Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Le couple : Harry/Draco

Le rating : M

Nombre de chapitre : 22 + épilogue (version normale+ version bonus)

Genre : Romance dans la généralité, Deathfic car déjà j'écris une partie de la bataille finale et Drame.

L'histoire débute pendant la sixième année (1996-1997) d'Harry Potter.

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JKR… rien n'est à moi (snif snif) sauf Chloé, Cornélius et… Lissa.

Modifications apportées : Severus Rogue sera nommé ici Severus Snape et enseignera les potions et non la Défense contre les forces du mal comme dans le sixième tome. Au fil de votre lecture, certains détails seront annoncés afin de ne pas trop spoiler ici. Ils seront soit annoncés en début de chapitre, soit à la fin.

Correctrice : Vivi64

Pour le bon déroulement de mon histoire, Dumbledore cherche lui-même les horcruxes, donc Harry n'est au courant de rien, et il fait entraîner Harry pour la Défense contre les forces du mal et la magie sans baguette par le professeur Snape.


Chapitre 6 : Le 02 mars 1997


POV Draco (Environ quinze jours plus tard)

« Allez Harry, tu es en retard ! »

Le connaissant, je reprenais l'avancement de mon devoir de potions pour la semaine prochaine. J'avais plus que hâte qu'il arrive pour pouvoir enfin lui lancer le sort. Il m'avait fallu pratiquement deux semaines pour le mettre au point et vérifier que je le manipulais bien. Et là, le jour où je voulais le faire, il arrivait en retard.

J'espérais juste qu'il ne soit pas trop fatigué, car s'il était en retard d'un de ses entraînements avec Snape, cela ne pouvait rien donner de bon au final.

Ce n'était pas ce soir que je pourrais me fondre en lui, pensai-je.

- Salut !

Je sursautai et me retournai. Il était là, le visage rouge écarlate, conséquence d'une course effrénée dans les couloirs peut-être, les vêtements mal placés. Je le vis déposer sa cape et la carte sur la petite tablette près de ma porte et l'instant d'après, il était sur mes genoux.

- Snape est un bourreau du travail, marmonna-t-il contre mon cou.

- Tu es fatigué ? Demandai-je.

- Oui, mais pas grave…

Je pouvais entendre au son de sa voix qu'il n'allait pas être long à s'endormir comme un loir. Je pris alors son visage en main et l'embrassai tendrement. Il se laissa plus faire qu'autre chose mais je ne lui en voulais pas. Par contre, je me fis une fois de plus mal à cause de ses saloperies de lunettes. Je m'écartai de lui et dis avec le plus de sérieux possible :

- J'en ai marre, Harry !

- De quoi ? De mes entraînements ou de ma fatigue ?

- Ni l'un, ni l'autre, le rassurai-je en vitesse, j'en ai juste marre de tes binocles !

- Hum… désolé.

Je le vis les enlever et les déposer sur mon bureau. Le seul hic maintenant c'était qu'il ne voyait quasiment plus rien.

- Tu peux reprendre où tu en étais, dit-il en se penchant.

Je pouvais sentir son souffle au coin de mes lèvres et même si j'avais d'autres projets, je liai ma bouche à la sienne. Je fus heureux qu'il en demande l'accès et le lui accordai avec joie. Nos langues se mêlèrent alors dans une petite danse lente mais tellement fusionnelle. Il plaça ensuite ses mains autour de mon cou et se rapprocha de moi.

- Je suis fatigué Draco… on peut aller au lit s'te plait, dit-il en s'écartant après quelques minutes qui me paressaient seulement des secondes.

Je passai la langue sur mes lèvres et pris ma baguette que je pointai juste entre ses deux yeux.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-il avec une légère peur dans la voix.

- Je viens de te dire que j'en ai marre, alors je vais corriger ta vue.

- Tu es fou ? Si tu rates le sort, je pourrais être aveugle !

- Si je me permets de le faire, c'est que je suis sûr de moi Harry. La seule chose que tu dois faire c'est laisser tes yeux bien ouverts pendant l'incantation.

- Et si ton sort rate, tu me garderas près de toi, même infirme, s'exclama-t-il avec ironie.

Il se leva mais tituba et se raccrocha au bureau.

- Harry, tu n'en as pas marre de ne rien voir de nos étreintes, de nos moments intimes ? Je peux te rendre la vue alors laisse-moi faire ! M'exclamai-je à mon tour avec plus de conviction dans la voix.

Je me rapprochai de lui et le pris dans mes bras. Je pouvais sentir à son corps qu'il avait peur mais j'étais sûr de moi.

- En plus, tu es tellement plus sexy sans tes affreuses lunettes…

Je l'embrassai juste sous l'oreille et remontai pour mordiller cette dernière.

- J'ai envie que tu me vois quand je t'aime physiquement, j'ai envie que tu puisses marcher et montrer tes magnifiques yeux à tout le monde, j'ai envie de pouvoir t'embrasser sans devoir me faire mal avec…

- Ok, fais-le, concéda-t-il après un petit temps de silence.

- Laisse bien tes yeux ouverts et cela se passera bien.

- Embrasse-moi avant et dis-moi que tu m'aimes, dit-il la voix tremblante.

Je me mis à l'embrasser passionnément car une fois de plus, il me prouvait son amour en me faisant confiance. Je rapprochai nos deux corps et pus sentir avec une certaine joie qu'il était excité. Mû par une envie soudaine, je lui agrippai les fesses et le soulevai. Il entoura ma taille et s'agrippa à mes épaules pour ne pas tomber, mais ne stoppai pas notre baiser pour autant. Je me dirigeai ensuite alors vers le mur le plus proche car il faisait tout de même son poids, le petit démon de la tentation. Une fois son poids bien réparti entre moi et le mur, je me frottai contre lui, faisant se toucher, à travers nos habits, nos deux sexes. Il gémit contre ma bouche.

Je voulais tellement être en lui, mais j'avais la chance qu'il accepte mon sort alors je le redéposai au sol et enfouis la tête contre son cou où je pus sentir une odeur assez musquée, certainement due à son entrainement, mais qui pour moi n'était pas désagréable.

- Je t'aime Harry… n'aie pas peur, le rassurai-je au creux de son oreille.

POV Harry

J'aurais au moins cru que nous allions faire l'amour, là contre ce mur, même si je n'étais pas en forme mais non, il m'avait redéposé au sol et m'avait dit m'aimer.

En même temps, il avait un peu raison, j'en souffrais intérieurement de ne pas le voir pendant l'acte, tout ce que je réussissais à voir était flou. Je ne pouvais qu'entendre mais pas voir. Seulement, je savais d'après Hermione que ce sort était dangereux car il pouvait tout autant améliorer ma vue comme me la reprendre entièrement.

- Laisse tes yeux ouverts bébé, je vais lancer le sort.

Je fis ce qu'il me dit et je pus entrevoir sa baguette pointée sur mon visage. Là, à cet instant, il pouvait très bien me lancer le sort impardonnable mais j'avais confiance en lui. Certains pourraient dire que j'étais fou et je leur dirais oui sans hésiter : fou d'amour pour lui, incontestablement.

J'entendis des murmures et tout à coup, je sentis mes pupilles chauffer. D'abord sans douleur, puis elles brûlèrent de plus en plus à me donner envie de fermer les paupières et me frotter les yeux avec de l'eau froide. Mais il m'avait ordonné de les laisser ouverts alors je tins le coup. Quand il prononça la fin de l'incantation, une douleur fulgurante prit place dans mon crâne et je tombai à genou sous la pression que je ressentais.

J'avais l'horrible impression qu'on me martelait le crâne avec un marteau et mes yeux, même fermés maintenant, me brûlaient vif. Avait-il raté son sort ?

Je laissai ma douleur sortir en gémissant et Draco s'accroupit pour me relever. Il me transportait je supposais vers la salle de bains.

- Ouvre les yeux !

- Non ! Ca brûle, dis-je en sentant les larmes couler sur mes joues.

- Je sais Harry, mais ouvre les yeux.

- Je te déteste, je te déteste, dis-je en frappant le vide.

J'avais si mal, encore plus que pendant les visions de Voldemort.

- Fais cesser la douleur, soufflai-je à bout, s'il te plait.

Je sentis un linge humide sur mon visage et il me répéta inlassablement « pardon » et « ouvre les yeux ». Après un temps indéterminé, la douleur diminua et je fis enfin ce qu'il me dit.

Tout d'abord, tout était flou, dû à mes yeux humides, mais petit à petit je pus constater que je voyais encore mieux qu'avec mes lunettes. Je restais là, à le fixer sans rien dire, tellement je ressentais diverses émotions : la joie, l'amour pour lui, le soulagement de ne plus devoir porter mes lunettes, la tristesse aussi car elles me rappelaient mon père qui portait presque les mêmes, et pour finir la fatigue. Avant j'étais déjà fatigué mais là, j'aurais pu m'endormir rien qu'en fermant les yeux.

- As-tu encore mal ? Demanda-t-il en faisant un pas vers moi.

- Non, répondis-je tout bas, je m'exc…

- N'en parlons plus, me coupa-t-il, tu avais mal et j'étais là. Maintenant on va aller au lit car le sort fatigue déjà la personne qui le reçoit et vu ton état de fatigue d'avant, tu ne vas pas tenir longtemps mon bébé.

Je ne dis plus rien, n'ayant pas de force et me laissai prendre telle une jeune mariée jusqu'au lit où il me déshabilla pour ne laisser que mon boxer. Je pus entendre qu'il se déshabillait et après un petit moment, je sentis son corps se coller au mien avant de sombrer dans l'inconscience.


Merci d'avoir lu et je l'espère, aimé.

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 6 republié corrigé le 04 mars 2013

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