Elle la prit et effleura le tissu. Elle fila ensuite à la salle de bains et je m'assis sur le fauteuil, attendant impatiemment le moment où elle se montrerait à moi dans cette robe.

Mon sexe réagissait déjà et je m'imaginais la prendre dans cette tenue. Sentir le satin caresser ma peau tout en caressant la sienne.

Elle fut longue et tout à coup, je me demandai si je n'avais pas fait d'erreur dans les mensurations. Mais la porte s'ouvrit et malgré tout, la première chose que je vis fut ses yeux rougis.

Mon cadeau lui avait-il fait autant plaisir qu'elle en pleure ?

- Tu es magnifique, soufflai-je. Tourne-toi pour moi.

Elle le fit et la vue de son corps couvert de cette robe était un plaisir visuel. Elle était la beauté incarnée. Sa poitrine mise en valeur, ses cheveux tombant comme il fallait.

Je me levai et sans attendre, allai embrasser son épaule. Je fis glisser la bretelle et ce geste si sensuel ainsi que son gémissement me firent bander encore plus.

- Je t'aime tant ma chérie. Tu es si belle… si parfaite.

Je remarquai une larme couler le long de sa joue et la séchai avec mes lèvres, avant de ravir sa bouche. Elle était si émotive que c'en était encore plus charmant.

Je n'attendis ensuite pas pour lui faire l'amour comme un fou, la faisant gémir mon prénom encore et encore. Et je ne résistai pas à m'aventurer dans cet endroit qu'elle m'avait offert. Elle ne refusa pas et sentir cette pression me fit jouir en sentant mon corps s'élever dans un autre monde rempli de sensations.

OoOoOoOoO

J'étais là et pourtant, j'aurais aimé être encore dans mon lit, sentant sa bouche ainsi que ce doigt magique bougeant en moi.

Mais le matin s'était levé et j'avais été obligé de la quitter pour venir dans la Grande Salle alors qu'elle-même retournait dans ses appartements.

Je n'arrivais pas encore à comprendre comment elle avait pu avoir cette idée de me caresser de cette manière et bien que j'avais failli la frapper pour qu'elle arrête la première fois, je devais avouer que les sensations étaient exquises.

Une chose en moi vibrait et emplissait mon corps de plaisir pur, me faisant me crisper jusqu'à mes orteils.

Je revins à moi en entendant un bruit de casse. C'était le quatrième année qui était resté au château et qui avait fait tomber certainement son verre. Il rougit, en bon Poufsouffle et s'excusa. Un elfe apparut afin de nettoyer et mon regard se braqua sur l'animal. Je le reconnus comme étant un ancien elfe du manoir, et plus encore un de ceux qui m'avaient surveillé étant petit.

Je serrai les mâchoires et n'ayant plus faim, me levai. Je remarquai que Potter en avait fait de même et sans un regard de plus pour lui, je quittai la Grande Salle. J'entendis ses pas derrière moi et une fois les doubles portes fermées, je me retournai et le toisai.

Il me rendit mon regard mais ne voulant pas me salir les mains ni me fatiguer en insultes, je claquai la langue avant de prendre la direction de ma chambre. Une fois sur place, je m'installai au bureau et continuai la dissertation pour le cours d'Etude des Runes.

J'eus besoin très peu de temps après d'une information que je n'avais pas et sans perdre de temps, désirant boucler ce devoir avant qu'Alice ne vienne, si elle venait, je pris la direction de la bibliothèque.

Je remarquai que Madame Pince n'était pas présente et me dit qu'elle avait dû aller jusqu'à la volière pour envoyer les notes de rappel pour les retardataires. J'en profitai et allai dans le rayon où je devrais trouver ce satané livre sur les Runes Anciennes. Je mis un moment avant de le trouver et entendis du bruit. Je me retournai mais ne vis rien, mais remarquai que la grille séparant la réserve de la zone ouverte était mal fermée. Je ne réfléchis pas plus longtemps et allai jeter un œil.

Je déambulai dans quelques rayons, sans voir personne. Puis j'entendis un autre bruit et courus dans la direction avant de me figer devant le vide.

J'étais sûr que le bruit venait d'ici pourtant. Je regardai attentivement et vis un livre dépasser légèrement. Curieux, je le fis glisser et pus lire « Abernatus Irvide et ses sortilèges oubliés ». J'allais feuilleter pour en savoir plus, mais le bruit de la porte de la bibliothèque claqua et ayant peur de tomber sur la surveillante, je rangeai le livre et me précipitai en dehors de la réserve.

Je fus heureux quand je vis effectivement cette vieille s'asseoir sur sa chaise et sans attendre je pris le livre qu'il me fallait, avant d'aller vers elle.

- Monsieur Malfoy. Ce livre doit être retourné dans les sept jours.

- Bien entendu Madame, fis-je avec un sourire de politesse.

Une fois le livre en main, je retournai à ma chambre et terminai mon devoir qui me prit encore une heure de mon temps. J'entamai ensuite le devoir pour le cours de Sortilège.

Il était bientôt l'heure du diner et j'avais faim, ayant écourté mon petit-déjeuner. Je devais aussi avouer que malgré cette menace de mort au-dessus de ma tête et la dernière lettre reçue de ceux qui se disaient encore peu de temps avant mes parents, mon appétit était encore présent, vu les nuits que je passais à me dépenser.

Je fermai les yeux et imaginai Alice devant moi, dos offert. Je devenais accro à cette position et j'avais hâte d'être en elle, de sentir ses muscles se contracter autour de moi.

Je me laissai aller en arrière, appuyant mon dos complètement sur la chaise. J'avais mal à ce dernier à force d'être resté penché sur mon devoir. Je me levai et détendis les muscles quelques secondes avant d'aller aux toilettes me soulager.

Une fois fait, je me dis que le repas devrait être bientôt servi. Je me rendis donc dans la Grande Salle et m'assis près de Severus.

- Tout va bien Draco ? Demanda-t-il, vu que nous étions les seuls présents.

- Oui… ça va, soufflai-je en prenant le plat de légumes.

Je m'en servis et lui en proposai. Il accepta et prit le plat avec un remerciement. Mais bien vite, trop à mon goût, les autres arrivèrent. Le directeur fut absent et Potter se plaça devant moi.

Je roulai des yeux face à ses cheveux toujours aussi mal coiffés et me dis que je devrais juste l'oublier. Ce que je fis en l'ignorant. J'avais faim et aucune envie de perdre mon temps à me disputer, voire le frapper.

Je me resservis une deuxième fois, la viande étant succulente. Elle fondait une fois en bouche et la sauce légèrement sucrée rendait le tout délicieux.

Une fois le plat fini, je succombai pour une part de tarte aux fruits de saison et n'en laissai pas une miette. Mon ventre était un peu arrondi devant toute cette nourriture ingurgitée et j'en fus même gêné, mais me dis qu'avec Alice, je perdrai rapidement mes kilos en trop.

Je vidai un verre d'eau, afin d'aider à la digestion et ensuite, tout en saluant Severus de la tête, quittai la pièce pour rejoindre ma chambre. Une fois arrivé, je n'attendis pas et me dévêtis, avant de prendre la direction de la salle de bains.

Je fis couler l'eau tout en sortant mon nécessaire de bain. J'avais envie de me détendre. Je me sentais si bien, malgré la mort planant au-dessus de ma tête et mon ventre alourdi avec tout ce que je venais de manger.

Quand l'eau fut au trois quarts, je versai l'huile d'agrume que j'avais reçu en cadeau l'année précédente.

Cela me fit repenser à mère ainsi qu'à père et je pris place sur le rebord de la baignoire, en proie à des regrets. Mais la vision d'Alice, son sourire, me dirent que je n'avais rien à regretter.

Si je n'avais rien rejeté, j'aurais dû tuer un homme et amener la mort sur le château et les élèves. Et puis, en fuyant aux prochaines vacances du côté moldu, je m'assurais qu'on ne me retrouve jamais.

Je pourrais très bien vivre là-bas avec Alice. Je nous imaginais vivre dans un petit logement modeste, n'ayant quasiment rien de côté. Elle me guiderait sur le fonctionnement moldu et moi, je l'aimerais tout simplement.

J'eus la vision d'elle tenant une petite fille, souriant. Je me rendis compte que je n'avais pas encore imaginé le futur de la sorte. Je tentais d'imaginer une union entre nous et des enfants.

Puis, trouvant cela idiot, alors que je ne savais même pas si nous allions pouvoir subvenir à nos besoins ni si j'allais survivre, je secouai la tête et m'installai dans la baignoire.

Je me détendis en fermant les yeux, tentant de penser à Blaise, à ce qu'il faisait en ce moment. J'étais inquiet et je savais pertinemment qu'à cet instant, il avait ôté la vie d'une personne.

Je me souvins de son baiser puis de sa fuite.

Je serrai les mâchoires et de nouveau en colère contre son geste, mais aussi ressentant une vague de chaleur face à sa preuve d'amitié et bien plus, je soupirai et commençai à me savonner.

Un long moment plus tard, j'entendis du bruit dans ma chambre. Je sus que c'était elle et sortis de l'eau. J'enroulai une serviette autour de mes hanches et la rejoignis dans la chambre. Elle sourit en me voyant.

- Tu pouvais rester dans ton bain tu sais, souffla-t-elle en souriant.

- Je devais en sortir de toute manière, dis-je tout en me frottant le corps afin de me sécher.

Je ne ratai pas son regard gourmand sur mon corps et en jouai, me sachant désirable. Elle prit place sur le lit, tout en écartant les jambes de manière indécente. Je souris et commençai à me caresser le torse, tout en feignant de le faire dans le but de m'essuyer. Mais elle ne fut pas dupe quand elle commença à se déshabiller.

Je gémis, ne pouvant m'en empêcher et pris place sur le fauteuil, écartant moi aussi les jambes.

- Tu es si beau, dit-elle ne quittant pas mon corps des yeux.

- J'aime ton regard sur moi, je t'aime tout court, avouai-je.

- Moi aussi…

Je souris, ma main allant se poser sur mon sexe, encore au repos. Je le caressai, mordant ma lèvre.

Plusieurs minutes plus tard, elle était nue, entre mes jambes, en train de me sucer comme jamais. Soudain, elle leva la tête, retirant de ce fait mon membre de sa bouche si talentueuse.

- Ecarte plus tes jambes et viens plus vers moi.

Voyant clairement ce qu'elle voulait et ne désirant pas passer à côté de ce type de plaisir, je fis ce qu'elle me dit, plaçant mes jambes sur les accoudoirs et descendant un peu le bassin.

Elle reprit mon sexe et bien vite, son doigt toucha cette zone. Elle caressa, mais ne pénétra pas. Je devais avouer qu'avoir quelque chose à cet endroit ne me semblait plus si dégoûtant et j'avais hâte qu'elle vienne en moi, touchant cette chose si magique.

Ce qu'elle fit tout en léchant mon sexe. Je rejetai la tête en arrière et gémis ouvertement, des mots que moi-même je ne compris pas. Elle bougeait et frôlait cette partie si bienfaisante, tout en jouant avec moi à l'aide de sa bouche. Puis elle ajouta un deuxième doigt, et une infime douleur pointa le bout de son nez.

Je redressai la tête et tombai dans son regard si vert. Elle semblait attendre une réaction et soupirant alors que ses doigts commençaient à me refaire du bien, je hochai la tête et fermai les yeux, tout en plaçant de nouveau la tête sur le dossier du fauteuil.

Je fus bien vite au bord du gouffre, grognant, bougeant, allant à la rencontre de ses doigts ainsi que sa bouche, devenant fou.

- Oh oui Draco, jouis pour moi, juste pour moi…

Cette voix si sensuelle me fit venir en plusieurs jets, mon corps s'arquant comme un fou.

Pov Harry

Le voyant ailleurs, je sus que c'était le moment. Je lâchai son sexe et retirai mes doigts avant d'aller vers le lit, où j'avais laissé mes affaires ainsi que ma baguette.

Je n'attendis pas et anxieux, conscient que je pouvais tout perdre à l'instant, je soufflai plus déterminé que jamais le sortilège que j'avais appris. Je vis la lueur argentée se diriger vers Draco et l'entourer.

Il eut un sursaut mais resta dans sa position. Je devais continuer, l'envie étant trop profonde, trop présente. Je le voulais tellement à cet instant.

Tremblant et ne le quittant pas des yeux, je retirai la bague.

- Draco ?

Je n'eus aucune réaction.

- Draco, ouvre les yeux et réponds-moi.

Je le vis faire ce que je venais de dire et il dit :

- Oui…

- Harry.

- Oui Harry.

- Fais comme si j'étais Alice.

Je dus attendre quelques secondes pour qu'il devienne plus… participatif. Le sortilège était une bénédiction, mais rendait vraiment les cibles dépendantes.

Il se leva et alors que j'avais juste rêvé de ce moment, il m'embrassa. Je fondis, mon cœur allant exploser.

J'étais conscient que dans sa tête, il savait ce qu'il faisait et qu'il devait même tenter de se débattre, mais cela était secondaire. Parce qu'un sort d'Oubliettes allait définitivement effacer ce qui allait se passer.

- Je t'aime Draco, comme un fou, murmurai-je avant de reprendre ses lèvres.

- Je t'aime Harry.

L'entendre me fit fermer les yeux encore plus et le serrer dans mes bras comme un fou. Je nous dirigeai vers le lit et me plaçai au-dessus de lui, tout en me déhanchant. La sensation de nos sexes se touchant était au-delà de tout. J'étais dur et excité et ayant l'intention de profiter de cette nuit comme jamais, j'accentuai la pression entre nos bassins. Que Merlin me pardonne, que Draco me pardonne.

- Fais-moi l'amour… aime-moi, soufflai-je en allant mordiller son cou.

Ses mains prenant mes fesses en coupe me rendirent fou et sans m'y attendre, je fus placé sur le dos, lui sur moi. Il commença à m'embrasser et je fus sur un petit nuage, avant qu'une de ses mains me caresse le sexe si dur. Je jouis, ne pouvant me retenir face à ce geste que j'avais tant désiré. Je me serrai contre lui et me dis que cela n'était qu'un début.

Je profitai de lui et l'embrassai, tout en le câlinant, attendant que mon corps revienne à la vie. Les remords étaient enfuis au loin et sa bouche si délicieuse embrassant et mordillant mon épaule, me fit oublier ce que je faisais. Sa main caressait le bas de mon dos, flattant mes fesses, et cela était un vrai bonheur.

Quand je fus de nouveau partant, je n'attendis pas et pris son membre en main tout en disant :

- Fais comme moi Draco…

Il calqua ses mouvements sur les miens et j'eus du mal à garder un rythme, alors que je bougeais des hanches pour avoir plus de contact. Puis, je pris son membre en bouche, et fus surpris de le sentir bouger. Je me demandai ce qu'il tentait de faire, ne lui ayant rien dit, quand sa bouche aspira l'extrémité de mon érection.

Je me souvins de l'ordre que je lui avais donné et me sentant mal de le laisser me faire ça, je ne le repoussai malgré tout pas et m'appliquai dans ma tâche alors que sa bouche faisait pareille que la mienne.

Je poussai des râles de plaisir tout en essayant de continuer ma fellation, bien que l'idée de juste ressentir fût très forte. Et après quelques secondes, je soufflai :

- Continue, juste continue Draco.

Je cessai de faire aller ma bouche autour de son sexe et me plaçai sur le dos. Il suivit le mouvement et reprit ensuite mon membre en bouche. Je fermai les yeux et penchai la tête en arrière.

C'était si bon… si bon de sentir cette chaleur autour de moi, cette humidité. Jamais je n'avais ressenti ça, jamais.

- Hum… Draco, prépare-moi… en… même temps.

J'espérais qu'il comprenne. Et je ne fus pas déçu. Son doigt commença à s'occuper de moi et je me laissais aller au plaisir comme j'en avais tant rêvé.

Je tentai de me retenir de ne pas jouir, voulant le faire quand il serait en moi, bougeant, m'aimant. Quand enfin, je me sentis suffisamment prêt, j'ordonnai :

- Vas-y, prends-moi, fais-moi l'amour Draco.

Sa bouche cessa ce qu'elle faisait et je le vis se placer entre mes jambes. Je remarquai son regard vide et m'en voulus, mais la vue de son sexe juste devant moi me fit une fois de plus mettre de côté la culpabilité.

Quand il appuya son extrémité à mon entrée, je fermai les yeux, sentant que j'allais souffrir un minimum, ce qui ne manqua pas. Je pris une bouffée d'air et agrippai les draps.

- Embrasse-moi…

Je sentis sa bouche contre la mienne, alors qu'il commençait à bouger en moi. Quand la douleur fut remplacée par cette chaleur montante, je bougeai aussi le bassin, en rythme, et cela arriva. Il frappa cette chose en moi qui me fit écarquiller les yeux et j'en pleurai de bonheur. Je lui demandai de le refaire et il le fit encore et encore et encore.

Je gémissais son prénom comme un fou, l'embrassant à en perdre haleine, tout en bougeant, sans complexe. Il était enfin en moi, juste en moi.

- Masturbe… moi, quémandai-je difficilement.

Mes mains, elles, partirent dans ses cheveux et j'enfonçai ensuite ma langue dans sa bouche encore plus profondément alors que ses doigts s'enroulèrent autour de moi. Je grognai, et mes yeux se révulsèrent face au plaisir.

- Plus vite… hum, plus vite Draco.

Il accéda bien entendu à ma demande et je ne fus plus qu'un corps en feu, bougeant, gémissant. Quand je me vidai entre nos corps, je continuai malgré tout de bouger, malgré cet état de bien-être.

- Viens en moi, lâche-toi… s'il te plait, murmurai-je.

Il plaça ses mains autour de mon visage et braqua ses yeux aux miens. Si seulement j'avais pu y voir ce que je voyais dans la peau d'Alice, mais rien, juste le vide. Mais ses coups de reins plus forts, plus profonds, me firent hurler comme jamais mon plaisir.

Et je le sentis enfin…

- Oh, je t'aime tant, soufflai-je en le gardant en moi.

Je le serrai et enroulai mes jambes autour de ses hanches, ne voulant pas qu'il parte.

Je voulais tellement que nous ne formions plus qu'un. Je fermai les yeux un instant, me sentant soudain envahi d'une chaleur nouvelle. Puis la réalité me frappa et je me mis à sangloter dans ses bras. Il resta immobile, respirant juste.

- Serre-moi Draco, dis-moi que tu m'aimes… dis-moi que tu aimes Harry.

Il le fit et chaque phrase me perça le cœur tout en me faisant pleurer plus. J'étais conscient de me torturer là, dans ce lit, mais j'en avais tellement besoin.

Je le repoussai ensuite, et me blottis contre lui, lui demandant de me caresser le dos. Moi, j'embrassai son torse, et après plusieurs longues minutes, je me dis qu'il était temps. Je ne pouvais pas risquer plus, ne sachant pas déjà si j'arriverais à tout effacer sans altérer sa mémoire.

Pourtant, j'avais envie que cette nuit ne se termine jamais, jamais.

- Draco, viens avec moi.

Je nous menais à la salle de bains et nous nettoyais. Je le fis ensuite se remettre sur le fauteuil, dans la même position. J'allais lui lancer l'Oubliettes tout en remettant la bague, mais j'eus l'idée de vérifier le lit. J'effaçai les traces de notre plaisir et ensuite, tout en le regardant, là, je dis :

- Pardonne-moi mon amour…

- Je te pardonne Harry.

Je ris, et pleurai en même temps. Si seulement cela pouvait être vrai. Je fermai ensuite les yeux, frottai mes traces de larmes. Puis la bague étant remise, je lançai le sort d'Oubliettes. Je n'avais plus qu'à espérer maintenant que tout était comme avant. Je me replaçai entre ses jambes et murmurai le contre-sort qui lui rendit son libre arbitre, avant de glisser ma baguette sous le fauteuil.

- Hum… Alice ?

- Oui, soufflai-je en embrassant son ventre.

- C'était…

- Je sais, murmurai-je en allant frôler ses lèvres.

- J'ai l'impression de m'être assoupi tellement c'était délicieux.

Je souris, alors que j'avais envie de pleurer. Il se releva ensuite, se plaignant de la douleur dans ses muscles. Il m'avoua ensuite, une fois allongé sur le lit :

- J'ai un drôle de goût en bouche.

- Oh…

- Je le savais que j'avais trop mangé, soupira-t-il.

Je ne dis rien et me blottis contre lui.

- Laisse-moi un petit moment et je m'occupe de toi ma chérie.

- Prends ton temps, soufflai-je en plaçant le drap au-dessus de nos corps.

Sa respiration me montra rapidement qu'il s'était endormi et fatigué aussi, tout en étant à bout et complètement détruit avec ce que je venais de faire, je fermai les yeux tout en laissant une unique larme couler.

Harry venait de dire au revoir à Draco.

Ne resterait plus qu'Alice.

Juste Alice.


*Abernatus Irvide m'appartient.


Voilà, le chapitre 11 est enfin posté ^^ Il fait 19 pages et 6.357 mots.

Je dois avouer que je suis déçue de ce chapitre, dans le sens où je n'ai pas vraiment réussi à faire ressortir avec les mots ce qu'Harry ressentait dans ma tête. Mais parfois, ça arrive. C'est certes frustrant, mais je pense m'en être bien tirée malgré tout.

Sinon, nous arrivons bientôt à un virage qui nous mènera tout droit vers le vrai Draco/Harry. Plus que 2 chapitres et les bonus pourront être lu. J'ai hâte et si je m'écoutais, j'écrirais ces deux chapitres à la suite, mais je ne peux pas, d'autres histoires attendant leur update aussi. Mais je promets de m'atteler à publier à un rythme plus ou moins régulier… maximum tous les trois mois même si je vise un chapitre tous les deux mois. Mais bon, la vie a ses aléas…

Sinon, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

Harry est tellement accro à Draco qu'il vient d'enfreindre plusieurs lois sorcières afin de juste être aimé de Draco. Cette scène dans ma tête était tellement déprimante, forte et émouvante. Je suis si triste de ne pas avoir pu retransmettre autant ses émotions.

Sinon, je vous laisse, en espérant de tout cœur recevoir une review de votre part.

Bisou,

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 11 publié le 14 septembre 2013
 

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