Auteur : Jes Cullen-Malfoy
Titre : La bague de l'amour
Couple de cette fiction : Harry Potter / Draco Malfoy
Rated : M, Mpreg de prévue (Grossesse masculine)
Type : Cette fiction est un slash même si au début, voire même en grande partie, cela n'y ressemble pas, alors si ce type d'histoire ne vous plait pas, passez votre chemin.
Situation : Cette fiction débute au sixième tome, c'est-à-dire en 1996 à la rentrée de sixième année d'Harry à Poudlard.
Béta correctrice : Vivi64
Disclaimer : Voir chapitre 1
Petit rappel : Voir chapitre 1
Note d'auteure : Ce chapitre, fini à l'écriture ce 22 décembre à 22 heures 18 minutes, m'a pris aux trippes. Pourquoi ? Mais parce que même si cela n'y parait pas, il se passe dans ce chapitre quelque chose de très important, mais chut, faut pas le dire (a) [Et puis, moi je connais la suite, ça joue aussi sur les émotions]. Je dois avouer que le hasard a fait que ce soit les périodes de fin d'année dans ce chapitre… n'est-ce pas magnifique ? xDD Sinon, j'espère que vous allez bien… moi, ça va, à part que je suis trop souvent malade à mon goût depuis mon début de formation -_- Peut-être que je ne mange pas assez et bouge trop. Mais je vais cesser de raconter ma vie et vous laisse découvrir ce chapitre qui est très demandé par certaines *cœur* Merci de me donner ce plaisir en tous cas. Merci aussi pour toutes vos reviews/alertes ! Bonne lecture ^^
Note Vivi : Une fois que l'auteure aura pris des vitamines et des huiles essentielles afin de booster ses défenses immunitaires, elle sera en super forme pour satisfaire vos désirs de lecture ^^ Très bonne fêtes de fin d'année et bonne lecture
Chapitre 10
POV Draco (Le samedi 21 décembre 1996)
« - Je t'aime Alice.
Elle enserra un peu plus mon cou et embrassa un bout de peau sous mon oreille, avant de se blottir contre moi et de murmurer :
- Moi aussi… moi aussi si tu savais… »
Entendre ça me rendit bizarre et je sentis une chaleur se propager en moi…
Je la gardai contre moi et respirai son odeur. Le temps n'existait plus, il n'y avait qu'elle et moi, juste nous. Je me sentais bien, autre. Elle m'aimait, je l'aimais.
Soudain, je repensai à mon ami, mon frère. La tristesse s'empara de moi. Il m'avait offert ce moment de joie et de bonheur, cette chaleur si profonde de la tenir elle dans mes bras, elle qui m'aimait, tout comme moi.
Ressentant soudain le besoin de la sentir plus, encore plus, je nous dirigeai vers le lit. Une fois mes jambes touchant le matelas, je nous fis tomber avec délicatesse, Alice restant collée à moi. Je l'entendis soupirer et je ne sus quoi en penser.
Je m'écartai d'elle et croisai son regard… si beau, si vert… si intense.
- Tu es si belle, murmurai-je sans pouvoir me retenir.
Elle sourit et ferma les yeux. Je posai la bouche contre ses lèvres et migrai ensuite vers son cou. Je sentis ses mains contre mon torse, descendre plus bas. Avant qu'elle n'arrive à son but, je la stoppai et dis :
- Non… pas maintenant… juste…
Sa bouche m'interrompit et tout disparut. La réalité, Blaise, la guerre, mes parents… nos vêtements. Il ne resta plus que nos corps bougeant l'un contre l'autre, l'un avec l'autre.
Ses soupirs, sa peau…
Je l'aimais, et j'aimais encore plus lui montrer de cette manière.
Désormais, je regardais le plafond de ma chambre, la nuit étant sûrement tombée depuis un moment, Alice blottie contre moi, dormant. Nous avions fait l'amour… et maintenant, je comprenais Blaise. Je le comprenais complètement. Si quelqu'un faisait du mal à Alice, je ne savais pas si je pourrais y survivre. Cette fille m'avait réveillé et maintenant que je voyais les choses différemment, je ne désirais plus retourner à l'ancien Draco, celui que tout le monde connaissait. Je voulais rester ce garçon que j'avais mis tant de temps à cacher.
- Pourquoi es-tu resté ?
Cette question murmurée me fit fermer les yeux. Ma main alla caresser son dos nu et pensant soudain au froid de la chambre, je bougeai un peu afin de nous couvrir avec les couvertures. J'embrassai son front et tout en la regardant, encore un peu endormie, je répondis :
- Pour toi… pour ça…
Comprenait-elle que par « ça », je voulais dire mon amour pour elle ? J'allais lui expliquer mais elle ferma ses yeux et souffla :
- Je suis content…
Je souris. Elle était tellement fatiguée qu'elle ne savait même plus parler correctement.
Je passai mon bras autour de son corps et murmurai :
- Dors bien Alice.
Ce qu'elle fit, alors que moi, ma tête ne cessait d'imaginer des tas de choses par rapport au fait que j'étais resté à Poudlard. Dès que je fermais les yeux, je voyais ma mort, celle de Blaise ou pire encore, celle d'Alice.
Mais la sentir contre moi, sereine, suffisait à me faire revenir à la réalité. De toute manière, je ne pouvais plus faire machine arrière. J'avais juste peur pour mon ami… et je comptais bien faire honneur à son cadeau et ne gâcher aucun moment avec Alice.
Je comptais laisser le vrai Draco s'exprimer et la faire sourire, gémir…
J'avais hâte que le soleil se lève juste pour profiter une fois de plus de sa chaleur.
POV Harry
Je me réveillai au chaud, le corps collé contre un autre. Je n'avais donc pas rêvé et il était resté, pour moi…
Je me sentis bien mais me forçai à ne pas oublier qu'il était resté pour Alice, son corps à elle, non le mien. Pour le sexe…
J'ouvris les yeux, relevai la tête et le vis, me regardant. Nos regards restèrent soudés quelques minutes et pendant ce temps, je repensai à sa bouche sur moi, ses mains effleurant ma peau, mais aussi à mes lèvres parcourant son corps, ses murmures…
Je sentis soudain des lèvres contre les miennes et une langue taquine me demander l'accès. Je le donnai avec bonheur et nous échangeâmes un baiser que je qualifierais de langoureux, malgré l'haleine du matin. Mais rapidement, je fus détourné de ses lèvres, ressentant le besoin d'aller au petit coin.
Je me reculai, et jetai un œil vers la porte qui menait à la salle de bains. Je n'eus même pas à poser la question que j'entendis :
- Tu peux utiliser la salle de bains, je te promets de ne pas venir te déranger.
- Merci, soufflai-je.
Sans attendre, je sortis du lit sans même prendre la peine d'enfiler mes habits et filai à la salle de bains. Une fois dans la pièce, j'allai jusqu'aux toilettes et idiot comme j'étais, j'oubliai que j'étais dans la peau d'Alice et me pissai dessus. Je pris tout de même place sur la planche, mais le mal était fait.
- Merde, murmurai-je plus que mal à l'aise.
Je n'attendis pas et me plaçai sous le jet d'eau, honteux de ce qui venait d'arriver. Je devais absolument penser la prochaine fois que je devais m'asseoir et non rester debout.
J'en profitais pour me laver complètement et devais avouer que le faire dans la peau d'Alice était perturbant. Mon corps me manquait, mais je ne voulais pas prendre le risque de retirer la bague, Draco pouvant entrer à tout moment.
Une fois lavé, je sortis et enroulai une serviette, prise sur une étagère, autour de moi. Je me rendis alors compte que mon incident d'avant avait laissé des traces. Je me hâtai de nettoyer le sol, ressentant toujours de la honte, et ne sachant pas où mettre la serviette souillée, je décidai de la cacher au fond de la manne à linge sale que les elfes n'étaient pas encore venus prendre.
Ensuite, je m'essuyai rapidement et pus me rendre compte que les cheveux longs n'étaient pas si faciles à sécher. Sans compter les nœuds. Je jetai un regard envieux à la brosse posée sur le lavabo mais hésitai à m'en servir. Mais je ne pouvais décemment pas rester comme ça.
Je pris la décision de couvrir mes hanches avec la serviette et ouvris la porte.
- Draco, est-ce que je peux utiliser ta brosse à cheveux ? Demandai-je.
Il posa ses yeux sur moi et je me sentis fondre. Si j'avais été moi, j'étais sûr qu'une érection aurait été présente.
- Veux-tu de l'aide ?
Je devais avouer que je n'avais pas le courage de tout démêler alors je hochai la tête et retournai dans la salle de bains. Draco arriva, portant un boxer. Je ne pus empêcher mes yeux de balayer son corps et un frisson parcourut le mien.
Merlin que j'étais accro à cet homme.
Il prit la brosse et se plaça ensuite derrière moi. Sa bouche se posa sur mon épaule et je fermai les yeux, me sentant bien là… seul avec lui. Il commença ensuite à brosser mes cheveux et cela me fit du bien. Il était doux dans ses gestes, mais aussi dans les quelques baisers qu'il déposait de ci de là sur ma peau.
- Tu es magnifique, souffla-t-il à mon oreille.
Je rougis et détournai les yeux du miroir. Je n'étais pas magnifique, j'étais un mensonge. J'avais tant envie d'être moi, de l'aimer comme je le voudrais, le tenir dans mes bras et non dans ceux féminins d'Alice.
Draco continua sa tâche et murmura, avant de pénétrer dans la cabine de douche :
- Je suis tout à toi dans quelques minutes. Si tu le souhaites, tu peux te servir dans ma garde-robe.
Il me laissa ensuite seul et sec, mes cheveux démêlés. Je quittai la pièce à regret, ayant souhaité le rejoindre sous la douche. Mais il n'avait pas envie de moi, m'ayant gentiment congédié.
Une fois dans la chambre, je défis la serviette encore enroulée autour de mes hanches et filai vers sa garde-robe afin de me trouver quelque chose à mettre. Je choisis une chemise ainsi qu'un boxer puis, sans attendre, me plaçai sous les couvertures.
J'avais froid dans cette chambre et loin du corps de Draco, cette constatation était encore plus forte. Le temps sembla long, irrémédiablement long. Je me mis à observer la pièce, m'imprégnant de lui comme je l'avais rarement fait.
Puis il arriva enfin, couvert d'une serviette. Il me sourit et alla enfiler un pantalon de pyjama avant de me rejoindre. Sans attendre, il m'embrassa et je me laissai faire, ne désirant que ça depuis le dernier baiser.
C'était égoïste de ma part, mais là, dans son lit, sa bouche contre la mienne, plus rien d'autre n'existait. Juste lui et moi…
Nous…
Nous fîmes encore l'amour et le reste de la journée, nous la passâmes nus, l'un contre l'autre.
Le paradis.
POV Draco (Deux jours plus tard - mardi 24 décembre 1996)
Le pied lourd, je marchai vers la Grande Salle, Alice ayant dû me quitter afin de retourner à ses appartements, de peur que son absence prolongée n'inquiète le directeur.
J'avais passé les plus beaux jours de ma vie alors que j'aurais dû être au manoir, plus mélancolique et sombre que jamais.
Mais à la place, j'avais laissé libre cours à mes sentiments pour cette fille qui avait volé mon cœur et mon âme. Je l'avais aimée charnellement avec tendresse et douceur. Sans oublier que j'avais eu le plaisir de la serrer dans mes bras pour dormir. Je devenais vraiment un Poufsouffle à ses côtés et je n'en avais plus honte.
Je sortis de mes pensées et ouvris les doubles portes. Le directeur était déjà attablé avec d'autres élèves. Je pris place à table et me sentis observé. Je tournai la tête et vis le directeur me regarder, les yeux brillants.
- Bon matin Draco. Tes vacances ici se passent-elles bien ?
Si j'avais eu quelque chose en bouche, je l'aurais sûrement recraché. Ce vieux fou avait un regard si brillant qu'il devait cacher quelque chose. Je ne me sentis pas à l'aise sous son regard.
Me jugeait-il ?
Puis je me traitai d'idiot. J'étais resté ici à la place de prendre la marque. Il devait en être content, un Mangemort de moins à combattre.
- Oui Monsieur le directeur, répondis-je.
- Fort bien mon garçon. Si tu as besoin d'une oreille attentive, tu peux venir me voir quand tu le désires.
Les élèves présents me regardèrent et fixèrent ensuite leurs regards sur leurs assiettes. Je hochai la tête, sans toutefois ouvrir la bouche. Je pus voir Snape parler à l'oreille du directeur.
Que lui disait-il ?
Les portes de la Salle s'ouvrirent soudain sur Potter et une colère monta en moi. Lui, il n'avait pas ce choix à faire. Il n'avait pas de frère peut-être torturé en ce moment sous la baguette de Voldemort. Et pour couronner le tout, il n'avait plus de parents, et donc pas de moyen de les décevoir au point d'être renié.
Je ne me voilais pas la face, j'allais être rayé de l'arbre généalogique des Malfoy. Et même si mes parents ne le voudraient sûrement pas, ils le feraient pour leur maître. J'osais juste espérer qu'ils m'aimeraient toujours, si un jour ils le faisaient.
Je lançai donc un regard assassin à ce chanceux, y mettant toute ma haine mais je fus vite ailleurs. Alice venait de me rejoindre avec son odeur et je me dis que j'allais la revoir bientôt. Je mangeai donc, des souvenirs plein la tête, son odeur toujours présente. Je me fis aussi la réflexion que j'aimerais plus que tout discuter avec elle, en apprendre plus sur elle. A chaque fois que j'avais essayé ces derniers deux derniers jours, cela s'était fini au lit.
Une fois mon assiette vide, je m'excusai et quittai les lieux. Je me hâtai ensuite de passer sous la douche et d'enfiler un pyjama. Il ne me restait maintenant plus qu'à attendre.
L'attendre…
Je pris un bouquin et m'installai sur un fauteuil. Mais je n'étais pas à la lecture. Je pensai à Blaise.
Que faisait-il ?
Devais-je malgré mon amour pour Alice quitter le château et retourner au manoir ?
J'avais beau faire comme si tout allait bien, plus les jours avançaient, plus je ressentais de la culpabilité. Pourquoi avais-je la chance de rester ici ? Pourquoi Blaise n'était-il pas resté avec moi ?
Je repensai soudain à son baiser, qui sonnait à l'instant comme un adieu.
Le reverrai-je ? Allait-il réussir à tuer pour recevoir la marque ? Vous-savez-qui allait-il le torturer et le tuer pour montrer l'exemple ? Ma mère et mon père allaient-ils subir le même sort ?
Allais-je mourir ?
Et tout ça pour quoi, ou plutôt qui ?
Alice…
Mon Alice, cette personne qui avait réussi à creuser jusqu'à atteindre mon cœur, malgré cette période sombre, malgré mes missions. Malgré mon sang et ma famille.
Soudain, je sentis une caresse sur ma joue et revins au présent. Alice était devant moi, ses beaux yeux braqués sur moi, juste moi. Et comme d'habitude, tout disparut pour ne laisser que ce vert des plus magnifiques.
- Tu vas bien ?
Je souris et répondis :
- Oui, maintenant que tu es là. Viens là, l'invitai-je à venir sur mes genoux.
Elle ne se fit pas prier et j'en profitai pour l'embrasser. Son odeur était un délice m'emmenant au paradis, là où tout allait bien. Je me mis à la respirer comme si ma vie pouvait cesser à tout instant. Je ne comprenais pas cette sensation. Dès que je pensais à son odeur ou la sentais, j'étais ailleurs, je me sentais plus léger. Une sensation d'être à la maison, d'être enfin entier.
- Que lisais-tu ? Chuchota-t-elle au creux de mon oreille.
- Je ne lisais pas, j'étais perdu dans mes pensées.
OoOoOoOoOoO
Nous nous regardions depuis quelques minutes, reprenant nos souffles.
Je l'aimais, par-dessus tout je l'aimais. Ce moment que nous venions de vivre avait été si intense, si doux, si fort. Aucun mot n'avait été échangé, mais le cœur avait parlé, dans nos regards, nos caresses, nos baisers, nos soupirs.
Elle était si belle, si simple, si elle.
Et je ne connaissais presque rien de cette fille en définitive.
- Raconte-moi, murmurai-je.
- Que veux-tu savoir ?
Je l'embrassai, ne pouvant me retenir de le faire et la gardai ensuite contre moi. Je réfléchis à ce que je voulais savoir d'elle et la réponse fut simple et rapide.
- Tout…
J'écoutai ensuite avec attention chaque mot sortant de sa bouche. J'appris que ses parents étaient morts lors de la première guerre contre Vous-Savez-Qui et qu'elle avait été élevée par sa tante ainsi que son oncle qui avaient tous deux péris dernièrement. Elle me raconta son enfance en Angleterre puis le reste en France, là où avait été envoyée sa nouvelle famille à la mort de ses parents.
- Tu sais que j'ai fait ma première année à Poudlard.
Je me reculai et regardai son visage pour déceler une trace de mensonge. Mais rien.
- Je ne me souviens pas de toi, répondis-je.
- C'est normal. Et sache que tout aurait pu être différent vu que le Choixpeau voulait me placer à Serpentard, mais j'ai refusé. J'ai donc atterri à…
- A ?
- Gryffondor, rit-elle.
Je ris aussi, ne pouvant m'en empêcher, son rire étant communicatif. Et je ne pouvais que faire le rapprochement avec une chose similaire que j'avais vécue. Elle et moi étions faits pour nous aimer, elle était ma destinée et je remerciais Blaise de toute mon âme en cet instant précis, alors que mes yeux étaient fixés aux siens, si verts.
- Pourquoi ris-tu ?
- Je t'aime, avouai-je simplement.
C'était la deuxième fois que je lui disais aussi ouvertement. Je lui avais montré par mes gestes, mais je n'avais plus prononcé ces trois mots. Ses yeux s'humidifièrent et elle m'embrassa comme jamais.
- Moi aussi, moi aussi si tu savais Draco.
Mon cœur devint bouillant et ma gorge me fit mal tellement je ressentais l'émotion.
- Veux-tu savoir mon plus grand secret ? Demandai-je une fois nos bouches séparées.
Elle hocha la tête et je dis, sans un seul remords :
- Le jour où j'ai placé le Choixpeau sur ma tête, il ne m'a pas envoyé à Serpentard, mais à Poufsouffle.
Son silence fut pour moi un supplice. Allait-elle se moquer ? Partir de mon lit pour ne plus jamais y revenir ?
- Pourquoi donc es-tu chez les vert et argent ? Demanda-t-elle enfin.
- Si jamais j'avais été envoyé chez les Poufsouffle, ma famille m'aurait sans doute renié, ou alors mon père m'aurait ignoré et bizarrement, enfant, je tentais par-dessus tout d'avoir son affection, avouai-je.
Elle m'embrassa chastement et me serra dans ses bras avant de dire :
- Tu es… si différent.
- Comment ça ?
- Eh bien, en première année, j'ai pu te voir agir avec les autres et jamais je n'aurais cru que tu pouvais être comme aujourd'hui.
Je pensais à cet instant que moi, je ne me souvenais pas l'avoir vue en cours. Je le lui dis et elle répondit :
- C'est sûrement normal, tu en avais toujours après Harry. Et j'étais très seule.
- Est-ce que nous serions ensemble aujourd'hui, si tu étais restée à Poudlard ?
- Je ne sais pas… mais est-ce si important ?
- Non, soufflai-je.
Nous discutâmes de nos enfances et elle me raconta un peu la vie moldue. Mais bien trop vite, elle s'endormit contre moi, alors que moi je n'arrivais pas à trouver le sommeil. J'eus alors une idée.
Je sortis du lit sans la réveiller et m'habillai sommairement. Une fois fait, je sortis de la chambre et parcourus les couloirs à la recherche de ce qu'il me fallait.
Je me trouvais d'ailleurs bien trop romantique à cet instant, à parcourir les couloirs pour ça, mais je m'en fichais car c'était pour elle. Si Blaise avait été là, près de moi, il m'aurait encouragé. Alors je ne devais pas le décevoir. Pas maintenant, pas là qu'il allait soit tuer, soit être tué. Et je priais Merlin qu'il enlève la vie… afin qu'il garde la sienne.
POV Harry (Le mercredi 25 décembre 1996)
Ce fut une main caressant mon ventre qui me réveilla. J'ouvris les yeux et le vis, me souvenant de tout. Et à cet instant, j'eus envie de pleurer.
La veille, j'avais tant eu envie de lui dire la vérité, de me montrer. C'était une vraie douleur de rester à ses côtés, de lui faire l'amour en étant Alice.
- Bonjour…
Je revins à moi et souris, ne pouvant faire que ça. Je le vis me regarder, le visage presque illuminé de manière si surnaturelle. Il était un ange.
- Bonjour, murmurai-je tout en allant vers lui.
Il me prit dans ses bras et je profitai de ce moment pour respirer son odeur, sentir son grain de peau contre la mienne, me disant qu'un jour ou l'autre, je le perdrais. Une fois Alice donnant place à Harry. Car cela devait se passer, la seule question était « quand ? ».
- Joyeux Noël Alice.
Ce fut sa phrase murmurée au creux de mon oreille qui me fit me rendre compte de la date. Nous étions le 25 décembre.
Je me redressai et distinguai là, au milieu de la chambre, un sapin dénué de décorations. Mon visage dut parler pour moi car Draco expliqua en se levant :
- J'ai pensé que ce serait un moment magique si on le garnissait à deux. Je ne l'ai jamais fait.
Je me levai à mon tour et me rendant compte que j'étais nu alors que lui était habillé, j'enfilai une chemise que je pris dans sa garde-robe. Une fois boutonnée, je me plaçai près de lui et remarquai son regard pétillant braqué sur le sapin.
- C'est un jour particulier aujourd'hui, avoua-t-il. Partageons-le ensemble.
Il me prit la main et nous restâmes comme ça, devant cet arbre, quelques minutes, dans un silence reposant. Je pus remarquer une caisse remplie de décorations et me demandai soudain où il les avait eues.
- Cette nuit, je n'arrivais pas à dormir, alors j'ai parcouru quelques couloirs et ai volé certaines choses…
J'eus la sensation qu'il avait lu dans mes pensées mais répondis :
- Tu as bien fait, soufflai-je tout en me blottissant contre lui.
- Es-tu prête pour le décorer ?
- Oui…
Nous nous mîmes à la tâche et ce fut un des premiers Noëls où je voulais vraiment être là. Il me serrait contre lui à la moindre occasion et moi, je profitais de tout ce qu'il m'offrait. A un moment, je me mis à chipoter la bague, voulant tout à coup l'enlever et vivre ça en étant vraiment moi, mais un baiser plus langoureux que les autres me fit oublier cette envie et bientôt, une autre arriva. L'envie de l'entendre soupirer sous ma bouche, mes mains.
Je nous dirigeai vers le lit et le dévêtis avec facilité, Draco étant très coopératif. Je souris, tout en embrassant son ventre, descendant vers son érection que je pouvais déjà un peu percevoir. Le voir se tortiller dans le plaisir était un spectacle magnifique et douloureux. Pourquoi je m'infligeais autant de douleurs à l'aimer ?
Je me posais encore cette question tout en le recevant en moi, ondulant tantôt vite, tantôt lentement, et bientôt son cri d'extase raisonna dans la pièce et j'en fis de même.
Étais-je en train de vivre un cauchemar sous les airs d'un rêve ?
Devrais-je tout arrêter, tant que je pourrais encore vivre le cœur brisé ?
Me sentant perdu, je le serrai contre moi, afin qu'il ne voit pas mes larmes. Parce que je pleurais silencieusement.
Mais bien trop vite, le temps reprit ses droits et nous nous souvînmes que le petit-déjeuner dans la Grande Salle allait commencer et étant le jour de Noël, nos absences seraient visibles. Je sortis donc à contrecœur du lit ainsi que de sa chambre, ayant précédemment enfilé mes habits de la veille.
Une fois dans le dortoir, je pris quelques minutes afin de pleurer comme je le voulais.
Je l'aimais comme un fou, tout en le détestant. Parce que l'homme que j'aimais en aimait une autre. Tout simplement.
Mais je dus me ressaisir et me préparer pour descendre à la Grande Salle. Le chemin fut rapide, prenant un ou deux raccourcis. Une fois arrivé devant les doubles portes, j'eus envie de rebrousser chemin mais une main sur mon épaule m'en empêcha.
- Joyeux Noël Harry.
C'était Dumbledore. Je me retournai et lui souhaitai également. Il me sourit et je tentai de faire pareil, même si le cœur n'y était pas. Nous rentrâmes ensemble et je pus voir Draco assis. Je pris la décision de me placer devant lui et le regard qu'il me jeta me glaça. Mais je ne me laissai pas atteindre par cette haine dans ses yeux et dis :
- Joyeux Noël Draco.
Sa tête ahurie me fit sourire un peu et sans attendre, je me servis un peu de chocolat chaud. La table était d'ailleurs bien garnie par les elfes pour ce jour spécial. Tout en mangeant, je le regardais et me rendis compte qu'il était si différent du garçon présent dans sa chambre.
Étais-je aveuglé par mon amour pour lui ?
Avait-il vraiment failli aller chez les jaunes ?
Mais je ne pus penser plus à tout ça que le courrier arriva. Je reconnus les hiboux de mes amis et ouvris leurs cadeaux sans attendre. Hermione m'avait offert un livre sur le Quidditch et plus précisément les joueurs qui avaient marqué cette discipline, Ron m'avait quand à lui offert des friandises accompagnées par le fameux pull de Madame Weasley. Il y avait aussi un mot d'excuse signé de mon ami pour m'avoir laissé seul pour cette période. Cela me toucha énormément. Ginny m'avait offert une paire de gants marron avec des fils couleur or et les jumeaux quelques farces et attrapes.
En entendant la porte claquer, je relevai la tête et me rendis compte que c'était Draco qui était parti. Je pus voir que Snape et Dumbledore étaient aussi surpris que moi. J'eus envie de le rejoindre, voir ce qui n'allait pas, mais je devais me forcer à rester ici, je le sentais au fond de moi. Si jamais je quittais la pièce trop rapidement, je risquais d'avoir sur le dos Dumbledore et au vu de mes sorties nocturnes et mes journées dans une certaine chambre, je me devais de faire profil bas.
- Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël mes enfants. J'espère que vous trouverez une occupation plaisante dans le château pour ce jour de fête.
Je hochai la tête aux paroles du directeur et pus voir la mimique de Snape avant qu'il ne quitte la pièce. J'attendis, tout en mangeant un peu, de peur de sortir sans éveiller les soupçons sur moi. Une fois deux élèves ayant quitté la Grande Salle, j'en fis de même et pris le chemin des cachots avant de me souvenir que je devais repasser par la tour. Je me hâtais, en courant sur les derniers étages. Une fois dans le dortoir, je pris la carte ainsi que la cape que je laissais le plus souvent dans la salle qui me servait pour me changer. Mais je fus déçu car Draco n'était pas seul, il y avait Snape avec lui.
Je m'assis et attendis, tout en pensant à ces vacances si improbables quelques semaines plutôt.
Étais-je devenu fou ? Sirius m'en voulait-il de là où il était ?
Je m'allongeai et soupirai.
Mais bien trop vite, Draco prit une place dans mes pensées et je commençai à me toucher, moi et pas Alice. Ma main s'aventura rapidement dans mon pantalon et je gémis de bonheur. Mon sexe m'avait tant manqué, cette partie de moi qui rêvait d'être touchée par l'homme que j'aimais comme je n'aurais jamais dû.
Ne tenant plus et le voulant inconsciemment, je défis mes habits et me retrouvai nu sur mes draps. Je commençai à l'imaginer me caresser, me masturber et même me préparer. J'avais vraiment l'impression que c'était ses doigts et pas les miens qui me créaient ce genre de sensations. Ma peau se couvrait de chair de poule et mon pouls était rapide.
Ses lèvres parcouraient ma peau, ses cheveux chatouillaient mon cou, son sexe était en moi, bougeant en rythme avec mes hanches.
- Draco, murmurai-je.
J'éjaculai et fermai les yeux, hésitant entre honte et bonheur. Je venais de me toucher comme jamais encore, avec tant d'abandon, que s'en était perturbant.
Après quelques minutes où j'étais resté immobile sur le lit, je me décidai à me lever et filai sous la douche. Elle fut rapide, ne désirant pas perdre trop de temps, ayant vu que Snape avait quitté la chambre de Draco.
Une fois prêt, je jetai un dernier coup d'œil à la carte, m'assurant que je ne croiserais personne et remarquai que Snape était désormais dans le bureau du directeur et qu'au vu de ses pas, il devait être assez remonté. Il ne cessait de tourner en rond.
Les autres élèves étant dans leur salle commune, je pris le chemin de la salle de cours où je devenais Alice.
Enfiler ces habits de filles me fit verser des larmes, sachant que seulement grâce à ça, mais aussi à la bague, je pouvais aimer et être aimé. Je me rendis compte, en mettant mes chaussures, que je me détruisais à petit feu et que je devrais peut-être penser à en finir avec tout ça. Détruire la bague, dire la vérité à Draco, ou peut-être pas. Ne garder que les bons moments et reprendre ma vie d'avant… enfin, avec le cœur brisé mais cela n'était pas très important au vu de la guerre qui se profilait.
Je soupirai, me promettant de profiter encore un peu de lui et de rompre à la fin des vacances.
Triste, mais résolu, je pris enfin le chemin de sa chambre. Une fois devant la porte, heureux tout de même de n'avoir croisé personne, je frappai trois petits coups.
- Je ne veux voir personne !
Devais-je réellement partir ? Qu'avait-il ?
L'inquiétude prenant part de moi, je poussai la porte et une fois dans la chambre, la refermai. Et je le vis là, devant la cheminée, un parchemin chiffonné dans la main.
- N'as-tu pas entendu ? Je ne veux voir personne ! PERSONNE !
Sa colère me frappa de plein fouet, mais aussi sa tristesse. Je ne l'écoutai donc pas et m'assis contre le mur, en serrant mes jambes contre mon torse. Le sol était froid et dur, mais cela n'avait aucune importance. Draco allait mal et je ne voulais être nulle part ailleurs qu'ici, même s'il me rejetait.
Je l'observais, là, devant les flammes, les mains appuyées sur la cheminée, la tête baissée, et toujours ce parchemin chiffonné. Qu'avait-il d'écrit dessus ?
La panique monta en moi, imaginant le pire… pour lui, ou pour moi, mes amis, les sorciers.
Une mauvaise nouvelle sans doute… et ne pas savoir me rendit vide.
J'aurais aimé qu'à cet instant Draco s'occupe de moi, me montre ses sentiments, que je comptais pour lui, mais il me rejetait, m'ignorait même. Ne savait-il pas que j'étais là, à quelques mètres de lui, de plus en plus froid à cause du sol glacial et dur. Ne voyait-il pas comment je l'aimais, étant resté ?
Était-il aveugle ?
M'aimait-il vraiment ?
Restait-il avec moi juste pour le sexe, comme une petite voix aimait me le dire quelquefois ?
J'étais perdu et ce fut une main chaude sur mon bras qui me ramena à la réalité. C'était lui, le visage défait, comme je ne l'avais encore jamais vu.
- Pardonne-moi de t'avoir…
Il ne finit pas sa phrase et frotta son visage avant de se relever, s'étant accroupi devant moi. Il alla vers la cheminée et jeta le parchemin dans les flammes puis alla s'asseoir sur un des fauteuils. Il braqua son regard sur moi, mais j'avais comme la sensation qu'il ne me voyait pas vraiment.
- Tu devrais t'en aller…
- Je ne le désire pas, murmurai-je.
- Moi non plus, souffla-t-il.
- Pourquoi ?
Je me levai et fis quelques pas dans sa direction, ne sachant pas vraiment quoi faire.
- Ce matin, j'ai reçu un courrier de mes… parents.
Je me sentis tomber sans toutefois le faire réellement.
- Je suis mort Alice… ou plutôt bientôt. Ma tête est mise à prix par mon propre père et il jure devant tout ce qu'il a de plus cher… et je n'en fais plus partie, qu'il me lancera l'impardonnable ou crachera sur mon cadavre. Je suis renié… je ne suis plus un Malfoy, plus un fils. Je suis un déchet à éliminer, la honte de mon sang.
Je pouvais voir des larmes couler sur ses joues… Mais je n'y croyais pas. Comment un père pouvait faire ça…
Mais je me souvins que Lucius Malfoy n'était pas un homme bon, qu'il était un Mangemort et pire encore, le bras droit de Voldemort.
- Rester au château m'a condamné Alice, et je ne veux pas…
Je courus et l'embrassai, lui coupant la parole. Il ne pouvait pas mourir, je ne me sentirais pas la force de continuer et me battre s'il venait à mourir.
Le baiser était intense… mais si chaste. Seules nos lèvres se touchaient.
Une fois ces dernières séparées, j'ancrai mon regard dans le sien et j'y vis un sentiment que je ne pus identifier. Que ressentait-il ? Que pouvais-je faire pour lui ?
Devais-je me donner comme but de tuer ses parents ? J'avais déjà un peu de mal à savoir que je devrais un jour ou l'autre tuer Tom Jedusor…
- Je regrette tant Alice… d'être moi.
- Chut, murmurai-je en embrassant son cou. Je…
Je quoi ? Que pouvais-je bien lui dire ? Tout à coup, je sentis que c'était le moment. Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais l'impression que lui montrer qui j'étais vraiment pourrait le soulager, l'aider. Je m'écartai de lui et portai la main à la bague, en vue de la retirer.
Mon cœur commença à battre la chamade et mon ventre se noua.
- Draco… je…
La bague glissa de quelques millimètres. J'allais enfin lui dévoiler mon secret.
- Alice, si tu savais comme je t'aime !
Il se leva et la bague resta à mon doigt. Ses lèvres touchèrent les miennes et il nous emmena sur le lit, où ne fîmes que nous embrasser sans ôter nos habits. Je sentais qu'il ne voulait pas de sexe, mais juste moi… enfin, Alice.
Je sentis les larmes couler le long de mes joues et ses lèvres les volèrent, une à une, alors que j'entendais des mots doux être répétés. Des mots qui me broyèrent le cœur tout en me rendant heureux.
POV Draco
Une fois Alice endormie, j'avais tenté de dormir, mais sans succès, j'étais donc là, assis sur le canapé, les pensées en ébullition.
J'étais chamboulé et attristé. Certes j'avais pensé à mes parents me reniant, voulant même ma mort sans vraiment le souhaiter, mais les mots de mon père dans la lettre avaient été bien trop douloureux.
Je pouvais me souvenir de ses phrases comme si j'avais lu le parchemin des années. Et Severus qui était venu voir ce qui n'allait pas, ce Mangemort qui devait en définitive être d'accord avec mon père. J'avais vite eu fait de le mettre à la porte, malgré le pincement au cœur pour cet homme que j'avais estimé. Mais il était comme mon père… comme chacun des Mangemorts.
Prêt à tuer son fils pour un homme… un monstre même.
Comment allait Blaise ? Avait-il subi des tortures ? Mon père l'avait-il tué ?
J'espérais que non, ne connaissant pas mon affection pour mon frère. J'avais envie de lui écrire, mais si tout se passait bien pour lui, aussi bien que de recevoir la marque alors qu'on ne la souhaitait pas et devant tuer un être humain, je ne désirais pas lui créer des ennuis. Je devais attendre de ses nouvelles dans quelques jours ou son retour de vacances, bien que j'espérais secrètement recevoir un hibou de sa part, histoire de me rassurer.
Je devais aussi penser à mon avenir, ou plutôt me donner toutes les chances d'en vivre un.
Mon regard se posa sur Alice, que je désirais près de moi. Mais le voulait-elle ?
Sûrement, au vu de sa déclaration plus tôt.
La voir se lever et être aussi ouverte au niveau des émotions, voir sa peur de m'avouer son amour, m'avait ému au plus haut point. Je l'avais traitée comme une chose et j'avais indubitablement meurtri son cœur comme je l'avais fait avec le mien.
Mais je devais assurer notre sécurité, si tant est qu'elle me suive.
La côté moldu pourrait nous assurer une sécurité, et elle connaissait la France, pour y avoir vécu. Je ne pensais pas que mon père irait chercher là-bas pour me tuer. Il allait sûrement fouiller chaque recoin de l'Angleterre ou tenter de visiter notre famille en Russie, pensant que je m'y suis caché, ce que j'aurais fait quelques années plus tôt… mais plus maintenant.
Maintenant que je savais que mon père ne plaisantait pas, qu'il me tuerait, sans un remords.
Le souci était que je ne connaissais rien du monde moldu et pour être franc, cela me faisait peur. Mais avec Alice près de moi, je pourrais tout surmonter.
Je me mis à réfléchir sur les questions d'argent et de lieux, du moment opportun pour fuir. Les vacances de printemps seraient idéales. La moitié de la nuit passa ainsi, me rendant presque fou à tenter de planifier chaque détail dans ma tête, ne souhaitant pas prendre le risque de laisser une trace de mon plan.
La fatigue prenant vraiment part de moi, n'arrivant plus tant que ça à garder mes yeux ouverts, je me levai et me dirigeai vers le lit. Une fois installé, je pris la décision de réveiller Alice pour connaître sa réponse, je devais la connaître afin de pouvoir dormir… le cœur apaisé.
- Alice… Alice… réveille-toi.
Elle marmonna mais n'ouvrit pas les yeux.
Je me mis à caresser ses cheveux mais toujours aucun signe de réveil, je rendis donc les armes et me convainquis qu'elle dirait oui, au petit matin. Je me couchai avec elle sous les couvertures, la serrant contre moi, puis fermai les yeux.
Je ne pus empêcher la vision de mon père en colère me lancer un Avada, mais malgré tout, le sommeil ne fut pas long et je m'endormis, exténué, me disant que je ne n'avais même pas profité du jour de Noël.
Quand je me réveillai, la tête complètement douloureuse, je sentis une main caresser mon torse par-dessus la chemise que je portais encore. Je souris brièvement avant d'ouvrir les yeux. Je la vis, timide mais souriante, blottie contre moi.
- Bonjour… Bien dormi ? Demandai-je en embrassant son cou.
- C'est moi qui devrait te poser cette question, mais oui, j'ai bien dormi vu que tu étais près de moi, avoua-t-elle.
Je la serrai plus fortement et nous plaçai ensuite de sorte à nous faire face sur le lit. Je replaçai une de ses mèches de cheveux et me perdis ensuite dans ses yeux verts si sublimes. Le silence s'installa… mais c'était un beau moment, juste nous et notre amour.
- Draco, hier… je dois t'avouer…
- Chut, murmurai-je en plaçant mon doigt devant ses lèvres. Laisse-moi d'abord te demander quelque chose de très important. J'aimerais que tu sois honnête avec moi.
Elle hocha la tête et je me lançai, je voulais savoir. Si elle me disait non, j'allais la perdre, mais je devrais aussi cesser tout contact avec elle. Pour mon bien… mon âme.
- Comme je te l'ai appris hier, mon père veut ma mort et il ne changera pas d'avis, je le connais assez bien pour ça. Et je vais devoir fuir pour ma sécurité. Cette nuit j'ai…
Je fermai un instant les yeux, afin de puiser tout mon courage pour aller au bout.
- Cette nuit j'ai décidé que le meilleur moyen était que je quitte l'Angleterre pour aller me cacher en France, côté moldu. Et j'aimerais que tu quittes tout ici pour venir avec moi.
Elle écarquilla les yeux, puis recula de quelques centimètres. Je pus voir qu'elle réfléchissait, je pouvais imaginer son cerveau prendre conscience de mes mots et de ma demande. Ce n'était pas rien de fuir avec moi, c'était une déclaration d'amour comme je ne lui en avais pas encore faite.
- Tu… Tu veux que je… que je quitte ma vie ici pour te suivre ? Tu me veux près de toi, vraiment ?
Ses yeux étaient remplis de larmes qu'elle contenait tant bien que mal. Je hochai la tête, comprenant que la décision n'était pas facile.
- Certes, tu devrais m'apprendre le maximum sur ce monde là, mais… je… sans toi, ce sera dur, avouai-je.
Elle me serra dans ses bras et j'eus la sensation qu'elle me disait adieu, mais elle m'embrassa ensuite tout en enroulant ses jambes autour de mes hanches.
- Oui Draco, je quitterai tout pour te suivre, où que tu ailles. Parce que je…
Elle se tut et nos corps se mirent à parler… et parler encore, heureux que j'étais qu'elle m'aime aussi fortement. Ses larmes entre ses gémissements de plaisirs étaient comme des poignards à mon bonheur, mais son sourire et ses « je t'aime » soufflés au creux de mon oreille me firent jouir dans tous les sens du terme.
Voilà, chapitre 10 publié.Il fait 21 pages et 6.628 mots.
Avant tout, au cas où vous l'auriez remarqué, je n'ai pas détaillé les lemons tout simplement parce que le rated est M et pas MA. Depuis la vague de censure du site, je tente d'écrire un peu moins détaillés pour les scènes de sexe, même si je ne vais pas republier toutes mes histoires sans les détails citronnés. Bref, ne vous attendez plus à en lire ou alors, ce sera pour des moments spéciaux. Ce qui sera le cas dans cette histoire.
Ensuite, pour en venir à ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu et que l'attente n'a pas été trop longue. Ne vous attendez pas non plus à un autre chapitre avant mars/avril, devant aussi publier d'autres histoires.
J'espère aussi que mon message du dessus ne fera pas fuir certaines lectrices en manque de lemon détaillé (a)
~ BONNES FETES DE FIN D'ANNEE ~
~ A TOUTES ET TOUS ! ~
~ GROS BISOUS ~
Pour finir, merci d'avoir lu jusqu'ici,
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 10 publié le 28 décembre 2012