Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Le couple : Harry/Draco

Le rating : M

Nombre de chapitre : 22 + épilogue (version normale + version bonus)

Genre : Romance dans la généralité, Deathfic car déjà j'écris une partie de la bataille finale et Drame.

L'histoire débute pendant la sixième année (1996-1997) d'Harry Potter.

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JKR… rien n'est à moi (snif snif) sauf Chloé, Cornélius et… Lissa.

Modifications apportées : Severus Rogue sera nommé ici Severus Snape et enseignera les potions et non la Défense contre les forces du mal comme dans le sixième tome. Au fil de votre lecture, certains détails seront annoncés afin de ne pas trop spoiler ici. Ils seront soit annoncés en début de chapitre, soit à la fin.

Correctrice : Vivi64


Chapitre 16 : Le 12 juin 1998, Partie 2/2


POV Harry

Je ne savais plus où donner de la tête. Je voyais des corps partout et ne voyais plus mes amis. Étaient-ils au moins encore en vie ?

Je l'espérais de tout cœur !

Je pensai soudain à mon petit mari qui dormait paisiblement et cela me remonta le moral. Il n'allait pas être en danger, et je pourrais me blottir contre lui dès que Voldemort serait détruit.

J'esquivai tout à coup un sort et lançai un stupéfix. J'avais beau savoir que j'allais devoir tuer un homme, ou du moins ce qu'il en restait, je n'arrivais pas à prononcer les deux mots qui évoquaient trop pour moi la mort de mes parents.

- Potter, le Lord vient d'arriver, cria Snape en se débattant avec deux Mangemorts.

D'ailleurs ces derniers avaient été saisis quand au dernier moment, Snape était venu rejoindre Dumbledore pour combattre du bon côté. Et je pouvais voir sur son visage, même si ce dernier était sous une couche de sang et de boue, qu'il était enfin heureux de se montrer tel qu'il était.

- Bon sang Potter, arrêtez de rêvasser et partez faire votre boulot, dit-il avant de lui-même stupéfixer un des Mangemorts.

Je fis un hochement de tête et partis vers la direction que prenait son bras. J'esquivais autant que possible les sorts et autres, quand je croisai Remus qui me semblait-il se battait contre Greyback. J'allais l'aider quand il me dit sans même arrêter de se défendre :

- Pas moi Harry, Voldemort, occupe-toi de Voldemort !

J'avais envie de crier au monde entier ma rage car je pouvais très bien voir qu'il ne faisait pas le poids mais fus satisfait quand je vis Fred venir à son aide. Je repris alors mon chemin.

Et plus j'avançais, plus je devais enjamber des corps couverts de boue et de sang, Mangemorts et Aurors, et surtout des élèves, des élèves et encore des élèves qui ne méritaient pas ce sort-là, bon ou mauvais côté.

Une larme coula sur ma joue droite quand je sortis enfin de cet enfer-là. Je vis alors ce que je n'aurais pas dû voir, ou plutôt ce que je n'aurais jamais voulu voir de toute ma vie.

Plus loin, je pus très nettement voir Voldemort avec son bras droit qui s'était évadé d'Azkaban, Lucius Malfoy, qui ne portait plus son masque de Mangemort. Il faisait face à deux autres Mangemorts qui retenaient mon mari, celui-là même qui devait être en sécurité à la maison en France. Et puis, j'entendis :

- Tue-le Lucius, tue ce traître pour moi, ordonna Voldemort.

- A vos ordres Maître, susurra-t-il avec une voix qui me fit froid dans le dos.

Lucius avança plus près de Draco et j'entendis :

- Un dernier mot, cher fils indigne ?

Je voulus bouger, aller défendre mon bien-aimé, mais mon corps ne bougea pas, il était pris de peur, cette peur que j'avais justement refusée en l'empêchant de venir combattre.

- Va en enfer… et sache que je ne regrette rien !

Je vis mon mari cracher à la figure de son père et puis, malgré moi, je vis Lucius pointer sa baguette vers mon mari et la seconde suivante, une lumière mauve le touchait.

J'entendis face de serpent rire et féliciter son cher bras droit. Mes yeux se remplirent de larmes quand je vis son corps tomber au sol entre les deux Mangemorts qui le tenaient. Mon corps reprit alors ses esprits et je me ruai baguette levée vers eux. Ce fut sans même un remords et sans qu'ils ne s'en rendent compte, avec toute ma rage et ma peine, que je criai les deux mots à l'encontre de Voldemort. Je le vis s'abattre dans un cri atroce, et me tournai ensuite vers son assassin. Avant qu'il ne puisse me dire quoi que ce soit, je lançai un doloris. Je voulais qu'il souffre comme je souffrais en cet instant. Et puis, me souvenant de mon mari mort à quelques mètres de moi, je lançai un stupéfix et courus vers lui.

Je me laissai tomber et fus heureux de voir qu'il vivait encore.

- Oh mon amour ! Reste avec moi, dis-je en cherchant la blessure.

Il avait du sang qui coulait de sa bouche mais je ne voyais rien à l'extérieur. Je ne pouvais soigner sa blessure si je ne la voyais pas, sinon, je pouvais empirer la situation.

- Bébé, reste avec moi, dis-je le voyant fermer les yeux.

- Je… je t'ai… je t'aime Harry.

- Chut mon amour, garde des forces… et moi aussi je t'aime mon bébé alors reste avec moi !

Je redressai la tête et commençai à appeler à l'aide, je voulais qu'on le sauve ! Je sentis tout à coup une main agripper mon col.

- Bague… ta…

Je lui mis un doigt sur sa bouche et tirai sur ma chaine. Je défis la bague et la passai à mon doigt. Je fis la même chose pour la sienne et ensuite, liai nos mains.

- Mon cœur, reste avec moi, je t'en prie, suppliai-je.

Je le soulevai et le pris dans mes bras. Je pleurais, appelais à l'aide et le berçais. Je ne voulais pas le perdre !

- S'il te plait Draco, ne t'endors pas, suppliai-je en sentant sa respiration diminuer comme quand il s'endormait.

- Froid… mal… veux dormir… laisse-moi dormir, murmura-t-il avec difficulté, le sang coulant toujours de sa bouche.

Il toussa et je pris son visage en coupe.

- Je t'aime et je t'interdis, tu m'entends, je t'interdis de me laisser… reste avec moi !

Il hocha la tête et vint se repositionner contre mon cou. J'en profitai pour regarder la bataille qui n'en était plus une. Je réitérai alors mon appel à l'aide et vis enfin, au bout du champ de bataille, Snape me lancer un regard. M'avait-il entendu ?

- Ry… j'aime… cuse-moi…

- Chut mon cœur, Snape arrive, il va te soigner et tout redeviendra comme avant… reste juste éveillé.

Je vis avec soulagement Snape appeler Pomfresh qui courait à présent vers nous. Je repris son visage dans la main et fis un petit bisou sur sa bouche.

- Les secours arrivent bébé…

Par contre, je pris conscience d'une chose importante, je ne sentais plus son souffle. Je le secouai alors en l'appelant mais rien.

« Non, non et non ! Pas ça, je vous en prie ».

- Bébé, s'il te plait, dis-je en le rapprochant de moi, parle-moi, respire, ne me laisse pas…

- Harry, il est mort, entendis-je.

Je jetai un regard noir à l'infirmière et vis avec stupeur que plusieurs personnes étaient autour de nous.

- Non… vérifiez, il dort juste !

- Harry, cela fait au moins vingt minutes que tu es là, à le bercer mon petit.

Je secouai la tête et l'embrassai encore et encore, le suppliant de revenir. Je pouvais sentir le goût de son sang mais je m'en fichais à cet instant.

- Quelqu'un peut enlever Harry de là et lui enlever le sort, entendis-je.

Je relevai à nouveau la tête et vis malgré mes larmes que celui qui avait parlé n'était autre que mon meilleur ami.

- Pou... pour… pourquoi tu dis ça, bégayai-je.

- Mais c'est pourtant clair, dit-il en tenant son bras droit qui saignait abondamment, tu pleures un Malfoy, Harry, un Malfoy ! Tu as certainement reçu un sort de confusion.

Mon sang ne fit qu'un tour, je fis un baiser sur le front de mari et le déposai doucement au sol. Ensuite, je me ruai sur mon ami qui tomba au sol. Et puis, tout devint noir.

.

.

Je pouvais entendre des tas de voix, des pleurs et des cris de douleurs autour de moi. Étais-je en plein cauchemar ? Je tâtai la place à côté de moi et sentis qu'il n'y avait que le vide. Je me redressai soudainement, me souvenant de tout. Je priais Salazar, Godric et autres que tout ceci n'était pas vrai, que j'étais en fait dans ses bras, en train de faire un énième cauchemar.

Mais non, j'entendais toujours les même bruits, je m'armai de courage et ouvris les yeux. Je remarquai que je me trouvais à l'infirmerie de Poudlard. Je fis le tour de la pièce des yeux et vis devant moi la famille Weasley… mais ils n'étaient pas autour de mon lit.

Je sortis de ce dernier et me rendis compte que je portais un pyjama et que j'étais pieds nus. Le sol était glacial. Je posai les pieds l'un devant l'autre et en quelques pas silencieux, je me retrouvai au bord de l'autre lit. Mais je ne vis rien, Charlie et Bill me bloquant la vue.

- Que se passe-t-il ? Demandai-je d'une toute petite voix.

- Oh Harry, entendis-je la voix de Ginny.

Elle me sauta dans les bras mais quelqu'un l'écarta rapidement et ce fut au tour de Ron et ensuite de Molly de venir me prendre dans leur bras.

- Oh Harry, c'est affreux, entendis-je me dire Molly.

Je pleurai sur son épaule, soulagé qu'elle comprenne ma douleur.

- Merci Molly… vous savez, il avait un bon fond… il ne le montrait pas, c'est tout.

Je me remis ensuite à pleurer quand j'entendis :

- De qui il parle là ? Demanda Charlie. Fred était gentil avec tout le monde !

Je pus entendre qu'il pleurait et Bill le réconfortait tant bien que mal.

Fred, pourquoi me parlait-il de Fred ?

Je repoussai Ron qui était toujours dans mes bras et vis qu'il pleurait lui aussi. Et même si j'aurais souhaité qu'il pleure mon mari, il ne l'aurait jamais fait. Je regardai alors le lit qui m'était à présent visible et vis avec terreur que c'était ni plus ni moins que le corps étendu, sans vie, de Fred.

- Non… non, non, non… pas lui, dis-je en regardant la famille Weasley, pas lui, répétai-je en reculant. Draco et ensuite lui… Qui d'autres ai-je perdu dans cette foutue bataille ? Criai-je hors de moi.

- Harry, dit Molly, nous devons te dire que Fred est mort en voulant sauver Remus sauf que ni l'un ni l'autre n'a survécu.

Je la regardai qui tentait de s'approcher de moi mais reculai. Je pus alors voir que l'infirmerie était remplie de famille en deuil.

- Combien de temps ai-je dormi ?

- Deux jours, entendis-je dire une voix féminine derrière moi.

Je me retournai et vis Tonks les yeux rouges avec Teddy dans ses bras.

- Il est… mort ? Demandai-je sans savoir dire autre chose.

Elle ferma les yeux et hocha ensuite la tête en guise de réponse. Elle fit alors un signe de la tête et je vis sur un lit à l'autre bout de la pièce, Remus, le dernier des maraudeurs, mort lui aussi. Je me mis alors à chercher frénétiquement mon mari des yeux mais je ne le vis nulle part.

- George, où est-il ?

-…

- GEORGE OU EST-IL !?

Je me sentis tiré en arrière et vis avec joie que c'était George, le teint blafard qui me conduisait vers le fond de l'infirmerie où il y avait effectivement un rideau tiré. Il me laissa seul devant le rideau blanc et avec délicatesse et lenteur, je l'ouvris.

Je vis alors mon ange, mon petit mari, là, blanc comme jamais, habillé d'un simple pyjama, allongé sur le lit. Il avait l'air si serein. Je ne pus m'empêcher de pleurer de nouveau et m'avançai pour me blottir contre lui.

- Tu m'as abandonné… tu n'avais pas le droit bébé. Qu'est-ce que je vais faire sans toi, soufflai-je.

- Potter, entendis-je une voix cassante et sifflante.

Je jetai un regard autour de moi et vis avec une peur certaine Snape qui était assis sur une chaise au bout du lit. Par pur instinct de sécurité, je pris la main de mon époux quand je me rendis compte qu'il manquait quelque chose de vraiment important. Sa bague avait disparu !

- Où est sa bague ? Demandai-je en fixant Snape d'un regard noir.

- De quelle bague parlez-vous Potter ? Et que faites-vous là ? Vous ne pouvez pas le laisser maintenant qu'il est mort ?!

- Ne jouez pas avec moi professeur, ce n'est pas le moment, dis-je en sentant ma magie m'échapper malgré moi, où est sa bague ?

- Mais je ne vois pas de quoi vous parlez et veuillez descendre du lit de Draco.

Il eu du mal à prononcer son prénom et je pus sentir de la peine ainsi que de la tristesse, mais je voulais savoir où était sa putain de bague.

- Harry, tu va mieux mon garçon ?

Je me retournai et vis que Pomfresh était là, me regardant avec son regard rempli de questionnements.

- Oui, autant que je puisse aller. Où avez-vous mis la bague ?

- De quelle bague parles-tu Harry ?

Je me levai et sans même m'en rendre compte, la secouai de toutes mes forces en répétant de me rendre sa bague.

Puis, de nouveau le trou noir.

Seulement, je pus entendre une voix demander à ce que l'on me remette près de Draco.


*** Que va-t-il advenir d'Harry ? Va-t-il crier au monde entier son amour perdu ? Va-t-il le rejoindre ? ***

*** Qu'avez-vous pensé de ma bataille finale ? ***

Merci d'avoir lu et je l'espère, aimé.

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 16 republié corrigé le 20 mars 2013

Vers la liste des chapitres


 
 



Créer un site
Créer un site