Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Le couple : Harry/Draco

Le rating : M

Nombre de chapitre : 22 + épilogue (version normale + version bonus)

Genre : Romance dans la généralité, Deathfic car déjà j'écris une partie de la bataille finale et Drame.

L'histoire débute pendant la sixième année (1996-1997) d'Harry Potter.

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JKR… rien n'est à moi (snif snif) sauf Chloé, Cornélius et… Lissa.

Modifications apportées : Severus Rogue sera nommé ici Severus Snape et enseignera les potions et non la Défense contre les forces du mal comme dans le sixième tome. Au fil de votre lecture, certains détails seront annoncés afin de ne pas trop spoiler ici. Ils seront soit annoncés en début de chapitre, soit à la fin.

Correctrice : Vivi64


Chapitre 2 : La Saint-Valentin


POV ? (Le 14 février 2007)

Je courais le plus vite possible en priant pour ne pas arriver en retard. J'avais mal à la jambe et je pouvais sentir le sang couler de ma blessure au bras, blessure faite par les Aurors lors de ma fuite du ministère avec le retourneur de temps. Mais je ne pouvais pas arrêter tout au stade où j'en étais arrivé. Je voulais juste le revoir une dernière fois, et puis j'activerai le retourneur de temps. Je franchis la grille et accélérai mes pas.

Je ne savais pas à quelle heure tu l'avais fait et plus mes pieds se déplaçaient, plus je ne pouvais empêcher les images que je voulais tant oublier refaire surface.

Flash back du 14 février 1997

« …

- Je t'aime Harry… si tu savais comme je t'aime.

Je devais lui dire, lui dire que moi, je ne l'aimais pas de cette façon-là. Ensuite, je devrais tout faire pour qu'elle parte. Je désirais désormais rattraper les choses avec Mal… avec Draco. Autant m'entraîner dès maintenant à dire son prénom. Le souci était que je ne voulais pas faire souffrir Ginny. Je n'aurais d'ailleurs pas dû répondre au baiser.

Je pris donc une grande inspiration et commençai :

- Moi…

Je fis une pause, car comment disait-on à une fille que vous aimez depuis tant d'années comme une sœur, et surtout après un baiser rendu, que vous ne l'aimiez pas comme elle le désirait ?

- Écoute Gin', je… je ne … je ne ressens pas la même chose pour toi et je m'en excuse !

Elle se sépara de moi et me regarda les larmes plein les yeux. Je ne pus rien ajouter d'autre car mon cerveau était déjà en train de chercher les mots que jeluidirais pour me faire pardonner.

Je l'aimais !

Malgré sa condition, son arrogance, sa famille et sa maison, je l'aimais.

Ginny partit et me laissa sans rien ajouter d'autre. Je me levai alors et vis que la chance n'était pas avec moi, Mal… Draco n'étant pas là. Je me rallongeai mais me rendis compte que la fenêtre était ouverte. Ne voulant pas me relever, je pris ma baguette et la fermai d'un simple sort.

- Monsieur Potter, buvez ceci.

Je me tournai et vis une fiole près de mon visage. Certainement une potion de sommeil sans rêve.

- Je dois d'abord parler à Malfoy, expliquai-je

- Il est certainement parti aux toilettes. Buvez ceci, vous lui parlerez demain. Vous devez vous reposer.

Connaissant Pomfresh, je pris la fiole de mauvaise grâce et la vidai d'une traite. Elle avait raison, j'aurais tout le temps pour lui dire et tenter de me faire pardonner demain.

.

J'ouvris un œil et vis que le soleil était déjà levé.

J'avais une faim de loup, n'ayant rien mangé depuis la veille.

En y repensant, je me souvins devoirluiparler et m'excuser. Je me levai alors, prêt à aller lui dire tout ce que je ressentais mais vis son lit déjà vide. Ne voyant l'infirmière nulle part, je me rhabillai en vitesse sachant qu'il serait dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner.

Une fois dans le couloir, je croisai seulement quelques élèves avec une tête d'enterrement, elles étaient à faire peur.

Je supposais que leur soirée n'avait pas tourné comme ils l'avaient souhaité.

Dès que je fus dans la Grande Salle, je remarquai que pratiquement tout le monde avait cette tête.

Voldemort avait-il lancé une attaque pendant la nuit ?

Je pris le chemin de ma table où je vis une Hermione plus blanche qu'un vampire.

- Que se passe-t-il ? Demandai-je en m'asseyant et prenant un croissant.

- Tu n'es pas au courant ? Me demanda alors mon ami Ron.

- Non, dis-je la bouche pleine.

Sans attendre de réponse, je commençai à le chercher à la table des Serpentard mais me rendis compte que la table était vide.

- Pourquoi la table des Serpentard est vide ? Questionnai-je mes amis.

- Dumbledore leur a donné congé aujourd'hui, répondit Ron la voix étrangement émue.

- Pourquoi ?

- Tu n'es vraiment pas au courant ? Me redemanda mon ami.

- Non ! M'énervai-je.

Mon seul but était d'aller parler à Mal… Draco. Je n'avais pas envie de jouer aux devinettes.

- La fouine a enfin compris qu'elle ne servait à rien, entendis-je une voix qui ne pouvait être que celle de Dean.

- Comment ça ? Demandai-je ayant un étrange pressentiment.

- Il s'est suicidé cette nuit, m'avoua Ron. »

Fin du flash back

Je pouvais encore ressentir ma détresse de ce moment-là. Mais j'allais enfin te revoir.

Une fois arrivé devant ta tombe, je me laissai tomber et repris ma respiration. Tu étais tellement beau…

- Bonjour mon amour, dis-je en embrassant ta photo.

Cet endroit était celui où je me sentais le mieux et en même temps où j'étais le plus déprimé. Tu étais enfin près de moi mais mon esprit devait enfin voir la réalité en face. Tu étais mort et cette saloperie d'inscription me le faisait comprendre à chaque fois.

« Ci-git Draco Lucius Malfoy,

5 juin 1980 – 14 février 1997

A mon fils, mon ami.

Nous t'aimons, là où tu reposes. »

Je retraçai le contour de ta photo du bout des doigts en laissant mes larmes couler. Qu'est-ce que j'avais pu être con ! Si je ne t'avais pas rejeté, nous serions certainement mariés et heureux. J'avais tellement été abattu à la nouvelle de ta mort que j'avais sombré dans la dépression.

D'ailleurs, le monde sorcier te devait une fière chandelle car c'était grâce à toi que je l'avais enfin délivré de Voldemort. J'avais tellement voulu qu'il me tue ce jour-là, que je m'étais laissé envahir par ma rage contre toi, ton geste, que sans même m'en rendre compte je l'avais tué. Ce jour-là, j'avais aussi perdu plusieurs personnes qui comptaient pour moi et même si je mourais d'envie de te rejoindre, quand j'avais vu la famille Weasley pleurer Fred, vu le courage de George, ainsi que Tonks pleurer Remus et devoir tenir le coup pour élever Teddy, je m'étais dit que j'étais un lâche de vouloir quitter ma réalité pour te retrouver.

J'ai alors vécu dans mon monde où de temps en temps tu venais me voir et m'aimais comme nous aurions dû. Mais maintenant, j'allais tout changer. C'était risqué, car si jamais je réussissais, la fin de la guerre pouvait elle aussi changer mais je ne pouvais plus vivre chaque jour sans toi.

Chaque jour, j'avais regretté nos insultes, nos bagarres en me disant que si je t'avais serré la main le premier jour, nous n'en serions peut-être pas là.

- Bon, c'est le moment mon amour.

Je me baissai et déposai un tendre baiser sur mon inscription. Un dernier baiser.

- Pardon, dis-je en caressant ma gravure.

« Repose en paix…

Pardonne-moi.

Je t'aime mon Sky.

Ton vif d'or »

Je me relevai ensuite et en prenant le plus grand soin, actionnai le retourneur de temps que j'avais réussi à retrouver et à voler.

« Faites que cela marche, priai-je ».

Je me sentis étirer de tous les côtés. C'était encore pire que le transplanage ou le portoloin.

POV Draco (Le 14 février 1997 - Retour au présent, dix ans plus tôt)

J'ouvris les yeux car je pouvais très bien me rendre compte que je n'avais pas rencontré le sol tel que je me l'étais imaginé. Et en effet, je pouvais constater que j'étais stoppé Merlin seul savait comment à quelques centimètres du sol. Je me sentis bouger dans le vide et la seconde suivante, j'étais dans les bras de quelqu'un.

- J'ai réussi… tu es vivant mon amour !

La personne pleurait et moi, n'osant bouger, je restais là, les bras ballants à ne penser qu'une chose : « j'avais réussi à rater mon suicide ». Mais plus le temps passait et plus les paroles de l'inconnu me sautèrent aux yeux.

Mon amour ? Tu es vivant ?

Qui était-ce ?

Je m'écartai et pus constater que j'étais en réalité bien mort et que mon cerveau avait réussi à imaginer un Potter me sauvant.

Mais ce n'était qu'un rêve, un mirage qui ne se produirait jamais. J'allais demander à mon rêve de me donner des détails quand je sentis une bouche s'emparer de la mienne.

Potter m'embrassait, Potter m'embrassait !

N'ayant pas envie de le repousser, je répondis avec tout mon désespoir.

Nos langues se mêlèrent alors et je ne pus m'empêcher de passer les mains dans ses cheveux. Je mordillai aussi légèrement ses lèvres tandis qu'il aspirait ma langue et se l'appropriait. Il me serrait aussi contre lui et sentir ce corps d'homme contre le mien me procura mille sensations jusqu'alors inconnues. Je ne regrettais pas mon geste, car si ma mort pouvait m'offrir le plaisir, celui d'être embrassé par l'homme que j'aimais, je ne pouvais que sourire et l'accueillir avec tout mon amour.

- Ca fait si longtemps que je rêvais de ce moment, entendis-je contre ma bouche.

Je m'écartai et vis que mon Potter pleurait en me souriant comme un abruti. Et puis je me rendis compte que ce n'était pas Potter mais quelqu'un d'autre.

- N'aie pas peur Draco…

Comment savait-il que j'avais peur ?

Je n'avais rien dit…

Je me reculai un peu plus et jetai de rapide coup d'œil autour de moi.

Oui, j'étais bien à Poudlard et oui, j'étais bien en bas de la fenêtre où je devrais d'ailleurs me trouver mort… mais je ne voyais aucun corps.

- Tu dois te demander qui je suis, entendis-je.

Ne pouvant pas parler car je me sentais encore plus perdu, je hochai la tête.

- Je suis un Harry Potter du futur… en fait, je viens de faire un bon de dix ans en arrière, me dit-il tout sérieux.

- Pourquoi ? Réussis-je à demander après un temps qui me parut long.

- Parce que je t'aime et que je ne pouvais plus vivre sans toi…

-…

- Écoute, je n'ai plus beaucoup de temps devant moi avant que les Aurors de cette réalité ne viennent me prendre. Il y a dix ans pour moi, je t'ai perdu pour une bêtise.

- Mais tu mens, dis-je en secouant la tête. Tu viens juste de me repousser i peine dix minutes en me disant que tu ne m'aimais pas.

- Laisse-moi continuer, je t'en prie mon amour.

Mon cœur rata un battement à l'entente de ce surnom. Se pouvait-il qu'il m'aime ?

- Je t'ai repoussé, dit-il en prenant mes mains dans les siennes, et ensuite, j'ai fait la plus grosse erreur de ma vie en embrassant Ginny. Mais ce que tu ne sais pas et que tu n'as jamais su, c'est que ce baiser avait confirmé ce que je savais déjà.

Les larmes commencèrent à couler car ce qu'il me disait, moi, je venais juste de le revivre. Et je pouvais encore les revoir s'embrasser et se dire « je t'aime »

- Je t'aime Draco… ça fait dix ans que je t'aime, que je pense à toi, à ta bouche que je n'ai eu la chance de toucher qu'une seule fois.

Il m'embrassa et sans même m'en rendre compte, je demandai l'accès. Sa langue vint alors à la rencontre de la mienne et je pus sentir sa main me rapprocher de lui.

Je voulais y croire, je voulais croire en ce qu'il venait de me dire. Je commençai à caresser sa langue de la mienne avec tout ce que je ressentais en ce moment, toute ma joie, mon espoir, mon amour et ma passion.

Il avait un goût divin. Mais tout bonheur devant stopper, il me repoussa le plus doucement possible.

- Tu dois remonter là-haut… ce n'est pas moi… je ne suis pas la bonne personne, souffla-t-il les larmes aux yeux.

- Je ne comprends pas, dis-je dans un murmure.

- Je viens du futur… et je vais bientôt devoir fuir… Je voudrais tant te garder près de moi et te faire tout ce que j'ai imaginé pouvoir te faire durant toutes ces années. Mais je ne peux pas, tu dois vivre tout ça avec le Harry de cette époque.

- Mais il ne m'aime pas, fis-je les larmes aux yeux. Je te veux toi ! Toi tu m'aimes, ajoutai-je en me jetant dans ses bras.

- C'est faux. Je t'aime mais celui de cette époque t'aime aussi et là, il t'attend pour te le dire. Et il t'a attendu pendant dix ans pour le faire.

Il me repoussa et prit mon visage en coupe.

- Je t'aime ! Je t'aime comme un fou et je t'aimerai toujours.

-…

- Mais l'homme de ta vie se trouve en ce moment à l'infirmerie à attendre ton retour pour le dire.

- Tu ne m'as pas vu sauter ? Demandai-je

- Non, répondit-il les larmes aux yeux. Pour moi, tu es juste parti aux toilettes ou un truc dans le genre. J'ai seulement appris ta mort le lendemain au petit-déjeuner.

J'entendis tout à coup des pas qui se rapprochaient de nous et Potter ce releva à toute vitesse.

- Je dois partir ! Ne me repousse pas s'il te plait, je t'aime comme un fou !

Il m'embrassa délicatement et me serra très fort dans ses bras. L'instant d'après, j'étais seul en voyant sa silhouette s'éloigner. Je pus aussi voir qu'une dizaine de personnes étaient après lui. Rien que de penser qu'il allait certainement trouver la mort, un frisson me parcourut le corps entièrement. Il avait pris tous ces risques pour moi. Je regardai en l'air et vis que la fenêtre était fermée.

Et si tout cela n'était qu'une vaste blague pour me faire encore plus de mal ? Me demandai-je à moi-même.

Je ris de ma paranoïa car cet homme du futur venait de signer son arrêt de mort rien que pour changer le cours des choses. Et en cet instant, je ne pouvais que l'en remercier et pris le chemin de l'infirmerie.

La prochaine fois que je me jetterai du haut d'une fenêtre, je devais me rappeler de le faire habillé et pas vêtu d'un pyjama car mes pieds nus touchant le sol boueux et humide de la pelouse n'était pas vraiment ce que j'aimais le plus. Avec une chance qui m'avait quitté aujourd'hui, je ne croisai personne dans les couloirs.

Quand je mis enfin un pied dans la chaleur de l'infirmerie, je ne pus m'empêcher de laisser un soupir de bien-être sortir de ma bouche. Par contre, je pus voir que Potter dormait à poings fermés. J'allais aller près de lui quand j'entendis l'infirmière me crier dessus.

- Malfoy… dans votre lit immédiatement !

Je fis ce qu'elle me dit et me glissai sous le drap.

- Mais où étiez-vous passez jeune homme ?

- Heu…

- Mais vous êtes sale ma parole.

Je regardai les taches que j'avais mises sur le drap blanc et sortis mes pieds immédiatement. J'allais prendre ma baguette pour me nettoyer quand Pomfresh me devança :

- Buvez ceci !

Je pris la fiole et la bus. J'eus assez de temps pour me placer de telle sorte d'avoir une vue sur lui et quelques instants plus tard, je sombrai dans un sommeil sans rêve.

POV Harry du Futur

Je venais de quitter la personne qui faisait battre mon cœur et la seule chose que je pouvais faire c'était de me dire que j'avais enfin pu lui dire.

Je pouvais entendre très clairement les Aurors derrière moi. Et soudain, je me demandais pourquoi je fuyais. Si je refaisais le chemin vers mon époque, cela me tuerait sur le coup, je le savais ! Je n'allais pas pouvoir retourner chez moi et si les Aurors m'attrapaient, ils me feraient passer un interrogatoire pour savoir ce que j'étais venu faire ici. Ils risqueraient de remettre tout dans l'ordre et ça, je ne pouvais pas le permettre.

Je me cachai dernière un arbre et pointai ma baguette sur moi. Je devais trouver assez de colère et de haine envers moi pour y arriver !

Je me forçai alors à repenser à la guerre, à tous ces morts par ma faute, à sa mort, à toute la haine que je ressentais envers les couples heureux. Je pouvais sentir ma haine monter et tout en fermant les yeux et en posant la pointe de la baguette sur ma jugulaire, je prononçai les deux mots que je n'avais dit qu'une seule fois dans ma vie.

- Avada Kedavra !


Merci d'avoir lu et je l'espère, aimé.

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 2 republié corrigé le 23 février 2013

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