Auteur : Jes Cullen-Malfoy
Le couple : Harry/Draco
Le rating : M
Nombre de chapitre : 22 + épilogue (version normale + version bonus)
Genre : Romance dans la généralité, Deathfic car déjà j'écris une partie de la bataille finale et Drame.
L'histoire débute pendant la sixième année (1996-1997) d'Harry Potter.
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JKR… rien n'est à moi (snif snif) sauf Chloé, Cornélius et… Lissa.
Modifications apportées : Severus Rogue sera nommé ici Severus Snape et enseignera les potions et non la Défense contre les forces du mal comme dans le sixième tome. Au fil de votre lecture, certains détails seront annoncés afin de ne pas trop spoiler ici. Ils seront soit annoncés en début de chapitre, soit à la fin.
Correctrice : Vivi64
Chapitre 4 : Le 15 février 1997, Partie 2
POV Draco (Se situe avant le dernier POV D'Harry, le lendemain de la Saint-Valentin)
Je marchais dans le couloir qui menait à mon cours et je devais me battre avec moi-même pour garder un visage impassible.
Je voulais sourire comme un Poufsouffle. Mais je ne pouvais pas, j'étais un Serpentard, Le Serpentard !
Alors, je marchais avec à ma suite ces deux idiots de Crabbe et Goyle, la cruche de Pansy et mon ami, en tout cas c'était ce qui se rapprochait le plus de notre relation, mais je ne lui faisais pas assez confiance pour lui confier toutes mes pensées. Personne d'ailleurs n'avait eu ce privilège à part « Vif d'or », je voulais dire à part Potter…
Merlin, je voulais dire Harry, oui voilà, Harry !
Il fallait que je m'habitue à dire son prénom et non plus son nom de famille. Quoi que c'était un peu dangereux comme idée. Et si un jour, dans les couloirs, devant tout le monde, je l'appelais Harry…
Ma matinée allait être longue, je le sentais.
Je n'avais jamais ressenti cette euphorie à l'idée de juste croiser une personne dans les couloirs, mais je connaissais son emploi du temps assez bien pour savoir que je n'aurai pas cette chance avant le premier cours de l'après-midi.
Merlin que le temps allait être long.
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Mais qu'il change de professeur pour cette matière.
Je frottai mes yeux discrètement et tentai de faire passer mon envie de bâiller. Déjà que le contenu du cours était un vrai somnifère, si en plus le Professeur Binns s'y mettait avec sa voix monocorde…
Mais il fallait voir le bon côté des choses, j'allais enfin pouvoir exaucer deux choses : mon envie de le voir et mon envie de dévorer tout ce qui se trouverait devant moi tellement j'avais faim.
Je tâchais de ne pas marcher trop vite mais pas trop lentement non plus, car je voulais le voir le plus longtemps possible. Même de loin, je voulais juste l'avoir sous les yeux.
Avait-il pensé à moi ?
Avait-il changé d'avis par rapport à nous ?
Pour la dernière question, j'osais espérer qu'il n'en était rien. D'ailleurs, si ma marque n'avait pas été un problème, je ne voyais pas ce qui aurait pu lui faire changer d'avis, surtout après notre petit tête-à-tête dans ma chambre ce matin. J'avais vraiment eu du mal à calmer mon envie de lui et dès qu'il avait fermé la porte, j'avais dû, malgré moi… oui bon, j'avouais que j'y avais pris du plaisir… j'avais dû me masturber pour stopper mon érection. Mais cela avait été si fantastique.
Je m'étais livré au plaisir solitaire des tas de fois depuis mon début d'amour pour lui, deux mois plus tôt, et n'avais même plus baisé à droite et à gauche. Mais là, j'avais imaginé son corps contre le mien, sa peau contre la mienne et ses cheveux contre mon cou. J'avais joui en murmurant « Harry ».
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- Draco ?!
Je revins sur terre en me rendant compte que cette cruche me parlait.
- Tu ne m'as pas écoutée ? Dit-elle en me jetant un regard noir.
- Non, je ne t'ai pas écoutée et ne me regarde pas comme ça, dis-je menaçant en la fusillant à nouveau du regard.
- Je fais ce que je veux avec mon futur époux !
Elle prit ensuite sa fourchette et mit en bouche un peu trop de nourriture à mon goût. Rien que de la voir manger comme ça me donna envie de vomir.
- Tu comptes dire un jour à ton père que tu ne veux pas de ce mariage, lança le plus discrètement possible Blaise.
Je fis non de la tête, car je ne pensais pas revoir mon père de sitôt vu qu'il séjournait à Azkaban. Après cette question et ma réponse hautement philosophique, je ne disais que la vérité, je pris quelques patates douces et une tranche de rôti. J'allais commencer à manger quand les portes s'ouvrirent sur ni plus ni moins que le trio des bouffons.
- Alors, au fait, qu'est-ce qu'il s'est passé entre toi et Potter pour que tu te retrouves à l'infirmerie hier toute la journée.
Si seulement tu savais mon pauvre…
Tout en pensant ça, j'avais jeté un rapide coup d'œil au principal concerné et vis qu'il était toujours aussi beau. Mazette et Salazar, était-il vraiment à moi !? Puis me souvenant que personne ne devait être au courant, je changeai mon regard en plus méchant, mais ne pensais pas que cela soit passé comme ça. Je le suivis du regard mais dès qu'il fut assis, replongeai mon regard sur mon assiette.
Cela n'allait pas du tout être facile mais je ne voulais pas qu'il soit plus en danger qu'il ne l'était, et si le reste de l'école apprenait que nous formions un couple, j'étais persuadé que la plupart des Serpentard lui feraient la peau. En plus, je n'étais pas idiot, je savais déjà que le Lord noir cherchait avec ses espions qui avait pris le cœur de notre Héros pour le détruire en tuant l'élue de son cœur. Sauf que ce n'était pas une élue, mais un élu et pas n'importe lequel : moi ! Je me demandais d'ailleurs comment allait se passer la suite.
- On a cours de potions avec Snape, dit Blaise.
- Ouais… je sais, je connais mon emploi du temps, fis-je assez durement.
- Je ne disais pas ça pour ça, tête de Scroutt à pétard, je disais ça pour parier sur le temps que va mettre Snape pour enlever des points au balafré.
Je serrai les mâchoires sans m'en rendre compte, car autant la veille j'aurais encore ri et parié de bon cœur, autant là, je voulais le défendre en disant que Snape ne lui laissait jamais aucune chance.
Salazar devait se retourner dans sa tombe à entendre mes pensées.
- Ouais, moi je mise sur moins d'une minute, dis-je. Il est tellement idiot et aveugle, pardonne-moi Harry pensai-je, qu'il perdra au moins dix points.
- T'es pas drôle Draco… tu vas encore gagner, fit-il en riant.
Je l'accompagnai alors pour la forme mais le cœur n'y était pas. La nature humaine était vraiment étrange. Mais je ne voulais pas me tordre l'esprit avec ça. D'ailleurs, cela faisait deux mois que mon cœur battait pour lui sans même le savoir.
- Notre sauveur national a un petit problème… certainement sa petite copine du moment qui lui lance des regards lubriques, lança Nott à ma gauche.
Je regardai Potter marcher le plus dignement possible mais en mec qui se respectait, c'était flagrant qu'il avait un petit problème. Tiens tiens, qui avait bien pu lui faire cet effet ?
Quand même pas ma vue ?
Quoique j'en serais flatté au plus haut point de pouvoir l'exciter sans même le toucher.
J'attendis qu'il soit hors de la Grande Salle pour me lever de table et prétexter l'oubli de mon livre pour le cours de potions et priai pour qu'il ne soit pas déjà hors de vue. Une fois hors de la Grande Salle, je regardai de chaque côté mais je ne le vis nulle part. Bon, j'avais une chance sur deux qu'il soit retourné à son dortoir pour régler son problème. L'autre solution, que j'aurais choisie, était de me réfugier aux toilettes les plus proches, de fermer la porte à l'aide d'un sort, pour enfin me libérer.
Je pris sur moi de choisir la deuxième option et marchai rapidement vers les toilettes. Quand je fus arrivé en face de la porte, je priai pour qu'elles soient ouvertes. Je mis la main sur la poignée et la tournai. Mon cœur battait trois fois plus vite et je pouvais sentir mon sang cogner contre mes tempes. Je fus heureux de constater qu'elles étaient ouvertes et me réfugiai à l'intérieur, les verrouillant d'un sort informulé, et vis avec une certaine joie qu'une cabine était occupée.
Par contre j'étais assez déçu de n'entendre aucun son.
Pas de cris, de gémissements, d'halètements ou même des multitudes de « Draco, oh Draco ». Bref, là mon égo en prenait un bon coup. Mais j'étais sûr qu'il était là alors je me baissai et vis que j'avais raison. C'était bien ses immondes chaussures que je voyais là. Je marchai alors le plus silencieusement possible vers la cabine juste à côté de la sienne. Et sans même pouvoir m'arrêter, le voulais-je vraiment, je me hissai sur la cuvette des toilettes afin de voir ce qu'il faisait. Et là, une vision des plus exquises était devant mes yeux.
Je le voyais pomper avec une rapidité qui fit durcir mon sexe en moins de deux. Je n'avais jamais eu de relation avec un homme mais là, je le voulais, ses mains et ses mouvements sur mon membre.
Je pris un peu plus appui sur la paroi et posai la tête sur le dessus. Je me régalais avec cette vue. Et voir ses yeux fermés et ses rougeurs...
Comment avais-je pu le laisser partir ce matin ?
J'aurais dû lui faire l'amour passionnément, lui arracher le moindre cri, le moindre gémissement, la moindre supplique. Mais non, je l'avais laissé partir avec juste un dernier baiser.
Je vis ce fameux liquide sortir en plusieurs jets sur sa main et j'eus l'envie folle de le goûter comme je goûtais les filles qui passaient dans mon lit. Je le vis ensuite se nettoyer, pas de bol pour moi, et se rhabiller. Quand après avoir soufflé, il me vit enfin, je pus voir dans ses yeux une petite étincelle de peur mais aussi d'appréhension peut-être. Moi, je devais certainement sourire comme un affamé… affamé de lui.
POV Harry
Je le fixais sans rien dire, attendant sa remarque sarcastique, mais rien ne vint. Et puis, cela me fit tilt, il était mon petit-ami et plus jamais, je l'espérais grandement, il n'allait me traiter comme ça. Alors, doucement, je sortis de ma cabine et allai le rejoindre dans la sienne. Il descendit de son perchoir et me fixa avec une lueur que j'aurais tant voulue voir avant aujourd'hui. Sans plus réfléchir, je le poussai et posai la main sur son entrejambe. Ce petit voyeur était excité comme jamais.
- C'est moi qui te fais bander comme ça ? Demandai-je avec une assurance que je n'avais jamais eue.
- Oui… et toi, à qui pensais-tu en te masturbant avec tant d'ardeur ?
Je me rapprochai de lui afin de pouvoir déposer mes lèvres contre les siennes et murmurai, entre quelques baisers papillon :
- Toi… je pensais… à toi… à tes mains sur moi… comme ça…
J'ouvris son pantalon et faufilai la main dans son sous-vêtement. Il inspira brusquement. Son sexe était chaud et doux. C'était la première fois que je touchais le sexe d'une autre personne, homme ou femme, et ce n'était pas désagréable.
- Je t'imaginais me faire ça…
Je commençai à bouger sur toute sa longueur en allant parsemer son cou de ma bouche, d'où un sourire s'étirait car sa respiration devenait vraiment rapide. Je sentis son bout humide. Draco s'agrippa à mes épaules et bougea des hanches pour accentuer mon toucher.
- Merlin Harry… t'arrête pas, souffla-t-il à mon oreille.
J'accélérai mon mouvement comme je l'avais fait pour moi et appliquai aussi une légère pression. Étrangement je ressentais autant de plaisir à lui faire à lui qu'à me le faire à moi et ses petits bruits qu'il essayait tant bien que mal d'atténuer sur mon épaule étaient complètement renversants. Je n'aurais jamais cru qu'il soit dans cet état-là quand il prenait du plaisir. Je l'avais toujours imaginé, enfin en vérité je n'avais pas du tout imaginé Malfoy en pleine action, mais je l'aurais plutôt imaginé froid, sans un seul bruit sortant de sa bouche et surtout ne bougeant pas comme ça. Je pouvais sentir dans ma main son sexe grandir et chauffer de plus en plus. En un cri plus fort et complètement incompréhensible, il jouit entre nous.
Par contre un truc auquel je n'avais pas pensé : « où allais-je mettre ma main maintenant ? ». Mais je n'eus pas le temps de me reculer pour l'essuyer avec du papier comme pour moi, que ma bouche fut prise d'assaut par la sienne. Il me pénétra de sa langue et je ne pus que suivre le mouvement.
Cette bouche était un péché. Il nous rapprocha encore plus que nous ne l'étions et ma main se retrouva emprisonnée entre nous avec encore son sexe qui devenait mou dedans. Mais rien n'avait d'importance, là, en fait. Je ne pensais plus qu'à cette bouche qui dévorait la mienne.
Je sentis aussi une main qui faisait encore plus pression sur ma tête et le baiser n'en était que meilleur. Merlin pardonnez-moi mais cet homme n'était que plaisir. Il se sépara bien trop vite à mon goût de ma bouche. Il avait encore les joues rougies par son plaisir d'avant et ses yeux brillaient comme un diamant. Il prit sa baguette et murmura quelque chose que je n'entendis pas. Par contre, je pus sentir que son sperme avait quitté ma main.
Problème réglé !
- Merci…
Il déposa un tendre baiser à la commissure de mes lèvres et réajusta ses habits.
- Je te revaudrai ça ce soir mais là, si tu ne veux pas mourir, nous devrions aller en cours de potions le plus vite possible.
- Et merde, je vais encore me taper une retenue.
- Attends deux secondes… nous devrions mettre certaines choses au clair.
- Oui en effet, dis-je en m'appuyant sur la porte derrière moi.
- Moi je propose de ne pas changer d'attitude devant les autres et de se retrouver quelque part pendant la journée et dans ma chambre le soir.
- Et que ferions-nous dans ta chambre ? Demandai-je taquin.
- Mais tout ce que tu voudras…
Il s'approcha de moi et susurra à mon oreille :
- Ma chambre est bien mieux que cette cabine ou celle d'à côté.
Je ne pus que souffler un oui misérable car là, sur le coup, j'étais mal à l'aise qu'il m'ait surpris en flagrant délit de plaisir solitaire.
- Ne sois pas gêné Harry, j'ai fait la même chose ce matin quand tu es parti.
Je relevai la tête et le fixai avec certainement un air d'abruti. Il s'était procuré du plaisir en pensant à moi ?
- Heu… tu as pensé à quoi ce matin ? Demandai-je timidement.
- A toi… rien qu'à toi !
Je lui sautai au cou et l'embrassai comme si ma vie en dépendait. Combien de fois n'avais-je pas rêvé que mon Sky pense à moi en prenant du plaisir… je ne pourrais même pas le dire tellement j'en avais rêvé.
- Harry… si tu ne veux pas que je te prenne ici et maintenant, nous devrions vraiment quitter cette cabine.
Je grognai mon mécontentement mais m'écartai quand même de lui.
- Tu viens ce soir dans ma chambre ?
- Si tu le souhaites, oui.
- Si je te le demande, c'est que je veux que tu viennes.
- Alors je viendrai. Mais je ne pourrai pas venir avant au mois dix heures, sinon je vais avoir droit à un interrogatoire de mes amis.
- Ah, la belette et la Sang-de-Bourbe.
Je lui tapai l'arrière du crâne mais quand je vis le petit sourire qui ornait son visage, je fus soulagé.
- A dix heures alors.
Il redéposa sa bouche sur la mienne et le baiser qui s'en suivit fut inédit. Il était tellement doux, tendre, délicieux. Il effleurait à peine ma langue et explorait ma bouche dans des coins qui m'étaient alors inconnus. Je ne pus qu'enlacer son cou et le rapprocher un peu plus de moi une nouvelle fois.
- Je t'aime…
- Moi aussi, dis-je contre sa bouche.
- Toi aussi quoi, souffla-t-il en s'écartant.
Je pouvais voir une certaine appréhension dans ses yeux alors je lui soufflai en ancrant mon regard au sien :
- Moi aussi, je t'aime… Draco.
Mon cœur rata un battement car là, je l'avais vraiment dit, en entier. Je ne pouvais plus faire marche arrière, pas que j'en ressentais l'envie, mais je n'avais jamais dit ces mots avec autant de… de ce truc que j'avais mis dedans.
Il ne dit plus rien mais je pus voir des larmes perler au bord de ses yeux. Je déposai la bouche aux coins de ces derniers pour récupérer ses larmes avant qu'elles ne tombent.
- Allons en cours avant que tu ne deviennes réellement un Poufsouffle, lançai-je pour le faire rire.
Mais ma blague fut très mal prise car il me lança un regard noir, comme avant, qui disparut quand même plus vite, et me fit un dernier baiser rapide puis quitta les toilettes. Je pris alors le temps de réfléchir à tout ce qui venait de se passer et quand mon cerveau fut prêt à exploser, je pris aussi le chemin des cachots où la chauve-souris allait encore me foutre une retenue et m'enlever des dizaines de points pour des conneries.
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Merlin que j'avais du mal à rester ici. Je piétinais, façon de parler, sur mon lit dans l'attente que mes compagnons de dortoir s'endorment. Mais là, à la différence de par rapport à d'habitude, je n'allais pas errer dans les couloirs sous ma cape avec la carte, mais j'allais plutôt rejoindre mon petit-copain dans sa chambre pour, j'espérais, passer aux choses sérieuses.
Je ne voulais pas attendre, j'avais envie de lui, envie de connaître le plaisir avec lui. J'avais seize ans et je trouvais qu'il était temps que je connaisse le sexe. Et puis, je n'allais pas me leurrer, s'il ne me faisait pas l'amour ce soir, demain j'allais péter un câble. Le cours de potions avait été un véritable enfer.
Je soufflai et regardai fixement le ciel noir par la fenêtre. J'étais allongé sur mon lit, bras derrière la nuque, jambes croisées. Jambes que je bougeais de gauche à droite sur le rythme des secondes qui me séparaient de lui.
Et ceux-là qui ne s'endormaient pas !
D'habitude, ils tombaient tous de sommeil vers dix heures du soir et là, il était déjà dix heures, je jetai un coup d'œil à mon réveil vif d'or, vingt trois minutes et quarante quatre secondes. Je soufflai de nouveau et fermai les yeux.
POV Draco
Il n'allait pas venir ! Ce petit con allait me poser un lapin.
Je faisais les cent pas dans la chambre car plus je voyais les minutes avancer et plus je me rendais compte qu'il n'allait pas venir.
S'était-il fait prendre par Rusard ?
S'était-il endormi en attendant ?
TOC TOC TOC
Je me ruai sur la porte que j'ouvris à la volée mais il n'y avait personne. Je soufflai de déception et allais la refermer quand j'entendis :
- C'est moi !
Je me plaçai sur le côté pour le laisser rentrer… mais je ne le voyais nulle part. Comment faisait-il ça ?
- Tu es là ?
- Oui, tu peux refermer.
Chose que je fis sans attendre car on n'était jamais trop prudent. Il pouvait y avoir une Pansy dans un coin attendant cette aubaine pour venir me violer.
- Désolé du retard mais les gars ne voulaient pas dormir.
- Tant que tu es là, cela me va. Tu veux quelque chose à boire ? Demandai-je soudain calme qu'il soit là.
- Heu, du jus de citrouille si tu as, sinon rien.
- Comme tu veux…
Je marchai vers le canapé et tapotai la place près de moi. Il était planté devant la porte depuis son arrivée. Une fois mon geste fait, il vint me rejoindre et je n'attendis pas plus longtemps pour l'embrasser.
- J'ai eu si peur que tu changes d'avis, dis-je entre deux baisers.
Je ne reçus aucune réponse et je n'en attendais aucune en particulier. Il me poussa soudainement et se mit à califourchon sur moi.
- Fais-moi connaître le sexe Draco… fais-moi l'amour, cette nuit, dit-il au creux de l'oreille.
Aucun bruit ne voulant sortir de ma bouche, je le serrai plus fort et lui fit un léger baiser sur sa tempe avant de me relever en le gardant dans mes bras. Comme un petit enfant, il enroula ses jambes autour de ma taille pour ne pas tomber et assez maladroitement, je finis par le déposer sur mon lit.
- Tu sais, on n'est pas obligés de le faire ce soir… je peux attendre.
Ben oui, autant moi je n'étais plus puceau depuis belle lurette, autant lui, je savais qu'il l'était encore. Peut-être voulait-il le faire pour éviter de me faire attendre. D'habitude, je prenais une cruche pour une nuit et c'était tout mais là, c'était plus que ça.
- Je veux… j'en ai envie, dit-il les larmes aux yeux.
- Tu sais…
- Fais-moi l'amour putain de merde !
Je ris de sa petite crise, mais qui étais-je pour le lui refuser alors que tout mon corps le voulait ?
- Très bien… mais je te préviens, dis-je maladroitement, je n'ai jamais fait ça avec un garçon… j'ai bien une fois ou deux pris de cette façon une fille mais rien d'autre.
Je ne voulais pas lui faire mal, et les deux filles avec qui je l'avais fait avaient eu mal justement.
- Tu ne veux pas de moi, entendis-je.
Je plaçai mes mains autour de son visage et m'abaissai pour n'être plus qu'à quelques centimètres.
- Je te veux… oh oui je te veux, mais je ne veux pas que ça soit mal fait… je n'ai jamais fait l'amour à quelqu'un Harry.
- Comment ça ?
Je me plaçai près de lui et me tournai pour lui faire face.
- J'ai baisé, utilisé mes partenaires pour le plaisir sans pour autant me soucier du leur, mais je veux que tu prennes du plaisir Harry… et là, j'ai peur de te faire plus de mal que de bien en fait.
-…
- Mais je suis sûr que nous pouvons commencer doucement… comme refaire l'épisode des toilettes, dis-je en plaçant la main sur son torse.
- Comment en est-on arrivés là ? Demanda-t-il rapidement.
- Le destin sans doute… je n'en sais rien. Mais tout ce que je sais, c'est qu'il y a quatre mois je suis tombé sur une annonce, j'y ai répondu et je suis tombé amoureux… aussi naturellement. Et il s'avère que c'est de toi.
Je l'embrassai et entremêlai nos jambes. Il ne fallut que quelques secondes à mon sexe pour commencer à durcir.
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J'avais enfin le plaisir de lui enlever son boxer et de voir de plus près ce que j'avais aperçu ce midi. Malheureusement il se mit sur les genoux et m'enleva aussi le mien. Il effleura mon membre soit par accident, soit pour me tuer, mais une fois mon boxer totalement enlevé, je le repoussai et repartis à l'attaque de son torse. J'en avais tellement rêvé de ce torse qu'il était encore meilleur en vrai. Je pris un téton en bouche et le mordillai délicatement tout en descendant la main vers son sexe. Je touchai du bout des doigts son bas-ventre et pus sentir qu'il se contractait. Quand enfin ma main atteignit sa hampe dressée, je fis courir le bout de mes doigts sur toute la longueur. Cela m'avait toujours fait un effet monstre.
- Reviens, entendis-je.
Comprenant ce qu'il voulait me dire, je remontai ma bouche pour la lier à la sienne dans un ballet fantastique et haut en sensations. Sa main ne mit pas longtemps à venir s'enrouler autour de mon sexe et il commença à y appliquer une légère pression. Et sa main, plus sa langue, me rendirent fou. Je me mis à bouger des hanches, plus par habitude, et commençai à bouger de haut en bas la main enroulée autour de son érection.
Devant respirer, je parsemai son cou de milliers de baisers. Il en fit de même et bientôt nos mains s'accordèrent et la cadence passa vite de « lente » à « effrénée ». Il bougeait aussi des hanches de plus en plus et nos bassins s'entrechoquaient, créant des bruits qui accompagnaient à merveille nos gémissements respectifs. Sentant que j'allais bientôt jouir, je repris possession de sa bouche pour entamer un baiser des plus enflammé et accélérai mon mouvement sur son membre. Il agrippa mon épaule avec son autre main et se déversa entre nous dans un petit couinement. Sentir son plaisir sur mon bas-ventre, chaud, me fit moi-même jouir et mon sperme rejoignit le sien. Je ralentis alors les mouvements de ma langue pour devenir plus doux, plus tendre.
Je voulais l'aimer, pas le baiser et le jeter.
Sa main qui était présente sur mon épaule vint alors se nicher derrière ma nuque. Je sentis aussi qu'il bougeait ses jambes pour les écarter me laissant ainsi une place de maître. C'était étrange de me retrouver entre les jambes d'une personne de même sexe mais en même temps, je ne ressentais aucune gêne à ça. J'étais peut-être de ce bord-là depuis longtemps sans même m'en être rendu compte. Je ne prenais aucun plaisir avec les filles, je me vidais juste de temps en temps. Jamais je n'avais ressenti ce que je venais de ressentir avec lui.
- Je t'aime et c'était … Whooaaa, glissa-t-il sur mes lèvres dans un doux murmure.
- Oui, c'était Whooaaa comme tu dis…
Je l'embrassai sur le nez et dis en allant cajoler sa mâchoire du bout du mien :
- Et je t'aime… comme je n'ai jamais aimé personne.
Merci d'avoir lu et je l'espère, aimé.
Merci aussi pour vos reviews et vos mises en alerte ^^
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 4 republié corrigé le 04 mars 2013